Notices pour le département de Seine-et-Marne (77)

Sommaire


Balloy, Le Bois de Roselle - 1998

Le site de Balloy correspond au fond alluvial de la vallée de la Bassée, sur les carrières de la Compagnie des sablières de la Seine, et a donné lieu à une fouille en 1998. Celle-ci a mis en évidence, en plus d'un habitat antique, à une centaine de mètres, un petit ensemble de sépultures tardo-antiques séparé de l'habitat par un enclos.

L'ensemble des sépultures a été mis au jour au sein d'un enclos probablement rectangulaire de 8 x 11m conservé sur une trentaine de centimètres. Il semblerait qu'un premier enclos ait été réalisé autour de la sépulture 18 puis que l'enclos le plus important ait été creusé par la suite pour y implanter les autres sépultures. Les inhumations sont disposées dans des creusements rectangulaires.

Les sépultures d'adultes (15, 17 et 18) paraissent avoir été mises en terre dans un contenant souple (linceul), un immature (st. 46 ?) a été déposé dans un contenant céramique, la structure 16 est probablement une inhumation d'immature semblable à la structure 46, mais bien moins bien conservée. Il semble que la sépulture 18 ait été recouverte de planches de bois et des grands clous, probablement déposés dans un but symbolique, y ont été découverts. Il faut noter la présence possible d'une à deux sépultures à incinération qui pourraient être associées à cet ensemble.

Le mobilier retrouvé dans les sépultures se résume à 14 clous (sépulture 18) ; deux bagues à la main gauche (sépulture 17) ; des tessons des IIe et IIIe siècles (remplissages sépultures 17 et 18) ; des céramiques des IIe -IIIe siècles (structures 16 et 46). Ce mobilier permet d'attribuer l'ensemble aux II-IIIe siècles ap. J.-C. Les auteurs avancent l'hypothèse d'un site funéraire familial.


Beauchery-Saint-Martin, La Grande Contrée - 1912

Le site a été découvert fortuitement par un agriculteur labourant son champ en 1904, qui a mis au jour un sarcophage en pierre orienté ouest-est contenant un squelette et du mobilier dispersé après la découverte. Le sarcophage est trapézoïdal (longueur : 2,08 m, largeur à la tête : 0,64 m, largeur pieds 0,39 m, hauteur 0,45 m), le couvercle est présent, légèrement bombé, déplacé et brisé en douze morceaux. Le panneau de tête était décoré d'un palmier à trois étages de palmes, sommé d'une croix pattée, encadré par deux croix pattées posées sur des chevrons renversés ; le fond du panneau était vermiculé. Les parois latérales été décorées de trois bandes de stries gravées à obliquité alternée. Le décor indique une réalisation parisienne ou des environs immédiats, daté de la seconde moitié du VIe siècle ou du début du VIIe sièclepar G.-R. Delahaye.

En 1912, sept sépultures "franques" sont découvertes, de même orientation ouest-est et recouvertes de pierres plates. Des traces de cercueils auraient été constatés. On note : trois sépultures au sud du sarcophage ; au sud-ouest, une sépulture avec une épée du côté droit, une boucle de ceinturon en bronze et deux ornements de baudrier ; à l'est, une sépulture avec un vase décoré à la molette et deux pièces de monnaies romaines et une autre contenant des tessons de céramiques noires. Enfin, des vestiges d'un individu ont été découverts dans un édifice de 4 m de large avec une monnaie de Néron, des tegulae et quelques clous. À l'est, un sondage dans un dépotoir a livré des clous à grosse tête, de nombreux débris de vases et des ossements d'animaux. D'autres vestiges d'une occupation antique ont été fouillés, notamment un puits circulaire peut-être maçonné en pierres sèches et rempli de blocs de silex dans lequel a été trouvée une monnaie romaine. À l'époque, ces vestiges ont été attribués par M. Antheaume, à la localité Villa franchieu mentionnée dans une charte d'Hervé, évêque de Troyes.

Une partie du mobilier est conservée au musée du Provinois : une boucle ovale à ardillon scutiforme en bronze étamé datée du VIe siècle, deux appliques scutiformes en bronze des VI-VIIe siècle., une plaque sub-rectangulaire et une boucle ovale en bronze étamé datée du VIIe siècle.


Blandy-les-Tours, Château - 2002

Le village est situé dans la plaine picarde sur un promontoire qui domine la vallée du ru d'Ancoeur (ou parfois d'Ancueil et par la suite l'Almont). Il s'est organisé autour du château fort, centre d'un ensemble défensif entre domaine royal et Champagne.

L'occupation du territoire de Blandy est bien antérieure à l'existence du château. Le site est en effet fréquenté dès la préhistoire, puis peuplé à l'époque antique. Le nom de Blandy est d'origine gallo-romaine, prenant les formes de Blanziacum en 832, Blanzi en 1209, Blandiacum en 1212 (du nom Blandius). L'histoire de Blandy est ensuite associée à celle de son château. Ce dernier est mentionné pour la première fois en 1206, il appartient alors aux vicomtes de Melun. L'église Saint-Maurice de Blandy-les-Tours date pour sa partie la plus ancienne de l'époque mérovingienne (VIIe- XIIIe siècle). Le mur méridional de la chapelle montre un bel appareil en "arêtes de poisson" qui pourrait appartenir à un édifice mérovingien ou carolingien. Elle faisait alors partie d'un groupe paroissial (créé fin Xe-début XIe siècle), dont la deuxième église a aujourd'hui disparu suite à la construction du château.

Les premières découvertes archéologiques datent de 1859 lors de travaux de comblement des fossés du château, plusieurs sépultures mérovingiennes ayant été mises au jour. Il s'agissait d'une dizaine de sarcophages trapézoïdaux en plâtre et en calcaire (la plupart dépourvus de couvercle) et à un niveau supérieur, de nombreuses sépultures sans contenant. Le mobilier associé permit de dater ces sarcophages de la fin du VIIe siècle. En 1899, "une dizaine de squelettes symétriquement placés côte à côte" furent découverts. En 1983, de nouveaux travaux permirent la découverte de deux sarcophages en calcaire, dont l'un présentait des décors de bandes de stries, généralement attribués à la fin du VIe siècle. Enfin, un sondage en 1989 aboutit à la mise au jour de 34 sépultures, en fosses aménagées ou non, parmi lesquelles sept fosses plâtrées, deux fosses empierrées, avec dans l'une des sépultures une plaque-boucle datée de la deuxième moitié du VIIe siècle. Plusieurs opérations se succédèrent entre 1995 et 2001, dont le but principal était la reconnaissance des différentes parties de l'ensemble castral, donnant lieu à de nouvelles découvertes dans le domaine funéraire.

En 2001 et 2002, l'intervention archéologique dans la cour du château, axée sur les abords d'un bâtiment reconnu comme la chapelle seigneuriale, permet la mise au jour d'une importante zone d'inhumations. Deux occupations funéraires spécifiques sont observées. La première est constituée de sépultures mérovingiennes, en sarcophages de plâtre, dotées d'un mobilier daté du VIIe siècle, en partie associé à l'église Saint-Maurice et dont l'aire d'extension avait été reconnue dès 1995 dans la cour du château. La seconde correspond à une zone dense d'inhumations de périnatals, aux abords immédiats de la chapelle Saint-Maurice, postérieures aux sépultures mérovingiennes et carolingiennes. Il s'agirait donc d'une chapelle à répit ayant accueilli les enfants morts-nés sans baptême dans l'attente du miraculeux répit.

Contrairement à d'autres exemples, les sépultures n'ont pas été retrouvées à l'intérieur de l'édifice mais se trouvent concentrées à l'extérieur, près du mur oriental de celui-ci. Une étude anthropologique a été menée sur le recrutement de cette zone d'inhumation, sur 42 individus dont l'âge au décès a pu être établi : quinze foetus, huit sujets nés à terme, cinq de quelques semaines, cinq de 1 à 3 mois, quatre de 3 à 6 mois, quatre de 6 à 12 mois et un de 12 à 18 mois. La part des enfants morts in utero (15) fait écho à la stigmatisation des enfants non-nés du fait du décès de la mère lors de la grossesse, pour lesquels le baptême in utero était fortement déconseillé depuis Saint-Augustin.

