Notices pour le département des Yvelines (78)

Sommaire


Ablis, Église Saint-Pierre et Saint-Paul - 1993

Ablis se situe dans la pointe sud du département des Yvelines, sur un plateau du Hurepoix et constitue un carrefour de voies antiques menant de Paris à Chartres et d'Orléans à Beauvais. Le site est connu depuis 1937, avec la découverte d'un sarcophage "sculpté".

De 1989 à 1993, au niveau de la place de l'Église Saint-Pierre et Saint-Paul, 37 sépultures (sans contenant apparent ou en sarcophage de pierre et de plâtre) datées entre le Ve et le XIe siècle ont été mises au jour. Une sépulture contenait une boucle de chaussure rectangulaire et un rivet de ceinture scutiforme datés du VIe siècle.


Achères, La Porte de Garenne - 1888

La commune se situe dans un méandre de la Seine, en fond de vallée, rive gauche. À l'occasion d'une découverte fortuite à la fin du XIXe siècle, des fouilles ont mis au jour au moins douze sarcophages (en pierre et en plâtre ; certains seraient plutôt des fosses plâtrées) ainsi que quatorze inhumations sans contenant apparent. Certains sarcophages en pierre présentaient des décors de "grossiers dessins où l'on reconnaissait une croix". Le mobilier exhumé comprend des céramiques, un couteau en fer et une agrafe en cuivre, daté d'époque mérovingienne.


Allainville, Au Buisson des Trois Muids - XIXe siècle

Allainville se situe sur le plateau du Hurepoix. La monographie des communes de 1899 mentionne la découverte fortuite de "nombreuses sépultures en pierres sèches rangées de chaque côté du squelette avec d'autres pierres plates par dessus". Ces sépultures, présentées comme mérovingiennes, pourraient être plus vraisemblablement antiques d'après le mobilier qui leur était associé.


Andrésy, Les Barils, les Courtayes - 1975

Le site est localisé à Andrésy sous la ligne de chemin de fer entre Argenteuil et Mantes, au lieu-dit les Barils. Il se trouve sur les coteaux de la Seine, près de la confluence avec l'Oise.

Découverts lors du creusement de la ligne en 1890, les vestiges sont fouillés sur 5000 m². Outre cette fouille, deux sarcophages en plâtre furent découverts fortuitement en 1975 dans un jardin en bord de la voie ferrée de l'avenue des Courtayes. Ils furent laissés sur place et remblayés. Enfin, il est a noter la présence d'une croix de cimetière qui pourrait dater du Xe siècle et qui se trouve dans le cimetière actuel.

La fouille a permis la découverte de 492 inhumations d'époque mérovingienne, datées entre le VIe et VIIIe siècles. On estime à 600 le nombre d'individus présents dans les sépultures primaires, réductions et vidanges.

Sur l'ensemble de la nécropole, on observe deux orientations pour les inhumations : un groupe orienté ouest-est et l'autre nord-sud, qui pourrait être le plus récent d'après le mobilier (daté des VIIe-VIIIe siècles) et par la stratigraphie. Les sépultures sont en majorité des sarcophages en plâtre, avec 402 cuves découverte en 1890 et deux en 1975, dont l'état de conservation semble avoir été médiocre ; la plupart sont dépourvus de décor, à l'exception de quatre cuves s'apparentant au groupe ouest parisien. On compte également 31 sarcophages en calcaire local d'Andrésy et 59 sépultures sans contenant apparent. Au moins dix stèles décorées ont également été découvertes en remploi par-dessus les cuves.

Nombre de ces sarcophages ont été retrouvés vides ou avec des réductions ou des vidanges au dessus des couvercles, témoignant d'un remploi fréquent des cuves, voire de pillages. Quelques sépultures multiples ont également pu être observées.

Le mobilier de la nécropole se révèle assez riche mais réparti dans peu de sépultures. On retrouve ainsi une dizaine d'armes en fer (scramasaxe, lance, hache) et autant de couteaux, des dizaines d'éléments de ceinture en bronze ou en fer généralement incomplets (plaque-boucle sans boucle, boucle sans ardillon). Un des éléments les plus précoces de la nécropole est une plaque-boucle réniforme à décor cloisonné (470-530 ap. J.-C.). Il y a également cinq fibules (dont une gauloise), trois épingles, au moins six monnaies, un peigne en os, une cuillère en bronze, quatre ensembles de perles de verre et d'ambre, une cinquantaine de céramiques et les restes de quatre récipients en verre. Enfin le contexte d'enfouissement semble avoir été favorable à la conservation de vestiges organiques (bois, textile et cuir).


Auffargis, Les Marnes, La Fontaine des Prés - 1846

La commune se situe au pied de la butte d'Auffargis, dans le vallon du ru des Vaux. Elle est traversée par deux voies antiques menant de Paris à Rouen et de Beauvais à Orléans.

Il s'agit d'une fouille du XIXe siècle, ayant mis au jour une vingtaine de sépultures organisées en sept ou huit alignements parallèles. Six d'entre elles contenaient du mobilier, notamment de parure correspondant à une sépulture féminine (fibule circulaire décorée d'une feuille d'argent dorée).


Beynes, Pont Barrat - 1898

Beynes se situe en fond de la vallée de la Mauldre et est traversée par la voie antique Beauvais-Orléans. Le site de la nécropole a été découvert en 1898 à l'occasion de la construction du chemin de fer et partiellement fouillé. Sept sarcophages en pierre, des sarcophages en plâtre et sépultures sans contenant apparent orientées est-ouest ont été mis au jour.

Les fouilleurs ont noté la présence de clous dans les fosses sans contenant apparent, pouvant correspondre à des cercueils. Le mobilier est abondant et comporte de nombreuses armes offensives, une épingle décorée d'un polyèdre et des boucles. Il est daté de la deuxième moitié du VIe-VIIe siècles.


Blaru, La Chapelle du Chenet - 1894

Au XIXe siècle, un sarcophage en calcaire et six sépultures sans contenant apparent, disposées autour de celui-ci ont été fouillés. Les sépultures étaient orientées est-ouest, le mobilier découvert comprend des pièces d'armement, de la céramique et une fibule zoomorphe en argent (daté des Vie-VIIe siècles)


Blaru, Le Mifaucon et le Chêne Gaudon - 1935

Blaru se situe sur le versant du Grand Val d'Aconville, près de la Seine, en limite nord du département des Yvelines. Bien que peu documentée, cette nécropole a été reconnue sur 5000 m² et semble être contemporaine de celle du Chenet qui se situe moins de deux kilomètres au nord. Des sarcophages et des fosses plâtrées ont été observés. Le mobilier exhumé comprend un scramasaxe et de la céramique mérovingienne.