Leur présence en nombre à Blandy-les-Tours renvoie sans doute, selon V. Delattre, "[…] à la dissociation ultime de la mère et de l'enfant, à seule fin d'obtenir pour lui le miracle d'un baptême in extremis […]" et "[…] un enterrement "hors cimetière" qui pourra alors se faire près du sanctuaire à répit." La seconde originalité de Blandy-les-Tours tient à la précocité de ce "sanctuaire à répit" qui d'après les datations au carbone 14 et les données archéologiques, aurait fonctionné aux XIe - XIIe siècles.

Des découvertes ultérieures aux abords de l'église, notamment de sépultures d'enfants, ont donné lieu à des datations au carbone 14 attestant l'existence d'une phase intermédiaire entre la nécropole mérovingienne et le sanctuaire à répit, correspondant à la période carolingienne.


Blennes, Rue des Moines - 1990

Avant les années 1990, le site de la rue des Moines été connu par les découvertes fortuites de six sarcophages. En 1992, au 5 rue des Moines, des travaux mettent au jour des sépultures, justifiant la fouille de sauvetage menée par J.-Y. Prampart.

Une partie de la nécropole mérovingienne est alors dégagée avec dix fosses correspondant à seize individus dont deux immatures. La sépulture 10 contenait un sarcophage trapézoïdal en calcaire non décoré (largeur pied 0,32 m, largeur tête 0,47 m, longueur 1,80 m). "Les corps sont en décubitus, les mains le long du corps ou posées sur les hanches".

Le mobilier se compose de deux ou trois rivets scutiformes, une boucle de ceinture en bronze, de deux boucles de fer, d'une petite perle de verre jaune, de nombreux fragments de sarcophages décorés de bandes de stries à obliquité alternée, l'ensemble daté environ de la fin du VIe siècle. Au nord des sépultures, un silo contenait des fragments de sarcophages décorés. De l'autre côté de la rue dans un mur de soutènement, d'autres fragments de sarcophages ont été découverts.


Blennes, Côteau de Villethierry - 1842

Ce site correspond à la découverte en 1820 dans un champ situé au bas du coteau de Villethierry de "grands blocs de liais, creusés au ciseau. Ces sépultures garnies de couvercles de la même pierre, parfaitement adaptés et lutés avec un mastic, sont enfoncées dans le sol, et couvertes de quatre à cinq pieds de terre ; j'en ai vu ouvrir trois ; quoique hermétiquement fermées, elles ne conservaient des corps qu'on leur avait confiés qu'un peu de poussière brunâtre : tout avait disparu jusqu'aux parties osseuses. On en trouve des semblables sur le chemin de Villethierry à Fontenelles. Dans l'une de ces sépultures, on aperçut un anneau d'or, et la rouille n'avait pas encore entièrement rongé une épée dont la forme paraît très antique" (A. Pihan-Delaforest, 1822).

En 1842, M. Toussaint (1953) rapporte que de nombreux sarcophages en pierre de "liais", "souvent ornés de feuillages régulièrement exécutés, […] les anneaux d'or et les poignées dorées", fermés d'un couvercle, ont été trouvés dans la commune, mais vides d'ossement et de cendre.


Bourron-Malotte, Rue de l'Égalité - 1976

Ce site correspond à la découverte en 1976 d'un sarcophage mérovingien en pierre et de forme trapézoïdale (Longueur 1,74 m ; largeur tête 68,5 cm ; largeur pied 66 cm ; épaisseur 6,5 cm.) Il présente une particularité : l'angle droit du pied présente un pan coupé tandis que l'angle gauche à la tête est droit (hauteurs 39,5 cm et 37,5 cm). Il ne contenait aucun vestige osseux ou matériel.


Brie-Comte-Robert, Rue de l'Église - XIXe siècle

Il s'agit de la découverte à la fin du XIXe siècle d'un sarcophage mérovingien en plâtre lors de travaux de pavage (selon F. Rousseau, 1900).


Brie-Comte-Robert, La Sablière - 1856

En 1856, dans l'enceinte du cimetière actuel, sont mises au jour des "urnes funéraires en terre sigilée" et des monnaies en bronze des IIe et IVe siècles. Quelques sépultures à inhumations d'époque mérovingienne auraient également été découvertes.

Vers 1899, deux squelettes sont fouillés à 2,5 m de profondeur avec des clous en fer et un vase en terre grossière en forme d'ampoule près de l'épaule droite du second défunt.


Brie-Comte-Robert, Rue de la Madeleine - 1997

En 1997 a eu lieu une fouille rue de la Madeleine permettant la mise au jour une fontaine gallo-romaine et des habitats ruraux du haut Moyen Âge allant du VIe au IXe siècle. Deux phases d'occupation ont pu être isolées.

Dans la zone d'habitat du haut Moyen Âge, a été retrouvée une sépulture complète d'un immature de 30 mois environ. La fosse est disposée selon une direction ouest-est, tête à l'ouest. Le corps a été placé dans un cercueil, comme le prouve la décomposition en espace vide et les effets de paroi. Le cercueil lui-même a été placé dans une fosse bordée de pierres, à fonction de calage ou de marqueur de surface. De plus, des ossements d'un nouveau-né dont certains encore en connexion anatomique, ont été retrouvés dans le remblai d'un fond de cabane (st. 1).

Ces sépultures doivent être considérées comme des sépultures dispersées au sein de l'habitat.


Bussy-Saint-Georges, Les Coudrais/Les Pigeonnaux - 1993

En 1991 et 1993, au lieu-dit les Coudrais, ont été mis au jour d'importants vestiges d'occupations allant de la Tène moyenne à l'époque carolingienne.

À proximité de la grande enceinte gallo-romaine (Ier s.), à l'est du lieu-dit Les Pigeonnaux, s'installe une réoccupation de faible ampleur au VIIe siècle, composée de regroupements de trois bâtiments avec fours, silos et puits, pouvant correspondre à des hameaux ou à de petites exploitations agricoles. Àl'époque carolingienne, l'occupation se densifie, l'espace est restructuré, les bâtiments deviennent plus vastes et s'alignent le long d'un nouveau chemin. En périphérie, des sépultures d'immatures sont mises au jour.


Bussy-Saint-Georges, Les Dix-huit arpents - 1992

Découverte entre 1991 et 1992, d'un site gallo-romain, mérovingien et carolingien. La fouille livre une seule inhumation (non datée) isolée en bordure de ru. Plusieurs phases d'occupation ont été mises en évidence témoignant d'une certaine pérennité du site.

Quelques sépultures dispersées ont été découvertes au sein de l'habitat dans des structures domestiques, d'autres sont regroupées par deux ou quatre en périphérie mais à proximité de l'habitat. Plus en retrait, une petite nécropole de 35 sépultures a été fouillée sous un grand bâtiment à double nef (lieu de culte ?) mais le lien chronologique est demeuré inconnu (au moins postérieur au IIIe siècle).


Bussy-Saint-Martin, Église Saint-Martin - 1999

À la suite de la découverte de sarcophage lors de travaux en 1967, trois sondages réalisés en 1999 (11 m²fouillés) ont livré, outre des sépultures allant du XIIe au XVIe siècle, des sarcophages mérovingiensconfirmant ainsi les observations antérieures (Petit 1983).

Dans le bas-côté nord, ont été découverts des sarcophages en plâtre dont certains décorés. Dans le choeur a été dégagé un sarcophage trapézoïdal à couvercle plat fait de trois pièces distinctes et portant des traces de décors en rosace à la tête et au pied. Ces sépultures permettent de dater la nécropole des VIe-VIIIe siècles. Les décors de sarcophages relèvent du groupe est-Parisien, probablement produits à Dampmart.