Bonnières-sur-Seine, Village actuel - 1957

Le site de la nécropole mérovingienne a été reconnu dès le XIXe siècle en différents points du centre-ville et notamment près de l'église Saint-Leuffroy et de l'église paroissiale actuelle. Plus d'une centaine de sépultures furent découvertes : sarcophages en plâtre, en pierre et des inhumations sans contenant apparent, parfois recouvertes de dalles de pierre. Certains sarcophages présentent des décors apparentés au groupe ouest parisien. Le mobilier découvert dans les sépultures se compose de céramiques et d'éléments vestimentaires (plaque-boucle à décor incisé à décor de type aquitain et rivet scutiforme) dont une partie a été datée du VIe siècle au début du VIIIe siècle.


Bouafle, Près de l'église Saint-Martin - 1940

La commune est traversée par la voie Paris-Rouen par la rive sud de la Seine. Une découverte fortuite aux abords de l'église Saint-Martin est relatée par Mr Osmont (avocat à la cour de Rouen) qui adresse une lettre au Musée de Saint-Germain-Laye : "En creusant des tranchées aux abords de l'église de Bouafle, partie est, des sapeurs de ma compagnie, viennent de mettre au jour, outre des ossements, deux sarcophages en pierre. Un de ceux-ci a été ouvert avant que je ne sois prévenu, la pierre tombale est cassée et je n'ai relevé aucune inscription. L'autre, par contre, est resté intact et à moitié enterré".


Chapet, La Butte -1884

Chapet est traversé par la voie menant de Pontoise à Chartres. Il est mentionné dans la monographie des communes de 1899 la présence d'une nécropole mérovingienne ayant livré des sarcophages en pierre et en plâtre à l'emplacement du cimetière de l'époque.


Chatou, Les Cures - 1949

Chatou se situe sur la rive droite de la Seine et son territoire est traversé par les voies antiques reliant Paris à Rouen. Des sarcophages en plâtre ont été découverts dans une propriété privée. Un des sarcophages contenait deux individus, un adulte et un immature. L'ensemble a été réinhumé.


Cravent, Butte du Gros Cul - 1899

La commune est située sur le plateau du Mantois, aux confins de l'Île-de-France. Une sépulture a été découverte dans le cimetière actuel. Elle contenait quelques éléments de mobilier dont un vase en terre cuite et une hache en fer, probablement mérovingiens. Un sarcophage en plâtre est découvert sur la "Butte du Gros Cul", contenant un scramasaxe, une céramique et une hache.


Drocourt, Le Bas des Gréauts, La Bonne Eau - 1886

Drocourt se situe dans le Vexin Français, sur une butte. Au lieu-dit "le Bas des Gréauts, la Bonne Eau",une nécropole est mise au jour en 1886. Un "grand nombre" de sarcophages en pierre et de fosses empierrées sont mentionnées. Des sarcophages comportaient des couvercles plats ou en bâtière. D'après le mobilier (non détaillé), cette nécropole serait mérovingienne.


Épône, Les Culs Chevets - 1973

Épône se situe dans la vallée de la Mauldre, à sa confluence avec la Seine. Son territoire est traversé par trois voies anciennes menant de Paris à Rouen, d'Épône à Chartres et d'Épône à Mauldre.

Une importante nécropole a été mise au jour en 1973, de part et d'autre de la voie antique qui menait à Dreux. Plus de 300 sépultures ont été mises en évidence. Une centaine ont été détruites lors de travaux de construction. Cent quatre vingt-quatre ont été fouillées, alignées nord-nord-ouest - sud-sud-est et parmi lesquelles on trouve 40 % de sarcophages en pierre, 50 % en plâtre ; le reste correspond à des fosses empierrées ou sans contenant apparent. Quatre stèles ont été décomptées dont deux avec des décors de "rosaces" et très peu de recoupement ont été observés.

Plus de la moitié des sépultures a livré du mobilier. Deux phases d'inhumations ont pu être ainsi identifiées : une première phase du Bas Empire (plaque-boucle en fer datée de la fin IVe siècle) et une phase des VIe - VIIe siècles (une série de plaques-boucles damasquinées et de nombreuses céramiques).


Freneuse, Les Noues et le Bois de Freneuse - 1979

La commune est située dans un méandre, sur la rive gauche de la Seine, son territoire s'étendant du fond de la vallée au plateau du Mantois. En 1979, des sondages effectués dans une sablière en bordure de Seine, entre "les Noues" et "le Bois de Freneuse", ont permis d'exhumer quatorze sépultures : six sarcophages en plâtre, six sans contenant apparent, une fosse plâtrée trapézoïdale et une fosse ayant contenu vraisemblablement un cercueil en bois.

Le mobilier trouvé à proximité (en remblai, trois vases biconiques datés des VIe-VIIe siècles) tend à prouver qu'il s'agirait des vestiges d'une nécropole mérovingienne partiellement détruite par la carrière.


Gaillon-sur-Montcient, Les Garennes - 1994

La commune se situe dans un vallon sec, au nord de la vallée de la Moncient. Son territoire est traversé par la chaussée Brunehaut, qui mène de Beauvais à Orléans. Dans le fond de la vallée de la Moncient, une importante nécropole mérovingienne a été mise au jour entre 1994 et 1996, mais dont la partie orientale avait déjà été détruite lors de travaux.

Deux-cent-vingt sépultures ont été fouillées : 102 sans contenant apparent (sans contenant apparent), 17 en coffrage de pierre, 27 en sarcophage de pierre et 7 en sarcophages de plâtre. Près de cinquante stèles ont été découvertes en réemploi, constituant ainsi un des plus grands corpus d'Île-de-France et témoignant de la visibilité des sépultures et de l'organisation de l'espace funéraire.

Deux phases d'inhumations ont été identifiées. La plus précoce est datée de la fin du Ve au début du VIe siècles, représentée par des inhumations dispersées et sans ordre apparent. Trois sépultures doubles en caisson de blocs de pierre (dont une ayant accueilli jusqu'à sept individus) auraient pu engendrer l'implantation des sépultures autour d'elles. Ces sépultures exceptionnelles renfermaient un riche mobilier et notamment une balance à peser les métaux précieux. La deuxième phase s'étend du VIe au début de VIIIe siècles et voit la constitution de deux pôles d'inhumations qui sont séparés dans un axe nord-ouest - sud-est par une ligne de crête.

Deux-cent-vingt-deux individus ont été décomptés ; le mobilier, d'un assemblage classique, est assez abondant et de qualité, témoignant d'un statut privilégié d'une partie de la population inhumée (plaque-boucle rectangulaire d'origine wisigothique, gobelet apode en verre, plaque-boucle en fer damasquiné, etc.). La nécropole est abandonnée au VIIIe siècle.


Guernes, Les Bastilles - 1954

Guernes se situe dans un méandre de la Seine, le territoire de la commune occupe le versant droit de la vallée et s'étend sur le plateau du Vexin français. En 1954, cinq sépultures mérovingiennes ont été découvertes, trois en sarcophage de plâtre et deux en sarcophage de pierre. L'un deux avait un couvercle en bâtière (fin VIe - début VIIe siècles).