Bussy-Saint-Martin, Rentilly - 1992

Découverte en 1992 d'un site d'occupation gallo-romain, mérovingien et carolingien. C'est sur l'occupation carolingienne, qui s'étend sur plus de 2 ha, que sont retrouvées cinq sépultures à la limite orientale du site (matérialisée au Ier siècle, qui séparait encore les champs de l'espace habité au Xe siècle)


Cannes-Écluses, Les Fainéantes - 1972

Le site, situé en fond de vallée de la Seine, a été découvert en 1918 lors de l'implantation d'un hôpital de campagne. Il a fait alors l'objet de quelques fouilles (Héron de Villefosse 1918), de fouille de sauvetage en 1972 (Lafarge 2012) et de sondages non autorisés dans les années 1970-1980 (Delahaye, Lafarge 2012). Plusieurs cuves de sarcophages ont été observées dont trois ont été redécouvertes en 2010 (Lafarge 2012).

Les cuves sont en pierre tendre, toutes orientées est-ouest. Les sarcophages sont presque tous rectangulaires, monolithes ou composés de deux ou trois éléments et de couvercles plats. On peut noter la présence de sépultures doubles : un sarcophage, recouvert d'une pierre plate de forme inégale, carré au pied et circulaire au niveau de la tête ; un autre sarcophage divisé en deux parties inégales contenait deux squelettes et du mobilier (petite hache en fer, une fibule à rebord ciselé et une pince à épiler en bronze).

Un sarcophage monolithe trapézoïdal recouvert d'une large dalle plate, contenait le squelette d'un adulte. Un seul des sarcophages est décoré avec des stries en arêtes de poisson. Les os ne sont pas en connexion et peu de mobilier a été retrouvé (pillage ?). La sépulture la plus remarquable est celle d'un immature d'une dizaine d'années façonnée dans une borne militaire qui comporte une dédicace datant de 366 et un dessin représentant un homme debout, profil à droite, coiffé d'un bonnet pointu, les avants-bras relevés, habillé d'une sorte de blouse ou de tunique serrée d'une ceinture à double tour, portant sur les jambes des bandes au-dessus du mollet et à la naissance du pied. Une pierre quadrangulaire présentant sur une face une croix « de Malte » inscrite dans deux cercles concentriques était probablement le panneau de tête d'un sarcophage mérovingien.

Il y a également trois autres sépultures construites, la première, une sépulture en coffre de tegulae pour un immature de 7 à 8 ans, accompagné de quelques perles de verroterie bleu et jaune. Une autre sépulture déposée sur le tuf et recouverte pas une voûte de pierres liées au ciment rougeâtre sur laquelle était placée à l'emplacement de la tête, une pierre pyramidale tronquée renversée probablement comme monument.

Enfin, à proximité, un amas de pierres « disposées dans un certain ordre » recouvrait deux squelettes orientés nord-ouest/sud-est, placés dans deux fosses contiguës peu profondes et creusées dans le tuf. Des sépultures sans contenant apparent ont été dégagées, sûrement constituées d'un coffrage en bois ou d'un cercueil à cause de la présence de clous forgés autour des corps. Du mobilier a été dégagé de ces sépultures dont un anneau en bronze, quelques grains de collier, un caillou en forme d'amande percé à la base, de la céramique, des monnaies. En 1972, lors de travaux d'aménagement à proximité, une fosse-dépotoir est observée ainsi que trois fonds de sarcophages et cinq sépultures.

Cette nécropole est à rapprocher de la nécropole voisine de Marolles-sur-Seine “Les Taupes”, tout à fait comparable en terme de chronologie et probablement de taille.


Cély-en-Brière, Les Sablons - 1905

Une sépulture antique a été mise au jour en 1905. Celle-ci était recouverte d'un coffrage de tuiles. Du mobilier accompagnait le défunt : un flacon en verre, un bol en terre noire ainsi qu'une cruche en céramique sigillée probablement d'origine africaine et datée de la première moitié du IIIe siècle.

La nature de la découverte (fortuite) et son ancienneté, tout comme la probable faible surface explorée limitent les possibilités d'études du site.


Chambry, Rue des Prés - 1869

En 1869, un sarcophage en pierre de Varreddes (77) a été découvert et daté du VIIe ou du VIIIe siècle. Il contenait un squelette dans un cercueil de plomb. À côté du sarcophage se trouvaient deux fioles en verre à col étroit et un petit vase bronze oxydé.


Chanteloup-en-Brie, Les Robailles - 2008

La commune se situe sur le plateau briard, au sud-est de Lagny-sur-Marne, sur la rive gauche de la Marne. En 2007, une opération archéologique préventive menée par l'Inrap sous la conduite de N. Mahé a permis de mettre en évidence les vestiges d'un habitat et d'une petite nécropole ainsi qu'une sépulture en contexte d'habitat datés du haut Moyen Âge.

Quarante-cinq sépultures ont été fouillées, dont une seule au sein de l'habitat, l'essentiel des sépultures se partageant en deux zones d'occupation situées en dehors de l'habitat.Un premier groupe de sépultures se dispose en bordure d'une mare tandis que le second se compose de plusieurs rangées de sépultures plus resserrées. Dans ce dernier, les superpositions nombreuses, les orientations différentes, les réductions ou vidanges témoignent d'une gestion plus intensive d'un espace contraint, dont les limites n'ont pas été matériellement identifiées.

Dans la nécropole, le mode d'inhumation correspond à des coffrages de bois, de forme rectangulaire ou trapézoïdale, réalisés in situ. La présence de planches, parfois sur un seul côté, dans certains cas de clous et de pierres de calage sur tout ou partie du coffrage illustrent une certaine diversité dans la mise en oeuvre. La position des individus en décubitus, leur orientation ouest-est (à deux exceptions près), l'absence de mobilier dans les sépultures correspondent aux modes d'inhumation de la fin du haut Moyen Âge.

La mauvaise conservation des ossements n'a pas permis une étude anthropologique sur la nature et l'état sanitaire de la population inhumée. Le NMI s'élève à 44, dont deux en réduction. Aucun recrutement particulier, par sexe ou par âge, ne semble avoir été opéré. Les datations au carbone 14 et la typochronologie permettent d'établir la contemporanéité des vestiges osseux et de l'habitat pour une période des VIIIe-IXe siècles.

La sépulture inhumée au sein de l'habitat se trouve à une centaine de mètres de la nécropole. L'individu est un adolescent, inhumé en décubitus dans une fosse, les membres inférieurs fléchis. La coexistence de ce type de sépulture dispersée avec un espace funéraire regroupé, qui rappelle de nombreux autres sites, évoque une période antérieure à la constitution des cimetières paroissiaux.


Chartrettes, Église Saint-Corneille - 1981

Sous l'église Saint-Corneille, à la jonction du clocher et du transept, ont été retrouvées lors de sondages en 1981, dix sépultures sans contenant apparent, orientées ouest-est, tête à l'ouest. Deux contenaient des vestiges osseux de périnatals ; aucune n'a livré de mobilier. Ces sépultures ont été partiellement détruites par la reconstruction du clocher au XVe siècle. Leur datation précise n'a pu être établie.


Château-Landon, Abbaye Saint-Séverin - 1999

Entre 1995 et 1999 dans l'enceinte de l'Abbaye Saint-Séverin, fondée au VIe siècle, une fouille a été menée à l'occasion de travaux. Elle a permis de mettre au jour une occupation domestique de l'époque carolingienne qui précède l'installation d'une nécropole attestée du IXe au XIe siècle.

Vingt-cinq sépultures ont été dégagées : dans le choeur, quatorze sépultures n'ont livré aucun mobilier ; dans la nef, quatre sépultures contenaient trois adultes et un périnatal dont une avec une obole de Charles le Chauve (IXe siècle) ; enfin dans la salle capitulaire, une quinzaine de sépultures ont été mises au jour dont quatre dans des sarcophages datés du haut Moyen Âge, réutilisés à la fin du XIIe - début du XIIIe siècle.


Châtenay-sur-Seine, La Rigoulotte - 1995

En 1995, cinq sépultures carolingiennes sans mobilier, ont été découvertes au lieu-dit La Rigoulotte.

Elles sont associées à un habitat alto-médiéval comprenant quatre phases. Au lieu-dit Le Merdat, six sépultures ont également été mises au jour en marge de deux zones d'habitat de l'Antiquité tardive et du haut Moyen Âge. Ces sépultures n'ont pu être datées avec précision.