Guerville, Chapelle Saint-Germain, Secqueval - 1999

La commune se situe à la pointe d'un éperon formé par la vallée de la Seine au nord et celle du ru de Senneville au sud. Elle est traversée par la voie antique menant de Paris à Rouen.

Des fouilles clandestines menées en 1969, mettent au jour quelques sépultures "mérovingiennes", à l'ouest de la Chapelle Saint-Germain. En 1999, un fragment de panneau de tête de sarcophage en plâtre a été observé en réemploi au sommet de la façade de la chapelle. Son décor, un motif de croix entourée d'un cercle, l'apparente au groupe ouest-parisien (décor identique à Nanterre - 92 et Saint-Denis - 93).


Guitrancourt, La Grippe - 1953

La nécropole mérovingienne fut mise au jour à l'occasion d'une découverte fortuite lors du creusement d'une carrière Poliet et Chausson, au lieu-dit "La Grippe". Elle se situe à l'est du village actuel, sur la rive droite de la Seine, à environ 4 km au nord de Porcheville, au sommet d'une butte culminant à 110 m.

Cette découverte donna lieu à une fouille de sauvetage durant l'hiver 1952-1953, sous la responsabilité de J. Prieur. Soixante-dix huit sépultures furent fouillées : trois sarcophages de pierre, onze sarcophages de plâtre, quarante-cinq sépultures avec empierrement et dix-neuf sépultures sans contenant apparent. En outre, cinq stèles de pierre intactes et en place, ont été mises au jour, associées à des sarcophages de plâtre.

L'organisation de la nécropole laisse apparaître deux groupes de sépultures : un premier groupe de huit alignements de sépultures orientées est-ouest et un deuxième groupe de quinze sépultures orientées nord-nord-ouest - sud-sud-est.

La mauvaise conservation des restes n'a pas permis une détermination rigoureuse de l'âge et du sexe des individus, celle-ci reposant parfois sur la taille des contenants et sur la nature du mobilier associé.

Le mobilier présent dans les sépultures est très abondant et diversifié et comprend notamment : quatorze pièces d'armement concentrées dans onze sépultures (épées, poignards, fer de framée, scramasaxes), trente-sept céramiques, quatre-vingt neuf éléments vestimentaires et de parure (rouelles, boucles et plaques-boucles en bronze ou en fer, fibules rondes ou ansées, colliers de perles, bagues et anneaux, une monnaie et deux défenses de sanglier percées).

D'après le mobilier, la nécropole a été datée de la fin du VIe au VIIe siècles.


Guyancourt, Église Saint-Victor - 1998

La commune se situe sur un plateau dominant la vallée de la Bièvre. En 1998, trois sarcophages en plâtre ont été découverts dans l'église Saint-Victor, dont un relevant du groupe ouest-parisien, décor connu également à Nanterre (92).


Houdan, Place de la Tour - 2013

Houdan se situe à la frontière entre le massif d'Yveline et du Drouai normand dans la vallée de l'Opton, entre 87 et 129 m d'altitude, au centre d'une plaine agricole traversée par l'Opton et le Vesgre. Deux itinéraires antiques, dont l'itinéraire d'Antonin, la traversent du nord au sud.

La période du haut Moyen Âge est marquée notamment par la présence de trois sites funéraires : la Butte des Gargans, la Butte des cercueils (commune de Maulette) au nord et la Place de la Tour. Cette dernière nécropole se situe de part et d'autre du donjon, construit au XIIe siècle, à la confluence de l'Opton et de la Vesgre. La nécropole a été localisée en 1952, à l'occasion d'une découverte fortuite lors de travaux de fondation sur la place de la Tour.

La fouille effectuée en 1978 a permis de dégager 66 sépultures, 44 sans contenant apparent et 22 sarcophages de plâtre trapézoïdaux. Cinq d'entre eux sont décorés sur leur panneau de tête ou de pied de motifs géométriques, d'inspiration chrétienne. Quatre sépultures contenaient des clous rappelant la présence de brancards funéraires.

L'implantation de la nécropole correspond à un schéma organisé en bandes successives plus ou moins parallèles, suivant le relief du terrain. Les recoupements sont peu nombreux. Un important mobilier des VIe-VIIIe siècles comprenant des armes (francisques, fers de lance, scramasaxes), des vases en terre cuite, des gobelets en verre, des éléments vestimentaires (fibules, boucles, plaques-boucles), des éléments de parure (bagues, perles de collier) et des monnaies (gallo-romaines en bronze datées du IVe siècle) a été exhumé.

La nécropole est occupée dès le début du VIe siècle, la plus forte concentration de sépultures anciennes se trouvant probablement sous le donjon. L'utilisation des sarcophages de plâtre s'échelonne de la fin du VIe à la fin du VIIe siècle. Les sépultures les plus tardives datent de la fin VIIe-début VIIIe siècle.

La nécropole s'étend vers l'ouest au cours du temps. Cependant, l'origine de cette implantation reste à expliquer : s'agit-il d'un lieu de culte ancien ? d'une sépulture prestigieuse à l'origine d'une vénération particulière ? Aucune réponse n'a été apportée à ce jour, malgré un nouveau diagnostic en 2013 qui a permis de compléter les découvertes avec trois nouvelles sépultures (une fosse plâtrée et deux sans contenant apparent) et d'étendre la nécropole vers le nord-est.


Houdan, Les Gargans, Les Ormes de Brunel - 1835

La zone a été fouillée extensivement dès 1835. Les méthodes de fouille de l'époque rendent la restitution de la nécropole difficile qui comprend au moins vingt sépultures : sans contenant apparent, sarcophages de pierre ainsi qu'un sarcophage en plâtre.

Un important mobilier a été récolté (chaudron, céramiques, verre, fibules, armes, plaques-boucles en particulier) ; la datation de ce mobilier s'étend du IVe siècle à la fin du VIIe siècle. On notera l'origine nettement exogène de certains éléments, en particulier une tutulusfibel, des plaques-boucles wisigothiques ainsi qu'une plaque-boucle probablement byzantine.


La Hauteville, Non localisée - 1835

En 1835, sont découverts des "sarcophages en pierre, vraisemblablement mérovingiens contenant du matériel : vases, plaques-boucles, etc."


Mareil-Marly, rue des Pinchets - 1979

La commune est située au sud-ouest de Saint Germain en Laye, au pied de la forêt de Marly. Elle occupe une terrasse naturelle surplombant la vallée de la Seine. Elle est traversée par une voie antique.

En 1979, trois sarcophages en pierre, monolithes ont été découverts (un de forme rectangulaire, les deux autres trapézoïdaux). Ils contenaient les vestiges osseux de trois individus adultes, de sexe indéterminé, reposant en décubitus et les bras repliés sur l'abdomen. Les sépultures étaient dépourvues de mobilier.