Chelles, Présentation

Le site de Chelles se situe à 20 km à l'est de Paris sur la rive droite de la Marne, bordant la Brie dont elle ne relève pas. Jusqu'au XVIIIe siècle, les bois de la forêt de Bondy environnent le lieu qui est encadré par la Marne au sud et ses anciens bras : la Rivière-de-Chelles et la Rivière-des-Dames formant une île à l'abri des inondations au pied d'une butte témoin dite "la Montagne". La villa regia et l'abbaye se sont développées sur cette île et le village sur le flanc de "la Montagne".

Ainsi, pendant le haut Moyen Âge, trois ensembles coexistent : la villa (ou palais), au sein duquel au tournant du VIIe siècle est attestée une église qui serait à rapprocher d'une chapelle Saint-Martin disparue au XVIIe siècle et dont le seul souvenir demeure dans le nom de la rue du Pont-Saint-Martin ; l'abbaye fondée entre 511 et 545 par la volonté de la reine Clotilde, femme de Clovis 1er sous la forme d'un petit monastère de vierges dédié à Saint-Georges, qui prend toute sa dimension matérielle et spirituelle vers 660 lorsque la reine Bathilde, femme de Clovis II, s'y retire, non sans l'avoir mis à l'abri du besoin et préservé des ambitions futures ; et le village dont on ne sait presque rien.


Chelles, Église Saint-André - 1997

Le site se développe sur le coteau autour de l'église paroissiale Saint-André en particulier le long de la rue Jean-Véron. Les premières découvertes de ce cimetière ont eu lieu en 1877 où "plusieurs sarcophages [...] furent découverts [...] (ainsi que) plusieurs autres sépultures" lors de travaux de terrassements de l'escalier de l'église. L'auteur de ces observations, l'abbé Torchet, ne mentionne pour les sarcophages de plâtre qu'un élément de décor : "une croix de chevalier tracée sur la paroi supérieure d'un sarcophage, mais qui était absolument brisé". Il rapporte également "la présence d'anciennes ruines".

En 1903, E. Chambroux avait observé neuf sarcophages de plâtre avec trois panneaux de tête décorés et aucun mobilier. En 1971, des travaux de restauration dans l'église Saint-André ont donné lieu à la découverte fortuite de sépultures : seize sépultures dont huit sarcophages de plâtre décorés aux panneaux de tête et de pied, certaines avec dépôt de mobilier (datation Ve - début VIIe siècles). D'après les relevés. on compte également dans cet ensemble cinq réductions en sarcophage.

En 1975, des travaux le long de la rue Jean Véron ont mis au jour dix-neuf sarcophages de plâtre et "de nombreux corps enterrés à même la terre". Huit de ces sarcophages étaient décorés à la tête, dont trois avec le même motif. Un exemplaire de décor déborde sur le couvercle. Une réutilisation au minimum est attestée dans l'une des cuves. Une seule sépulture livre du mobilier (ceinture, plaque et contre-plaque, applique et couteau) daté de la deuxième moitié du VIe - fin VIIe siècle.

En 1977, au niveau de l'escalier de l'église, rue Saint-Véron, deux sépultures ont été dégagées : "un jeune homme inhumé dans un linceul et un cercueil en bois qui portait à la tête un anneau en fer" et le "squelette d'une jeune fille enterrée à même la terre" avec du mobilier (collier, boucle d'oreille, bracelet et pendeloque, datés par les auteurs du VIe siècle). Au total, on compte quarante-six sarcophages de plâtre à décors de type parisien (tous comparables à des décors de Saint-Germain-des-Prés) pour plus d'une cinquantaine de sépultures dont seules trois ont livré du mobilier associé au dépôt funéraire. On compte au moins six réductions.

Tout porte donc à croire que dès l'origine Saint-André est l'église du lieu avec une assez vaste nécropole associée peut-être paroissiale dès l'origine. Malgré l'observation en 1988 au lieu-dit Château Gaillard (actuelle gendarmerie) de fosses et silos des X-XIe siècles, l'habitat associé à la nécropole Saint-André est très mal localisé, probablement très étendu et peu dense.


Chelles, Abbatiale Notre-Dame - 1977

L'abbatiale Notre-Dame est connue par la documentation historique. Malgré des sondages réalisés en différents points de 1969 à 1977, l'église est difficilement localisable, en particulier pour le haut Moyen Âge. Des sarcophages et sols de plâtre associés plus ou moins contemporains entre eux ont été observés, couverts par un sol carolingien en mortier (informations J. Ajot, avril 2015). Un sol de dalles de plâtre qui pourrait dater du Bas Empire (IVe siècle ?) surmonte des sols de mortier du Haut Empire. Des sépultures sont attestées, malheureusement, il est très difficile actuellement d'en évaluer le nombre.

La présence de sarcophages de plâtre à décor du groupe parisien, VIIe siècle, est attestée ainsi que de fosses maçonnées médiévales (XIIe siècle). Si des sols entre le IVe siècle et l'époque carolingienne ont été observés, aucun plan n'est connu ni pour l'église mérovingienne, ni pour la reconstruction de Gisèle (soeur de Charlemagne et abbesse de Chelles entre 788-810), ni pour les cimetières associés, trop peu documentés. Les plans restitués de l'église correspondent au bas Moyen Âge - Époque moderne (cf Ajot, Berthelier Ajot 1998 ; CAG 77 : 433).


Chelles, Chapelle Saint-Martin, Villa Regia

La villa n'a livré aucun vestige archéologique si ce n'est quelques sépultures autour de la rue du Pont-Saint-Martin qui pourraient étayer l'hypothèse d'un lieu de culte à cet emplacement. La Villa Regia elle-même n'est qu'hypothétique, on ne sait rien des formes architecturales qui s'y développaient, mais il est probable qu'elle ait pu avoir une forme proche d'une grande et riche villa gallo-romaine. D'après les plans publiés en 1998 (Premiers monuments chrétiens de la France, Tome 3) la villa aurait abrité un lieu de culte dédié à Saint-Martin et peut-être une nécropole associée.


Chelles, rue du Tir, ZAC de la Tuilerie - 2004

Le site de la ZAC des Tuileries a été largement reconnu à travers une série de découvertes fortuites et de diagnostics entre 1991 et 2002. Une fouille programmée a été menée en 2003-2004 et a défini quatre grandes phases d'occupation de la première moitié du Ier siècle à la fin du VIIIe siècle.

Le site, abandonné au début du Ve siècle, est réoccupé durant le VIIe siècle; dans ce contexte, ont été mises au jour deux sépultures à proximité d'un vaste four domestique.


Chelles, Église Saint-Georges - 2015

L'église Saint-Georges est probablement l'église primitive de Clotilde, elle-même prolongée par Sainte-Croix, plus tardive (postérieure au XIIIe siècle - Charamond 2002). Saint-Georges et ses abords livrent des occupations funéraires connues archéologiquement depuis les années 1960. En mai 1994, une surveillance de tranchée d'installation du gaz rue Eterlet a permis l'observation, 30 à 60 cm sous la

chaussée, de deux cuves de sarcophages de plâtre de part et d'autre du grand portail du collège Weczerka (un décor sur paroi latérale d'un type connu à l'église Saint-Georges - fouilles Ajot 1983-1986) qui font partie d'un même ensemble funéraire au nord de l'église Saint-Georges.

Les fouilles menées à l'intérieur de l'église ont fait l'objet de quelques rapports par J. Ajot (1983,1984, 1986). Environ 48 cuves de sarcophages, dont six en plâtre décorées et cinq en pierre (dont un

décoré), accompagnées de quatre sépultures maçonnées médiévales. L'église Saint-Georges existant au début du VIe siècle est reconstruite dans la deuxième moitié du VIIe siècle et ne semble pas avoir évolué architecturalement avant une nouvelle reconstruction au XIIIe siècle. La crypte en revanche est probablement tardive (Ajot 1984 : 31). Associée à la nécropole de l'abbaye mérovingienne, l'église est peut-être fondée comme église funéraire par Clotilde en lien avec la villa royale et agrandie lors de la refondation de l'abbaye par Bathilde vers le milieu du VIIe siècle qui y est enterrée en 680 (CAG : 430, 431). L'ensemble des indices au niveau du collège Weczerka, de la rue Eterlet entre l'avenue de la Résistance et le n°21 (n°34 à 22 au nord) correspondent au même ensemble.