Mareil-sur-Mauldre, Le Clos Pasquier, Le Moulin du Radet - XIXème s

Le village de Mareil s'est établi sur les rives de la Mauldre, entre les plateaux mantois et la Plaine de Versailles. Il occupe un espace de faible altitude (37 m) où la vallée s'élargit entre le confluent du ru de Gally et celui du petit ru de Riche. Situé entre Beynes et Maule, il était parcouru par une importante voie romaine qui reliait Paris à Chartres.

Le lieu-dit "Le Clos Pasquier" se situe en fond de vallée de la Mauldre, sur la rive droite, à 600 m au nord de la nécropole mérovingienne. À la fin du XIXe siècle, une nécropole a été découverte. Le mobilier associé se composait de haches, de céramique, de boucles et a été attribué à la période antique.


Mareil-sur-Mauldre, Gare actuelle - 1898

En 1898, lors de la construction de la ligne de chemin de fer Mantes-Epône-Plaisir, les terrassements ont mis au jour sur l'emplacement de la gare actuelle de Mareil, une nécropole datant du Ve au VIIe siècles. En 825, Mareil appartient à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, où l'abbé Irminion évoque dans son polyptyque un lieu de culte : "À Mareil il y avait une église bien bâtie […]". La nécropole a été découverte à 500 m de l'église actuelle Saint-Martin.

On y a trouvé deux-cent-vingt sépultures avec, notamment, vingt-huit sarcophages en pierre et trente sarcophages en plâtre. Elles contenaient des armes en fer : huit haches, deux épées, un scramasaxe et quatre framées ; des outils en fer : serpe, couteau pliant ; des vases en céramique, quelques bijoux en bronze, et une bague en or. Selon C. Blin "le mobilier funéraire […] par la simplicité des ornements et l'absence de métaux précieux […] dénote une agglomération de guerriers barbares relativement pauvres." (Paris, le 26 juillet 1898).


Maule, Les Moussets - 1968

Maule se situe dans le fond de la vallée de la Mauldre, son territoire s'étend sur le plateau mantois à l'ouest et sur le versant plus accidenté de la rive droite de la Mauldre, au pied duquel se trouve le lieu-dit "Les Moussets". Elle est traversée par la voie romaine menant de Paris à Rouen par la rive sud.

La nécropole est connue depuis la fin du XIXe siècle, néanmoins, le site a fait l'objet d'une exploitation en carrière, qui, malgré la découverte de sépultures en 1954 et les fouilles de sauvetage qui s'en suivirent de 1964 à 1968, a contribué à la destruction d'une grande partie des vestiges (estimée à près de cinq cents sépultures).

Un millier de sépultures, datant de l'Antiquité tardive à la fin du haut Moyen Âge, ont été mises au jour ; le site semble se mettre en place durant le Ier siècle, comme en témoignent trois incinérations ; ce mode d'ensevelissement est abandonné au profit de l'inhumation au cours du IVe siècle.

Au Bas Empire, les sépultures se caractérisent par une orientation nord-sud, des fosses quadrangulaires, conservant pour un grand nombre d'entre elles les vestiges de cercueils en bois cloués ; des dépôts de faune et de céramique ainsi qu'un mobilier abondant constitué d'éléments vestimentaires (chaussures) et de parure.

La nécropole mérovingienne se déplace en contrebas du coteau, les sépultures sont orientées est-ouest, disposées en rangées ou en groupes rayonnants. La présence de très nombreuses stèles, certaines en position fonctionnelle explique la faiblesse des recoupements. Par contre, bien qu'enfouies moins profondément, elles percutent fréquemment les sépultures du Bas Empire. Plusieurs pratiques funéraires coexistent : fosses sans contenant apparent, sarcophages en calcaire ou en plâtre, fosses maçonnées et coffrages de pierre. Les réutilisations sont nombreuses, comme en témoignent les réductions observées dans les sarcophages.

Les individus sont le plus souvent en décubitus. On note des sépultures doubles. Les positions des bras sont variées, le plus souvent les bras le long du corps ou repliés sur le bassin. L'état de conservation des squelettes est le plus souvent mauvais. Si aucune étude anthropologique n'a été menée pour l'ensemble des populations inhumées, de nombreuses observations ont été faites et des mesures prises, notamment sur les crânes et les dents.

Les sarcophages, principalement ceux en plâtre, et les stèles collectés présentaient des décors qui ont fait l'objet d'une étude détaillée de la part de J. Sirat. Ils sont attribuables, pour certains, au groupe ouest-parisien. Les dernières inhumations semblent attribuables au VIIIe siècle, avec un ensemble de sarcophages en plâtre, dépourvus de mobilier.

Le mobilier est très abondant et varié. Il semble possible de distinguer des niveaux de richesse différents, selon la qualité des objets et leur quantité.


Ménerville, Saint-Caprais - 2001

La commune se situe a 3 km au sud de Rosny-sur-Seine, bordée au nord par la vallée de la Taupe. Le hameau de Saint-Caprais domine cette vallée. À l'emplacement de la gare, se trouvaient autrefois le cimetière Saint-Caprais et une chapelle dédiée au même saint, bâtie au Xe siècle et détruite pendant la Révolution.

Dès le XIXe siècle, il est fait mention de découvertes de sépultures "franques" près du hameau de la Butte à quelques centaines de mètres de Saint-Caprais. Lors de la construction de la voie de chemin de fer en 1950, plusieurs sépultures antiques sont découvertes. En 2001, une dizaine de sépultures, orientées est-ouest, sont mises au jour. Une fouille a permis la découverte de vingt-sept sépultures sans contenant apparent, livrant très peu de mobilier, attribuables néanmoins au Bas Empire.


Meulan, Château du Thun - 1832

Meulan se situe dans le Vexin français, à la confluence de la Seine et de la vallée de l'Aubette. Son territoire s'étend sur le plateau et le versant de la vallée, incluant deux îles sur la Seine. Elle constitue une voie de passage privilégiée par la Seine et sur le trajet de la voie antique de la Chaussée Brunehaut reliant Beauvais à Orléans par les Mureaux et Maule au sud.

En 1832, des sépultures mérovingiennes sont mises au jour dans des sarcophages de plâtre et un sarcophage de pierre. En 1925, deux sarcophages de pierre et huit sépultures sans contenant apparent auraient également été découverts au sud-ouest de la ferme de l'Île-Belle.


Montalet-le-Bois, Non localisée - XIXe siècle

La commune se situe au sud du Vexin français, de part et d'autre d'une petite vallée encaissée, drainée par la Bernon. En 1891, "une vingtaine de sarcophages en pierre recouverts de pierres plates" sont découverts, indiquant la présence d'une nécropole mérovingienne, voire de la fin de l'Antiquité tardive.


Mézy-sur-Seine, rue Eramber - XIXe siècle

La commune occupe les versants d'un vallon sec, entaillant le plateau du Vexin Français, le long de la rive droite de la vallée de la Seine, au sud-ouest de Meulan.