Une nouvelle fouille réalisée en 2015 apportera de nouveaux éléments complétant ces données. À l'heure actuelle, seuls trois sarcophages (S136 ; S264 et n°2 de 1995) présentent des décors. Les trois sont atypiques avec des décors sur les panneaux latéraux qui font écho aux décors de sarcophages de pierre de Picardie avec entrelacs, frises et rosaces. Ils sont probablement produits localement et correspondent certainement à des sépultures de qualité.


Chessy, Le Bois de Paris - 1992

Sur le plateau de Chessy, au lieu-dit le Bois de Paris, de nombreuses fouilles ont permis de mettre en

évidence plusieurs phases d'occupation, de La Tène II/III tardive à l'époque carolingienne.

En 1992, dans la zone d'occupation mérovingienne qui succède à la villa gallo-romaine, onze sépultures dispersées ont été mises au jour. Huit étaient regroupées près de la grange gallo-romaine, orientées est-ouest : l'une d'elle contenait quatre individus (deux hommes et deux femmes) dont deux dans un cercueil trapézoïdal en bois et les deux autres, réduits ; une autre renfermait le squelette d'un individu en décubitus dorsal et les restes d'un autre en réduction. Enfin, trois autres sépultures étaient dispersées : l'une près du bâtiment principal, une autre près du fossé bordier du chemin occidental (position "foetale" atypique) et la troisième au bord de la mare septentrionale.

Une nouvelle zone d'habitat carolingienne se développe, à laquelle peuvent être associées cinq sépultures peu profondes, mal conservées et situées sur la bordure orientale de l'enclos.


Coulommiers, Avenue de la République - 1968

Ce site correspond à la découverte en 1968, avenue de la République, d'une sépulture orientée est-ouest,tête à l'ouest, d'un individu adulte dolichocrâne, allongé sur une couche de cendres et de petits charbons de bois. À noter, la présence d'un coussin céphalique fait de deux pierres meulières.

Malgré l'absence de mobilier, elle fût datée de l'époque mérovingienne par M. Garnier. Néanmoins, si ce type d'inhumation correspond bien aux modes funéraires du haut Moyen Âge, aucun élément de datation fiable ne peut, en l'état des données, être avancé.


Coulommiers, Église Saint-Denis - 1968

En 1968, des fouilles ont été réalisées suite à la démolition de l'ancienne église Saint-Denis. Les observations faites à l'époque ont révélé des zones d'habitat et d'inhumations attribuables à plusieurs périodes, de l'époque gauloise au Moyen Âge. Une centaine de sépultures gallo-romaines sont mentionnées. Un plan de M. Garnier et A. Bacques (conservé au Musée de Coulomniers) figure à l'emplacement du choeur un cimetière mérovingien constitué de sépultures sans contenant apparent de trois adultes et onze immatures.


Crégy-les-Meaux, Cour de l'école - 1950

Il s'agit d'une découverte fortuite datant des années 1950, dans la cour de l'école, près de l'église Saint-Laurent, de plusieurs sarcophages en pierre et en plâtre à 2,20 m de profondeur.


Crouy-sur-Ourcq, Masure Goujon - 1874

Une découverte fortuite a donné lieu, en 1874, à une fouille. Neuf tranchées de sondage ont été effectuées, plusieurs sépultures ont été dégagées, orientées nord-sud, certaines en coffrage de pierres.

Elles contenaient une douzaine de squelettes, allongés selon une direction est-ouest, tête à l'ouest. Trois d'entre eux avaient un calage céphalique composé de pierres et trois sépultures contenaient plusieurs individus. Elles n'ont livré aucun mobilier à l'exception d'une hache polie. Selon l'abbé Denis, l'absence de mobilier permettait de dater cette nécropole du haut Moyen Âge voire de l'époque carolingienne. À l'heure actuelle, aucun élément de datation fiable ne peut, en l'état des données, être avancé.


Dammarie-les-Lys, Avenue du Maréchal Foch - 1968

En 1968, des restes d'un sarcophage en pierre tendre sans couvercle et vide ainsi qu'un groupe de sépultures d'orientations diverses ont été découverts.


Dammarie-les-Lys, La grande pièce ou La plaine du Lys - 1873

En 1873, à 300 m de la nécropole de Melodunum, un sarcophage isolé en pierre tendre a été découvert dans une sablière. Il était orienté nord-sud, exécuté à la scie et au marteau, non décoré et présentant un couvercle de pierre. Il contenait le squelette d'un immature de 4-5 ans, deux vases, un maillet de bois de cerf posé sur le corps et une hachette à douille en fer. La sépulture contenait également un moyen bronze de Néron ou de Domitien et une quinzaine de clous à tête ronde. Le mobilier, datant la sépulture du Bas-Empire, est conservé au musée de Melun.


Dammartin-en-Goële, La Butte du Château - 1963

En 1963, au sommet de la butte du château, une nécropole mérovingienne a été découverte. Dix sarcophages en plâtre ont été mis au jour, orientés ouest-est. Ils ont livré peu de mobilier : des élémentsen fer indéterminés, quelques tessons de céramiques gallo-romaine et mérovingienne, des fragments de tuiles gallo-romaines, quelques éclats de verre et un crochet en bronze.


Dampmart, Le Champs Breton - 1966

Trois sépultures ont été découvertes fortuitement dans une sablière et ont fait l'objet d'une fouille en 1966. Elles étaient orientées nord-est - sud-ouest. La première sépulture ne contenait que des fragments d'un pied gauche, une poterie grise ainsi qu'un clou en fer. La seconde ne comportait qu'une céramique.Le comblement de la dernière comprenait de nombreuses pierres, disposées aux angles du creusement.Le défunt reposait en décubitus, les os de l'avant-bras droit sur le bassin et les gauches sur la cuisse.Derrière le crâne se trouvaient une écuelle à engobe orangé ainsi qu'un bol en sigillée d'Argonne et un vase en terre grise sous le coude droit. Le mobilier, qui a été conservé au musée de Lagny-sur-Marne,permet de dater ces sépultures du milieu du IVe siècle.


Dampmart, Église Saint-Médard-et-Sainte-Anne, rue de l'Abreuvoir - 1965

Le site se situe à Dampmart, dans le fond de vallée de la Marne. Une succession de sondages (surface d'environ 300 m²), réalisés entre 1961 et 1965 par des membres du Cercle d'étude archéologique et historique du pays de Lagny (notamment P. Eberhart) a permis de reconnaitre une nécropole médiévale installée sur une nécropole mérovingienne (fin VIe-VIIe siècles), au niveau de l'église Saint-Médard-et-Sainte-Anne.

En 1964, des sondages ont été effectués à l'intérieur de l'église et dans le presbytère. Après la démolition de l'édifice, une ouverture plus large a été pratiquée sous le bas-côté sud et à l'extérieur.

Le nombre de sépultures dégagées est approximativement de 113 inhumations, toutes époques confondues. Les 62 sépultures datées comme mérovingiennes correspondent à 46 sarcophages de plâtre, quatorze sans contenant identifié, deux en cercueils, deux en coffrages (dont un foetus). Au dessus, les fondations d'une première église préromane à abside semi-circulaire (IXe-XIe siècles) ainsi que les vestiges de moules à cloches médiévaux ont été mis au jour. De plus, de nombreuses sépultures en cercueil ont également perturbé les sépultures mérovingiennes, notamment dans le choeur de l'église où elles sont installées sur deux niveaux et datées jusqu'au bas Moyen Âge. On en trouve également autour de l'édifice, datées jusqu'aux XVIIe-XVIIIe siècles.

La nécropole se prolongeait vers le sud et l'ouest de l'édifice. Les sarcophages de plâtre, bien que très perturbés et souvent violés, restent en bon état de conservation. On observe fréquemment les restes de morceaux de couvercle, certains avec décors. Cinq ensembles de décors relevant du groupe est-parisien ont été observés, notamment ceux de la sépulture n°4 (fouille de 1964-1965) présents sur les parois de tête et de pied et sur les faces extérieures et intérieures, décors que l'on retrouve à Bussy-Saint-Martin. Il s'agit de sarcophages produits localement, coulés à même la fosse, et non transportés. Lors d'un sondage complémentaire sur le site, ont été trouvées les traces de cette activité avec une aire de cuisson du gypse qui était "scellée par un sarcophage en plâtre moulé" (Ajot 1988). Les squelettes étaient mal conservés et avaient subi de nombreuses perturbations, ce qui n'a pas permis d'établir une estimation du nombre de squelettes, ni d'apprécier la densité et l'importance des remplois et vidanges effectués.

Concernant le mobilier mérovingien, le site n'est pas des plus riches, toujours du fait des nombreuses perturbations. L'ensemble du mobilier connu ne semble guère antérieur à la fin des VIe-VIIe siècles.

La sépulture n°8 inhumée en sarcophage de plâtre (sondage de 1964-1965) est, néanmoins, particulièrement riche : trois fibules (ansée, polylobée et en croix), quatre épingles dont deux à boules, une chaîne en fer autour de la taille, un ensemble de plaque-boucle, contre-plaque et plaque dorsale, une bague et une perle en terre cuite. Cette sépulture daterait de la première moitié du VIIe siècle. À noter aussi la découverte de plusieurs fragments de plaquettes en os à décor d'ocelles et de stries sur le site. Un foetus trouvé en 1961 semble même avoir été déposé dans un coffret décoré de ces plaques à proximité d'un sarcophage.

En 1972-1973 un sondage est réalisé au sud sur la parcelle 187 (aujourd'hui 256), il a mis au jour sept sarcophages de plâtre moulés en fosse, non décorés, quelques éléments de réductions de sépultures, une à deux sépultures en "pleine-terre" et un four à plâtre (minutes Ajot 1972-73).


Doue, Versant Est de la Butte de Doue - 1961

La première découverte du site a eu lieu en 1913 avec la mise au jour de deux squelettes.

En 1960-1961, des fouilles menées par M. Garnier ont permis de découvrir une nécropole mérovingienne de douze sépultures. Une sépulture contient les restes de deux sujets en connexion (superposition de squelettes). Une sépulture multiple se composait d'une femme et deux immatures de part et d'autre (un nouveau-né et un immature de 3 ans). Un squelette portait des traces d'une blessure au crâne. Les inhumations ont livré un mobilier peu abondant (une contre-plaque damasquinée, une rosace en bronze et une contre-plaque en fer) mais datant.


Échouboulains, Ferme de la Recette - 1974

Les premières découvertes remontent à la fin du XIXe siècle avec la mise au jour "de cercueils de pierre renfermant des squelettes ayant au doigt un anneau".

En 1900, lors de la reconstruction de la grange de la ferme, plusieurs sarcophages (présentant des décors de stries à obliquité alternée) furent détruits.

Entre 1971 et 1973, les divers travaux d'aménagement de la ferme mirent au jour trois sarcophages en calcaire décorés de stries à obliquité alternée, un sarcophage en calcaire au décor de croix montée sur une hampe avec des feuilles de palmier qui figurent un arbre de vie et plusieurs sépultures sans contenant apparent disposées sur cinq niveaux.

En 1975, sept nouvelles sépultures furent découvertes, dont deux en coffrage de pierres posées de chant. Les limites de la nécropole semblent être atteintes. La nécropole comporte une cinquantaine de sépultures, dont au moins six sarcophages de calcaire. Toutes les sépultures étaient orientées la tête à l'ouest.

Une étude anthropologique a été entreprise par J.-Cl. Leblay sur 45 individus. Quatorze adultes ont été dénombrés (huit hommes et six femmes) ainsi que trente immatures. La nécropole est datée du haut Moyen Âge, des VI et VIIe siècles pour les sarcophages et des VIIe-Xe siècles pour les sépultures sans contenant apparent.


Égligny, Abbaye de Preuilly - 1856

En 1856, dans le choeur de l'abbaye de Preuilly, est découvert un sarcophage trapézoïdal en calcaire (longueur 1,95 m, largeur de 0,31 à 0,59 m, hauteur 0,38-0,39 m et épaisseur de 0,05 à 0,07 cm). Toutes les parois de la cuve sont décorées de deux bandes de stries à obliquité alternée. Le couvercle en deux éléments est plat, en plâtre armé par des lattes de bois et portant le même décor.

Ce sarcophage mérovingien est considéré comme celui de Jean de Chanlay, évêque du Mans, mort en 1291. Il semble s'agir d'un sarcophage mérovingien remployé au XIIIe siècle. Le couvercle aurait été rajouté à cette époque.


Étrépilly, Mondrival - 1889

En 1889, l'abbé Bonno mène une fouille au lieu dit Mondrival et met au jour une nécropole composée de onze sépultures parallèles, orientées est-ouest et réparties sur deux rangées. Seules deux d'entre elles contenaient un squelette complet. Le mobilier associé (vases à libation de type poculum, plats en terre rouge, fragments de verre et un denier de Constantin) est daté du Bas Empire. La présence de nombreux gros clous en fer permet d'envisager des inhumations en cercueil.

La pérennité de la nécropole à l'époque mérovingienne est probable du fait de la découverte d'une sépulture mérovingienne (avant 1940) dans laquelle fut découverte une boucle en bronze du Ve siècle (conservée au MAN).


Faremoutiers, Maison bourgeoise de l'église abbatiale - 1989

L'abbaye de Faremoutiers, sans doute à l'origine du village, a été fondée au début du VIIe siècle par Sainte Fare (Burgondofara, soeur de l'évêque de Meaux). Une voie romaine a formé la rue principale du village allant de Paris à Troyes.

Des fouilles menées en 1989 dans la continuité de l'église abbatiale, mirent au jour les vestiges d'une occupation gallo-romaine. Deux sarcophages monolithes trapézoïdaux en pierre calcaire sont dégagés et datés des VIIe-VIIIe siècles. Des fragments d'un couvercle décoré de stries sont également découverts. Entre les deux sarcophages, une sépulture sans contenant apparent non datée a été dégagée. Enfin, à l'angle de la chapelle latérale sud et de la tour carrée, ont été découvertes trente sépultures en cercueil et sans contenant apparent. Quatre d'entre elles comportaient un coffrage de pierres maçonnées au mortier et se trouvaient au même niveau que les sarcophages. Un sarcophage contenait le squelette d'un individu, le deuxième, contenait quant à lui trois squelettes et d'autres ossements en réduction.


Ferrières-en-Brie, Le Vieux Cimetière - 1995

En 1995, une découverte fortuite dans l'avenue de Paris met au jour des sarcophages en plâtre. Un diagnostic récent sur le lieu-dit "Le Vieux Cimetière" n'a cependant livré aucun indice funéraire.


Ferrières-en-Brie, ZAC des Hauts de Ferrières, Le Nid de la Grive, La Remise aux Parisiens - 1997

Le village se situe en fond de vallée, sur la rive droite du ru de la Brosse. Au nord, sur le plateau, l'implantation d'une ZAC a donné lieu à l'organisation de plusieurs opérations archéologiques préventives qui ont mis au jour une importante occupation du haut Moyen Âge depuis les Ve-VIe siècles jusqu'au VIIe siècle. Une seconde occupation aux IXe-Xe siècles se développe vers l'est (secteur I).

Dans le secteur II, situé au sud-ouest, 25 inhumations (orientées est-ouest) ont été découvertes, allant du VIIIe aux XIe-XIIe siècles. Quatorze sépultures comportaient des traces de coffrages en bois, tandis que la très grande majorité des ossements avaient disparu à cause de l'acidité du sol.

Deux fossés à l'ouest semblent dresser une limite (six sépultures s'alignent sur ce fossé au nord) et ménagent également une entrée à la nécropole. Elle pourrait être liée à l'habitat localisé plus à l'ouest (secteur I), son fonctionnement s'étalant du VIIIe aux XI-XIIe siècles.