Au XIXe siècle, "[…] des sépultures en plâtre, et avec leur couvercle […]" sont mises au jour, à la croisée de la rue de la Croix et de la rue d'Erambert. Dans l'une d'elles se trouvait une cruche à bec tréflé, datée du VIe siècle.


Morainvilliers, Les Groux

La commune se situe sur la rive gauche de la Seine, à l'ouest d'Orgeval. Son territoire est accidenté et drainé par de nombreux cours d'eau. À une date indéterminée, un sarcophage de pierre, contenant une fibule et un vase, y a été découvert.


Mulcent, La Petite Ferme - 1990

Le territoire de la commune de Mulcent s'étend sur le plateau agricole du Mantois, non loin de Septeuil. Selon des sources orales, au lieu-dit "la Petite Ferme", connu par ailleurs pour l'abondant mobilier antique (Ier au IVe siècles) et mérovingien trouvé sur place, des sépultures sous tuiles auraient été découvertes.

On peut noter la proximité immédiate de cette découverte avec l'église paroissiale Saint-Etienne, mais en l'absence d'éléments plus précis, on ne peut en conclure à l'existence d'un lieu d'inhumation.


Orgeval, Le Bois du Regard, La Chapelle, Les Sept Arpents

La commune d'Orgeval occupe un site de coteaux dominant la Seine et adossés à des hauteurs boisées, prolongeant les reliefs de la forêt de Marly vers l'est et celle des Alluets vers l'ouest. Elle est drainée par le ru d'Orgeval, dont le cours orienté vers le nord-ouest rejoint la Seine aux Mureaux. La chapelle se situe à l'ouest de la commune, dans un vallon dominé par le coteau du Haut Orgeval.

Des "sarcophages" ont été découverts à une date indéterminée. Un compte-rendu de visite de F. Zuber fait mention de la découverte de deux squelettes dont un dans un sarcophage de plâtre, couvert de dalles de pierres. Une bague en bronze a été retrouvée dans les déblais et une plaque-boucle très oxydée a été trouvée entre les tibias d'un des squelettes.


Orgeval, Saint-Marc - 1979

Ce lieu-dit se situe au sud de la Chapelle, sur les hauteurs d'un coteau boisé, au-dessus du hameau du Haut Orgeval.

Plusieurs découvertes depuis la fin du XIXe siècle ont mis au jour des sépultures, la plupart en sarcophages de plâtre ; l'un d'eux présentait une stèle réutilisée comme élément de couverture ; un autre avait été pillé. Parmi le mobilier, on note une bague "en métal blanc" et une plaque-boucle.


Osmoy, Le Trou à Lapin - 1889

La commune se situe sur le plateau mantois, entre la vallée de la Vaucouleurs et celle de la Mauldre.

En 1823, un sarcophage monolithe est découvert au lieu-dit "Le Trou à Lapin", non localisé sur les cadastres.


Perdreauville, La Butte - 1855

Découverte en 1855 de "quelques sarcophages en pierre".


Poigny-la-Forêt, La Mare Plate, la Haie des Houx - 1850

Découverte en 1850 de "sépultures en plâtre" ainsi que des monnaies.


Poissy, Place de l'Église - 2001

La ville est implantée sur la rive gauche de la Seine, dans la concavité d'un méandre du fleuve, limitée à l'est par la forêt de Saint-Germain-en-Laye et à l'ouest par la Seine. Elle occupe au nord les terrasses alluviales de la vallée de la Seine et s'élève au sud sur un plateau dans le prolongement de la forêt de Marly, en bordure de la plaine de Versailles. Elle constitue un carrefour ancien, traversée par plusieurs voies antiques, de Paris à Rouen et de Poissy à Chartres.

Elle est attestée dès le haut Moyen Âge sous le nom de Pinciacum, chef-lieu du Pagus pinciacensis, dont le territoire s'étendait entre la Seine au nord et la limite de la forêt d'Yveline au sud, englobant notamment la vallée de la Mauldre. La ville était le siège d'un archidiaconat qui relevait du diocèse de Chartres (Civitas Carnutensis).

Des découvertes ponctuelles attestent la présence de plusieurs espaces funéraires : en 1954, six sépultures sans contenant apparent, dont l'une contenait un gobelet gallo-romain, rue Jean-Claude-Mary ; en 1956, "une série de sépultures" en cercueils (selon E. Bories, 1901) contenant du mobilier mérovingien.

Deux nécropoles mérovingiennes sont clairement identifiées, l'une place de l'église, à proximité de la collégiale Notre-Dame et l'autre, allée des Glaïeuls, dans le parc Meissonnier.

Sur la place de l'église Notre-Dame et rue de l'église, des sarcophages sont mis au jour dès 1866, dont deux en pierre, ainsi qu'une sépulture sans contenant apparent, orientés est-ouest. En 2001, cinq autres sarcophages en calcaire sont découverts fortuitement lors de travaux. Seuls deux d'entre eux ont été fouillés. Ces sarcophages en calcaire étaient encore pourvus de leur couverture, constitués de trois et cinq blocs, vraisemblablement utilisés en remploi. Ils contenaient des vestiges osseux très perturbés et un mobilier peu abondant. Ce mobilier se composait d'éléments de parure en grenat, une perle, des fils d'or et deux rivets en bronze.


Poissy, Allée des Glaïeuls - 2001

La seconde nécropole, de Poissy, s'étend sur les hauteurs du parc Meissonnier et a été reconnue par des découvertes archéologiques dès le XVIIIe siècle. Un nombre important de sépultures, notamment en sarcophages de plâtre décorés, auraient été détruites lors de la construction de pavillons puis lors de l'école maternelle. Une vingtaine de sarcophages en pierre et en plâtre ont été découverts dans les années 1970 et 1980 ; soixante dix sépultures et douze sarcophages ont été exhumés en 2001.

La plupart des sépultures comprennent des sarcophages en pierre (monolithes pour certains, avec des couvercles en bâtière pour d'autres) et en plâtre, certains avec décors. Deux sarcophages de petites dimensions contenaient les restes osseux d'immatures. Le mobilier associé est modeste, constitué de gobelets et de plaques-boucles.


Port-Marly, L'Ermitage - 1914

Des travaux de terrassement à l'Ermitage, dans le parc du château de Monte-Cristo ont conduit à la découverte d'inhumations tardo-antiques en 1914.

Une fouille menée par B. Champion en 1915 a permis d'observer six sépultures et d'en prélever le mobilier. Les fosses sont trapézoïdales, orientées sud-est-nord-ouest ou nord-sud. Aucune information ne signale de contenant, hormis la présence de clous dans trois sépultures.

Le mobilier est assez pauvre et comprend essentiellement des céramiques. On note néanmoins la présence de deux monnaies en bronze de Constance Chlore et Maximien ainsi qu'un mors de cheval en remblai. Ces sépultures ont été datées du Bas Empire.