Fresnes-sur-Marne, Carrière Mourret - 1992

Le site fouillé par les archéologues de la SHALE est situé sur la rive droite de la vallée de la Marne. Il est bordé au sud à 450 m par le cours actuel de la rivière et se trouve à environ 500 m de la confluence de la Marne et de la Beuvronne.

Un sauvetage d'urgence organisé en 1992 a permis la découverte, outre des habitats néolithiques et laténiens, de trois sépultures qui s'ajoutent à trois autres fouillées en 1990. Ces sépultures sont datées grâce aux céramiques associées du IVe siècle. Elles n'ont pas fait l'objet d'une étude poussée dans le cadre du rapport de fouille.

Trois orientations différentes sont observées : quatre suivent une orientation est-ouest, une selon l'orientation nord-est-sud-ouest et enfin une orientée nord-sud. Les corps sont inhumés en pleine-terre dans des fosses rectangulaires ; la présence de clous dans la sépulture 230 évoque un cercueil de bois.

Deux sépultures (213 et 240) n'ont livré que peu de mobilier (tessons et élément métallique indéterminé). La sépulture 230 contenait un flacon et un gobelet de verre situés de part et d'autre de la tête de l'individu inhumé, ainsi qu'une cruche en terre et une coupe en sigillée d'Argonne. La présence de petits clous aux pieds de l'individu est un indice important de la présence de chaussures. L'individu 230 serait de sexe féminin et les deux autres de sexe masculin, mais il est impossible de valider ces hypothèses en l'absence d'une étude ostéologique fiable.


Germigny-l'Évêque, Carrières de Rezel - 1863

Des sarcophages en pierre auraient été trouvés dans les carrières de Rezel, sans autre indication de datation.


Germigny-sous-Colombs, Église Notre-Dame - 1869

Près de l'église Notre-Dame, en 1869 et au début du XXe siècle, une nécropole gallo-romaine aurait été reconnue, avec la mise au jour de sarcophages, de vases et de vestiges osseux.


Gironville, Les Longs Réages - 1950

Le père d'un certain M. Jeannotin aurait découvert dans les années 1950, des sarcophages et l'emplacement d'une villa gallo-romaine.


Gravon, Le Trou Madame -1981

Le site est localisé dans la plaine alluviale de la Seine. Lors de travaux d'exploitation d'une sablière en 1981, deux sépultures gallo-romaines furent partiellement détruites. Une intervention de sauvetage menée par P. Gouge a permis d'effectuer quelques observations. Les sépultures sans contenant apparent étaient orientées est-ouest. Les vestiges osseux, en très mauvais état, correspondaient à deux individus adultes. Une seule sépulture contenait du mobilier : quatre clous en fer, des tessons d'amphorette et une penture de coffre en fer.


Grisy-sur-Seine, Les Méchantes Terres - 1987

Ce site est localisé dans la plaine alluviale de la Seine. Il a été fouillé préalablement à l'exploitation d'une sablière en 1986-1987. Des occupations datant du Néolithique, de la Protohistoire et du haut Moyen Âge ont été identifiées.

Onze inhumations sans contenant apparent ont été mises au jour, formant un alignement. Elles contenaient les squelettes de cinq adultes et six immatures et étaient dépourvues de mobilier. La présence de clous et les observations taphonomiques semblent indiquer la présence de coffrages en bois ou cercueils. Cette petite nécropole est attribuée à l'époque carolingienne, entre le IXe et le Xe siècle, sans lien avéré avec l'habitat mis au jour.


Héricy, Rue Barbeau et rue de la Carrière - 1970

À 100 m, à l'ouest de l'église, une sépulture a été découverte lors de travaux à l'angle des rues Barbeau et de la Carrière. Le défunt, tête à l'ouest, se trouvait dans une fosse recouverte de dalles. Le remblai était riche en tessons de céramique gallo-romaine et en tegulae.


Héricy, Église Sainte-Geneviève - 1986

Lors de travaux d'assainissement à l'intérieur de l'église Sainte-Geneviève en 1986, trois sépultures furent découvertes. Une étude ostéologique a été menée par J.-C. Le Blay.

La sépulture 1, contenant un individu masculin, est dotée d'un coffrage de blocs de calcaire et meulière et de tuiles. Une boucle ovale à ardillon scutiforme est associée à deux rivets scutiformes (type 118 de la chronologie normalisée, VIe siècle). Un anneau, un ardillon scutiforme et deux monnaies (une entre les fémurs, l'autre dans la bouche) ont été également découverts.

La sépulture 2 contenait un individu féminin ainsi qu'une boucle ovale à ardillon droit située au dessus de l'os coxal droit, une épingle et des clous sont également présentes. La décomposition des corps semble s'être faite en espace colmaté. Ces deux inhumations sont attribuables au VIe siècle.

Ces sépultures font écho à de nombreuses découvertes depuis le XIXe siècle qui attestent l'existence d'un noyau antique ou alto-médiéval à l'emplacement de l'ancien cimetière entourant l'église Sainte-Geneviève.


Héricy, Anciens Remparts - 1895

Le village d'Héricy se situe sur la rive droite de la Seine et s'étend dans la plaine alluviale.En 1895, au sud-est de la commune, à peu de distance des anciens remparts, a été découverte une petite nécropole du Bas Empire, dans une carrière de calcaire.

Quatre squelettes ont été mis au jour, reposant en décubitus, tête à l'ouest. La présence de gros clous comportant des traces ligneuses permet d'envisager la présence de cercueils. Un des squelettes présente une entaille sur le frontal. Outre ces inhumations, quatre urnes funéraires ont été mises au jour. L'une d'elles, remplie de cendres, contenait deux monnaies. Un abondant mobilier a été exhumé : deux coupes en terra nigra, quatre vases en terra rubra, une coupe et deux verres à pied (dont un décoré de serpents) en verre, une fibule, un collier en bronze, deux bagues, un bracelet serpentiforme et un bracelet rond en bronze, deux bracelets plats, des perles, un fer de lance, deux plaques et deux boucles de ceinture en bronze, et sept monnaies (cinq Constantin, deux Arcadius).

Ce mobilier a permis d'attribuer cet ensemble au IVe siècle. Par la suite, neuf céramiques au moins ont été mises au jour lors des travaux dans la carrière.


Hermé, Hameau des Chaises, Toury - 1925

Le site est situé à l'est du hameau des Chaises, près de Toury, sur la rive droite de la Seine.

En 1925, une nécropole mérovingienne est découverte dans une sablière. Deux cents sépultures sanscontenant apparent orientées est-ouest ont été mises au jour ainsi que deux sarcophages. Le premier, en pierre, trapézoïdal (longueur 2 m, largeur tête 0,67 m, largeur pieds 0,33 m, hauteur 0,50 à 0,33 m et épaisseur 0,07 m) était décoré selon le type bourguigno-champenois. Il contenait les squelettes de deux individus avec des boucles de ceintures en fer. Le deuxième sarcophage est en plâtre, brisé en deux fragments. Tous les deux ont été déposés au musée du Provinois, de même que le mobilier. Des éléments de parure ont aussi été découverts (fibule, bague en bronze) ainsi que des accessoires vestimentaires (plaque-boucle). Le mobilier est daté des VIe-VIIe siècles.


Jaulnes, Rue Saint-Liesne - 1869

Le village de Jaulnes est situé de part et d'autre de la vallée de la Seine. Il est connu dans les textes depuis 726 sous le nom de Jonna in pago Senonico. Une petite agglomération s'est développée aux abords du gué, à l'emplacement du village actuel. Les travaux d'aménagement d'un lotissement pavillonnaire de la rue Saint-Liesne ont conduit à la découverte d'une nécropole mérovingienne.

Deux sarcophages en pierre calcaire tendre ont été mis au jour. Pour le premier, seule la paroi de tête était conservée, une ligne droite horizontale était gravée à 6 cm de la base, le reste ayant été détruit lors des travaux. Il semble pouvoir être daté du VIIe siècle. Pour le deuxième, seule la paroi de pied a été conservée. Il a été daté du VIe siècle. Il présentait des stries obliques sur toute la surface.

Quatre inhumations sans contenant apparent ont pu être observées sans avoir été documentées.