Rosny-sur-Seine, Église Saint-Lubin - 1962

Rosny-sur-Seine occupe le fond de la vallée de la Seine, en rive gauche et constitue un point de franchissement du fleuve, sur le tracé de la chaussée Jules César. Elle est mentionnée dès le VIe siècle dans les possessions de l'abbaye de Saint-Wandrille. La découverte ancienne de deux sépultures à crémation y atteste l'ancienneté de l'occupation.

Lors de la destruction de l'église Saint-Lubin en 1892, une importante nécropole a été mise au jour, allant du Bas Empire à l'époque moderne. L'abbé Thomas, qui mène la fouille, évalue la superficie de la nécropole à un hectare. Il met en évidence "un premier édifice chrétien quadriconque, en petit appareil et briques daté de la fin du VIIe ou du début du VIIIe siècles, installé sur la nécropole mérovingienne " qui pourrait être dès l'origine une memoria.

Selon la monographie de 1899, cent-quarante sarcophages (soixante en pierre et quatre-vingt en plâtre) sont fouillés, organisés en deux ensembles. Le premier, composé de sarcophages en calcaire local s'organise autour d'un sarcophage contenant un "guerrier", doté d'un casque franc à résille, d'une épée et d'une lance ; les sarcophages, monolithes ou bipartites, comportent parfois des blocs antiques retaillés. Le second ensemble est constitué de sarcophages en plâtre pour la grande majorité (datés des VIIe-VIIIe siècles) et d'inhumations sans contenant apparent. Certains sarcophages présentent des décors de rouelles et de rosaces, d'autres des motifs chrétiens s'apparentant à ceux du groupe ouest-parisien.

Un mobilier très abondant, déposé au MAN, a livré notamment un ferret à décor zoomorphe, une boîte reliquaire et une croix reliquaire en bronze d'origine byzantine.

Une fouille complémentaire menée en 1969 a permis de confirmer l'extension de la nécropole : dix-neuf sarcophages sont observés et cinq fouillés, ainsi qu'une inhumation sans contenant apparent, dans le prolongement des alignements de la fouille précédente. On dénombre dix-sept sarcophages en plâtre et deux en pierre, tous trapézoïdaux sauf deux d'entre eux, rectangulaires (un en plâtre et un en pierre). En 2003, la parcelle fouillée au chevet de l'église n'a pas livré de vestiges pour les périodes du Bas Empire et du haut Moyen Âge.

Il n'existe aucune donnée sur les vestiges osseux contenus dans les sépultures fouillées en 1892; les sarcophages fouillés en 1969 contenaient des squelettes complets dans trois d'entre eux ; deux témoignaient de réutilisations et de réductions.

Le mobilier associé est rare, composé d'une fibule en cuivre, d'une boucle de ceinture et d'un glaive.


Sailly, Les Côtes de Montcient - 1757

Sailly se trouve dans le Vexin français, occupant les versants accidentés de la vallée de la Montcient, qui culminent aux côtes de Montcient sur la rive gauche. Au XVIIIe siècle, une nécropole mérovingienne aurait été découverte. Elle était composée de sarcophages en pierre monolithe, avec couvercle en bâtière, contenant des dépôts d'armes.


Saint-Germain-de-la-Grange, Place du Village - 1983

La commune se situe au nord-ouest de la plaine de Versailles. Son territoire s'étend sur le versant nord de la vallée du ru du Maldroit, affluent de rive droite de la Mauldre, au pied de la butte de Neauphle-le-Château. En 1983, un sarcophage en pierre ainsi que de nombreux ossements sont découverts au niveau de l'ancienne église paroissiale Saint-Germain, détruite durant la révolution. Ils contenaient des squelettes reposant en décubitus. Des objets ont été retrouvés, dont une boucle et un scramasaxe.


Saint-Nom-la-Bretèche, Le Buisson Sainte-Anne - 2007

Le site est localisé sur la partie basse du versant nord du ru de Gally, affluent de la Mauldre. Lors de la fouille de 2007, dix-neuf sépultures ont été mises au jour, réparties en deux groupes : à l'ouest, un ensemble de seize sépultures, organisées en trois rangées ; à l'est, un ensemble plus lâche, composé de trois sépultures. Un fossé délimite la nécropole au nord.

Les creusements sont de forme rectangulaire, à fonds plats et bords droits ; ils sont orientés nord-est - sud-ouest, à l'exception de deux d'entre eux, orientés est-ouest. Les contenants sont identifiables pour dix-sept sépultures : treize ont livré des traces de bois témoignant de la présence de coffrages de bois ; quatre autres, des clous attestant un cercueil ou un coffrage de bois maintenu par des clous. Deux individus au moins avaient bénéficié d'une enveloppe souple, de type linceul. Les individus avaient été déposés en décubitus ; les bras repliés sur le bassin. Ils correspondaient à des adultes et à trois immatures.

La majorité des sépultures du groupe ouest est dotée de mobilier, en quantités variables, la plupart contenant plusieurs types de mobilier (céramique, verre, métal). Les sépultures du groupe est en sont dépourvues. On dénombre des éléments de parure et d'habillement (boucles, bagues, épingles, bracelets) déposés le plus souvent au niveau de la tête, à l'exception d'un bracelet en position fonctionnelle ; de la vaisselle, en verre et en terre cuite, déposée sur les coffrages. Mais une seule céramique a livré un dépôt faunique ; des monnaies, retrouvées au niveau des mains ou aux pieds des défunts, ont été interprétées comme des oboles à Charon ; enfin, le mobilier métallique comprend une hache en fer et deux couteaux.

Ce mobilier a permis de dater l'utilisation de la nécropole du IVe au Ve siècle.


Septeuil, la Pierre Bât - 1984

La commune se situe dans la vallée du ru de Flexanville. L'habitat se concentre en fond de vallée, le territoire débordant au sud-est et au sud-ouest sur le plateau agricole du Mantois. Elle est traversée par une voie ancienne de Paris à Evreux, sur les deux rives de la Vaucouleurs. Une importante agglomération antique a été reconnue à la confluence du ru de Flexanville et de la Vaucouleurs, attestée dès le Haut Empire.

La découverte de la nécropole mérovingienne date de 1851, au lieu-dit "La Pierre Bât", avec la mise au jour des premiers sarcophages de plâtre et à proximité, une sépulture antique, qui aurait pu conditionner l'implantation de la nécropole au haut Moyen Âge. En 1984, une nouvelle fouille permet d'exhumer quarante-et-une sépultures, organisées en quatre rangées, deux rangées à l'est composées de sépultures sans contenant apparent et deux rangées à l'ouest, comprenant des sarcophages en plâtre et des coffrages de pierre. Quatre sépultures, dont deux sarcophages de pierre, échappent à cette disposition, au sud.

Toutes les sépultures sont orientées est-ouest, les recoupements sont rares, des stèles retrouvées en remblai, pouvant avoir servi de marqueurs en surface. Les pratiques funéraires observées sont variées : des sarcophages de pierre (deux) ; des cuves de plâtre coulées sur place, de forme trapézoïdale (quatorze) apparaissant à la fin du VIe siècle ; des coffrages de pierre (six), dont l'un d'eux est construit avec des dalles en mortier rose, vraisemblablement des remplois antiques ; des coffrages de bois avec couvercle (deux) ; enfin, des sépultures sans contenant apparent (seize). Plusieurs sarcophages de plâtre témoignent de réutilisations, avec des réductions disposées aux pieds ou sur les côtés des derniers occupants ; deux sépultures doubles de deux immatures se trouvaient dans des coffrages de pierre.

Le mobilier retrouvé est varié, plus concentré dans le secteur des sarcophages de pierre. Il se compose d'éléments d'habillement (fibules, plaques boucles) et de parure (bague, monnaie romaine percée), d'éléments d'armement (scramasaxes, hache, lance) et de vaisselle (céramique, dont une coupe de sigillée d'Argonne, datée du Ve siècle). Certains éléments ne sont pas de provenance locale, notamment une grande boucle en bronze à décor d'ocelles et croix incisées, de type aquitain et des fibules de type alamanique. Une stèle, en calcaire lutétien, présentait un décor de croix pattée encadrée d'une bordure ovale et sur l'autre face, une gravure plus fruste.

La nécropole a été partiellement endommagée par des fouilles clandestines détruisant une vingtaine de sépultures, avant la fouille de 1984, une grande partie du mobilier pillé ayant été restitué ultérieurement et déposé au musée de Mantes-la-Jolie.


Tessancourt-sur-Aubette, La Maraîche - 1922

La commune s'étend sur les versants de la vallée de l'Aubette au sud du Vexin français, au nord de Meulan.

En 1922, une quinzaine de sarcophages en calcaire tendre ont été découverts. Ils étaient alignés parallèlement à l'Aubette, orientés nord-sud, tête au nord. Le site fut saccagé et le mobilier dispersé.

Il est mentionné la présence d'un couteau en fer, d'une boucle d'oreille en bronze et d'un tesson de céramique à pâte grise.


Le Tremblay-sur-Mauldre, la ferme d'Ithe - 1994

La commune se situe dans la vallée de la Mauldre, au sud de Jouars-Ponchartrain et est parcourue par cinq voies antiques, dont celles de Paris à Dreux, de Paris à Evreux, de Poissy à Chartres et de Beauvais à Orléans. Une importante agglomération antique Diodurum, a été mise au jour et fouillée méthodiquement à partir de 1994.

L'agglomération se développe depuis le Haut Empire jusqu'au Ve siècle. À proximité du sanctuaire antique, un bâtiment maçonné, carré, édifié au IVe siècle, est réutilisé comme mausolée durant le VIe siècle. Trois sépultures en sarcophages de calcaire, trapézoïdaux y ont été mises au jour.


Triel-sur-Seine, Rue Paul-Doumer - 1968

Triel-sur-Seine occupe une terrasse de la Seine, située principalement sur la rive droite du fleuve, adossée aux hauteurs du plateau de l'Hautil. La nécropole mérovingienne est connue depuis la fin du XIXe siècle avec la découverte de sépultures en sarcophages, orientées est-ouest, sur deux niveaux stratigraphiques :les sarcophages de pierre (dont un avec un couvercle décoré) sous les sarcophages en plâtre.

Elles ont été datées des VIe-VIIe siècles par le mobilier qu'elles contenaient, notamment une fibule aviforme et une plaque-boucle en bronze.

Les découvertes se sont succédé jusqu'en 1968 : on dénombre une cinquantaine de sarcophages, dont plus d'une vingtaine en plâtre et au moins deux en calcaire, ainsi que des sépultures sans contenant apparent (au moins quatre). Le mobilier se compose de monnaies gallo-romaines, de boucle de ceinture en bronze ou en fer (dont une avec un bouton en or et des incrustations d'argent), de petites épées et de la céramique.


Vaux-sur-Seine, Les Moulins à vents, Les Grimons - 1894

Vaux-sur-Seine se situe en rive droite de la Seine, adossée au plateau de l'Hautil, au sud du Vexin français. La commune est traversée par deux voies antiques menant de Paris à Rouen et de Chartres à Pontoise.

Des fouilles effectuées en 1894 ont permis de mettre au jour plusieurs sépultures, attribuables au Bas Empire. Les corps reposaient dans des cercueils et du mobilier (céramique sigillée, vaisselle en verre et épingles) accompagnait les défunts.


Versailles, Grand Commun - 2011

À la suite d'un diagnostic archéologique positif réalisé en 2006 dans la cour du Grand Commun du château de Versailles, une fouille a été menée en 2001, mettant au jour cent neuf sépultures ; une dizaine n'ont pu être explorées en raison de difficultés d'accès et de problèmes de conservation.

Les dimensions réelles de la nécropole n'ont malheureusement pas pu être appréhendées, ni la durée totale de son utilisation en raison des nombreux bouleversements causés par les travaux du château de Versailles. En effet, la construction du Grand Commun a entraîné la destruction d'une partie de la nécropole au XVIIe siècle.

Les sépultures sont organisées en rangées et certains regroupements semblent apparaître, sans qu'il soit toutefois possible d'affirmer qu'ils soient volontaires. L'absence de recoupement entre sépultures laisse penser à une organisation interne pérenne, avec des marqueurs a priori non conservés. L'orientation majoritaire est nord-ouest - sud-est et quelques unes plus nettement est-ouest.

Les creusements sont de forme rectangulaire, à fonds plats et bords droits. Les contenants sont très majoritairement des coffrages en bois mis en évidence par les traces ligneuses et les indices de décomposition en espace vide. Ceux-ci peuvent être calés par des pierres encore en place le long des bords des creusements. Des clous ont éventuellement pu être utilisés pour assembler les planches ensemble. Les espaces vides observés semblent indiquer la présence de planchers surélevés sur plusieurs sépultures. Enfin, au moins deux cercueils monoxyles ont été mis au jour. Deux cas probables de pillage ont été signalés.

Les squelettes pâtissent d'un mauvais état de conservation. Les corps sont en décubitus ; les bras sont majoritairement parallèles au corps (86 %), un des deux avant-bras peut être ramené sur le bassin dans 11 % des cas et seuls 3 % des individus ont les deux mains au niveau du coxal. Le sexe n'a pu être déterminé que pour vingt individus, en raison de la mauvaise conservation des ossements; de même, l'âge des immatures n'a pu être estimé que dans six cas.

Un mobilier assez important a été mis au jour. On remarquera l'absence de dépôt volontaire de céramique hormis dans un cas. En revanche, une grande quantité de mobilier métallique a été exhumée :essentiellement des éléments de parure ou de vêtement (boucles de ceintures ou de lanières, épingles, agrafes, fibules, bagues et perles isolées ou constituant des ensembles). Trois scramasaxes ont été découverts, ainsi que six couteaux. On notera la présence d'une paire de forces, d'une fiche à bélière, ainsi que deux fermoirs d'aumônière. La grande majorité de ce mobilier est attribuable au VIe siècle. Certaines pièces (bagues, ensembles de perles) pourraient correspondre à une partie relativement aisée de la population.


Vicq, Le Radet, Les Terres à Froment - 1998

La commune se situe sur les rives du ru du Lieutel et est traversée par deux voies anciennes menant de Beauvais à Orléans et de Vicq à Jouars-Pontchartrain vers Paris. La nécropole se situe au lieu-dit "le Radet, les Terres à Froment", à quelques mètres seulement au nord du cimetière actuel.

Entre 1857 et 1998, elle a fait l'objet de nombreuses interventions archéologiques, notamment entre 1976 et 1987 sous la conduite d'E. Servat à l'occasion de la construction de pavillons.

Au total, près de 2141 sépultures ont été recensées sur le site. La nécropole, s'étendant sur une surface de plus de deux hectares, est estimée à environ 5000 individus, probablement datée des périodes mérovingienne et carolingienne. Son emprise totale reste à préciser mais un diagnostic effectué en juillet 2015 sur la parcelle 292, à moins de 30 m au sud-est de la nécropole, a permis d'évaluer ce qui pourrait être la limite sud-est de la nécropole. Une vingtaine de sépultures y a été repérée et permet, d'après deux sarcophages en pierre et deux objets en alliage cuivreux associés (boucle de lanière et anneau de linceul) de dater ce secteur des VIe-VIIe siècles.

D'après les premiers éléments de datation, il semble que la première phase d'occupation de Vicq dite "mérovingienne" soit bien attestée d'après le mobilier exhumé avec un phasage qui s'étend de la deuxième moitié du Ve à la première moitié du VIIe siècle. À quelques mètres à l'ouest du cimetière actuel, sur la parcelle 306, plusieurs rangées de sarcophages en plâtre ont été repérées lors de la plantation d'arbres en 1851. Des reliefs, des inscriptions ainsi que divers objets comme des haches, des lances et des couteaux auraient été relevés. Si ces observations s'avéraient justes, cela suggérerait une étendue de la nécropole mérovingienne jusqu'à l'église Saint-Martin.

Confirmant cette hypothèse, deux campagnes de fouille ont été menées par E. Servat entre l'église et l'école de 1984 à 1986. De nombreuses sépultures sans mobilier, orientées de la même manière que celles de la nécropole, ont été retrouvées. Dans ce secteur, on a notamment découvert des sarcophages en plâtre de forme trapézoïdale, des tessons de céramiques mérovingiens et un antéfixe marqué d'une croix de Saint-André en terre cuite similaire à celui retrouvé dans la nécropole. Les sépultures sans mobilier dont certaines sont en sarcophage de plâtre sont difficiles à dater et peuvent appartenir à une période allant du VIIe au XIIIe siècle, chronologie d'utilisation de ce type de contenant.

Sur toute l'étendue de la nécropole, une très grande quantité de sépultures, toutes des inhumations, a été repérée.

Orientées sud-est - nord-ouest, tête à l'ouest, plusieurs catégories d'architecture funéraire sont à relever même si dans la plupart des cas, les défunts sont inhumés en fosse simple parfois sur un brancard en bois mais plus généralement à même le sol. De nombreux sarcophages ont été inventoriés, plus d'une centaine en calcaire et près de 259 en plâtre. Concernant les sarcophages en pierre, certains d'entre eux ont été confectionnés à partir de blocs d'architecture gallo-romaine, notamment un qui a livré un décor de pattes de fauve encadrant une amphore. Différentes formes sont présentes : rectangulaire, trapézoïdale ou encore naviforme. Ils sont généralement disposés en rangées et systématiquement violés, donc brisés, en particulier les couvercles. La grande majorité peut être datée du VIe siècle. À propos des sarcophages de plâtre, ils sont tous de la même forme, c'est-à-dire trapézoïdaux, avec une largeur plus grande à la tête. Un secteur, dans la zone nord-est du cimetière (lot 8), a livré plusieurs rangées de sarcophage en plâtre formant un éventail et peuvent avoir une orientation différente des autres sépultures. Il s'agit d'un des secteurs les plus récents de la nécropole que l'on peut dater du VIIe siècle. De nombreuses violations sont également à noter dans presque 30 % des cas, soit 396 pillages attestés et 186 probables. Ce taux estimé de 30 % est de loin le plus haut au sein des nécropoles d'Île-de-France.

De nombreuses sépultures en fosse simple sans mobilier ont été découvertes au sein de la nécropole, notamment dans le secteur nord-est, ce qui pourrait suggérer la présence d'une zone plus récente d'époque carolingienne. À ce jour, il manque évidemment un inventaire systématique et une typologie des sépultures en fosse simple afin de mettre en place un échantillonnage pour de futures datations au 14c.

Appuyant cette hypothèse, au sein de la nécropole tout comme dans le secteur de l'église, on rencontre plusieurs tessons de panse de céramique carolingienne. Parmi les quelques tessons inventoriés, il est possible de mettre en évidence une brève typologie. Deux grands types apparaissent : la granuleuse claire à dégraissant grains de quartz calibrés et la granuleuse sombre à dégraissant de grains de quartz calibrés. Il ne s'agit uniquement que de tessons de panse, donc difficilement attribuables à des formes caractéristiques. Ils peuvent toutefois être datés entre le IXe et la première moitié du Xe siècle. Une nouvelle fouille a eu lieu en 2015.


Villette, Leuze - 1991

Villette se situe sur le versant de la rive droite de la Vaucouleurs. La commune a fait l'objet de nombreuses découvertes archéologiques et de prospections pédestres et aériennes ayant permis de mettre en évidence une occupation antique et alto-médiévale. Les lieux-dits

"Chavannes" et "Leuze" constituent un petit fisc de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, au début du IXe siècle, recensé par le polyptyque d'Irminon.

La nécropole de Leuze fut découverte en 1991 à l'occasion de travaux de canalisation, délimitant la fenêtre d'observation. Seules cinq sépultures, toutes orientées est-ouest, ont été fouillées. Elles correspondent à quatre sarcophages de calcaire grossier lutétien, constitués de blocs ajustés et d'une fosse dallée colmatée à l'argile. Les contenants étaient tous trapézoidaux, à l'exception de l'un d'eux, rectangulaire. Un sarcophage était de petites dimensions. Quatre sarcophages présentaient des couvercles : deux presque plats, un en bâtière et un constitué de cinq dalles plates.

Tous les sarcophages avaient été réutilisés : chacun comprenait au moins deux individus. Le mobilier était constitué de bijoux (croix en pendentif) et d'éléments vestimentaires notamment une boucle de ceinture rectangulaire avec décor animalier et cabochon de grenat rouge (provenant du Kent, Angleterre) et une amulette suspendue à une châtelaine.

L'ensemble est daté de la seconde moitié du VIe siècle sauf la sépulture en fosse maçonnée datée du début du VIIe siècle.