Dès le XIXe siècle, des vestiges d'une nécropole mérovingienne avaient été signalés près du cimetière actuel, plusieurs sarcophages ayant été trouvés, brisés et dispersés. Selon l'abbé Bonno, une fibule digitée conservée au musée de Chelles et un collier de perles y avaient été découverts. Un sarcophage entier a été acheté par la ville de Provins et exposé au musée du Provinois. Ce sarcophage en calcaire blanc très fin est décoré sur les parois latérales de quatre bandes de stries à obliquité alternée. Sur la tranche du panneau de tête, on peut lire l'épitaphe d'un prêtre : Genesius prber ob VIII, daté de la seconde moitié du VIe - début VIIe siècle.


Jouarre, Place Saint-Paul et rue du Petit Palais - 1993

En 1993, des travaux d'assainissement ont été surveillés du 18 au 24 mai notamment par le service du SRA et l'association ADHAJE. Le tracé d'assainissement fut modifié Place Saint-Paul pour ne pas détruire les vestiges.

Cette surveillance a permis de repérer sur 16 mètres linéaires un mur noté Z orienté est / ouest. Ce mur laisse à penser qu'il correspond à un mur de fondation nord de l'église mérovingienne. Ces observations semblent prouver la présence d'un édifice de plus vastes dimensions et possédant trois nefs. Cela a permis aussi de mettre au jour 4 sarcophages non décorés, le long de ce mur de fondation. Les sarcophages A et B sont mentionnés en plâtre.


Jouarre, Cryptes de l'Abbatiale - 1979

Sous la surface des cryptes Saint-Paul, une surveillance archéologique permit de découvrir les anciens sols primitifs à base de mortier rose relativement étanche,des maçonneries en petits appareils liés au mortier de teinte ocre foncé derrière les maçonneries de blocage du XVII e siècle. Le sarcophage d'Agilbert fut examiné et l'on découvrit le motif du panneau de tête composé du christ en majesté dans une mandorle entouré des symboles tétramorphes. Cet exemplaire est le plus ancien connu à ce jour en France. En déplaçant la dalle du gisant du sépultureau d'Osanne, le contenu fut inventorié. Il fut découvert une petite croix dorée formant agrafe (fibule). Derrière le sépultureau d'Osanne, la surprise fut de taille en découvrant le sarcophage non connu à ce jour du fondateur du monastère Adon décédé vers les années 635.

Les cryptes Saint-Ebrégisile subiront le même procédé technique par radier et feuille de plomb pour isoler des remontées capillaires en 1988. Une surveillance archéologique aura aussi lieu en amont de ces travaux.

Les sarcophages conservés dans la crypte Saint-Paul ont pu être ouverts et observés.Les défunts et défuntes appartenaient aux membres fondateurs de l'abbaye dont dépend l'église. L'un des sarcophages en pierre date de l'époque carolingienne : le cénotaphe est orné d'une double rangée de coquilles entre lesquelles s'insèrent des tiges à fleurons opposés. Un sarcophage du VIIe siècle comporte, sur son panneau de tête, un christ en majesté dans une mandorle entouré des symboles tétramorphes, tandis que la paroi latérale ouest présente une scène du jugement dernier. Sur le couvercle des rinceaux sont gravés (sculptés ?).

Dans la crypte Saint-Ebrégisile, voisine de la précédente et construite pour l'agrandir, deux autres sarcophages étaient encore en place.


La Ferté-sous-Jouarre, Église Saint-Martin - 1895

Des traces d'une nécropole du haut Moyen Âge ont été retrouvées aux alentours de l'église Saint-Martin, notamment des sarcophages en pierre et en plâtre qui ont été retrouvés au cours du XIXe siècle.

D'autres sarcophages furent identifiés dans la cave d'une maison ("Pommier") et lors de la réfection du chemin vicinal de Saint-Martin. Des découvertes eurent encore lieu jusqu'en 1895.


Lagny-sur-Marne, Square Jeanne d'Arc - 1969

Dans la première moitié du XXe siècle, lors de travaux, ont été mis au jour de nombreux ossements et deux sarcophages derrière l'abbatiale Saint-Pierre. En 1969, P. Eberhart a pu observer les fondations d'une église antérieure (l'église Saint-Pierre est mentionnée au VIIe siècle comme étant fondée par Saint-Fursy) à l'église actuelle Notre-Dame-des-Ardents-et-Saint-Pierre, fondée au XIIIe siècle, ainsi que des inhumations médiévales. Les remblais étaient riches en céramiques gallo-romaines et carolingiennes.


Lagny-sur-Marne, Avenue Grouard - 2011

La nécropole est implantée au sommet du versant sud de la vallée de la Marne sur l'ancien territoire de Saint-Denis-du-Port qui fut rattaché à la commune de Lagny-sur-Marne en 1846. Une église et son cimetière, attestée au XVIIe siècle et détruite au XIXe siècle sont mentionnées mais leur localisation est approximative, à 500 m au sud-ouest du site. Le cimetière actuel est situé de l'autre côté de la route par rapport à l'emprise archéologique.

Un projet de construction avenue Grouard a été l'occasion de fouiller cet important cimetière mérovingien daté du Ve au VIIIe siècles. La fouille s'est déroulée en trois phases distinctes allant de novembre 2010 à novembre 2011. Elle a permis de mettre au jour 275 sépultures, sur un territoire où les exemples de complexes funéraires mérovingiens sont très rares.

En 1967, à l'occasion de la construction de bâtiments annexes au collège, huit sépultures sans contenant apparent, orientées est-ouest avaient déjà été repérées, livrant un mobilier daté du VIe siècle Les recherches actuelles révèlent l'importance de la nécropole. Si 275 sépultures ont été fouillées, leur nombre devait être au moins le double au vu des nombreuses zones détruites par les constructions postérieures à son abandon et du fait qu'une seule limite est clairement reconnue. Le mobilier trouvé dans les sépultures date de la fin du Ve siècle à la première moitié du VIIe siècle de notre ère. Cette période est très courte par rapport au nombre de sépultures découvertes, ce qui implique une utilisation très importante de la nécropole.

La nécropole est représentative des grandes nécropoles de cette époque. L'organisation s'est effectuée selon des rangées axées nord-sud dans lesquelles les sépultures s'intègrent de manière dense : souvent quelques centimètres séparent les fosses. Par ailleurs, plusieurs d'entre elles comportent les réductions de plusieurs individus.

Les corps ont généralement été inhumés sur le dos avec la tête vers l'ouest. Les mains sont disposées sur le bassin ou de part et d'autre de celui-ci. Les individus ont été déposés dans un coffrage de bois construit directement dans la fosse, parfois aménagée de pierres. Au sein de ces aménagements, quelques fragments de sarcophages ont été repérés.

Les nombreux objets associés aux squelettes semblent indiquer que les défunts étaient habillés lors de leur inhumation. Presque la moitié des sépultures en contiennent. Il s'agit principalement de parures (colliers de perles, bagues ou anneaux, boucles d'oreilles) ; ou d'accessoires vestimentaires (fibules, boucles de ceinture ou plaque-boucle, fermoir d'aumônière et lames de couteaux).


La Grande Paroisse, Les Sureaux - 1986

Le site se trouve en fond de vallée de la Seine, sur la basse terrasse. Fouillée de 1984 à 1986, la nécropole est associée à un site d'habitat rural carolingien. Elle se situe sur la bordure occidentale du site et est bordée à l'ouest par un bâtiment sur solin à abside qui pourrait correspondre à une chapelle.

Elle comprend neuf sépultures, six étant regroupées au sein d'un espace enclos par des fossés, les autres sont dispersées dans l'habitat, à proximité des structures domestiques.

Les ossements humains sont en très mauvais état de conservation, seules trois sépultures ont livré des vestiges osseux pouvant être documentés. Par ailleurs, un certain nombre d'ossements correspondant à des dispersions tardives (labours) a été trouvé dans les sédiments remaniés de couverture permettant d'envisager une nécropole plus importante.


La Grande Paroisse, La Montagne Beugnères - 1954

Au lieu-dit "La Montagne Beugnères", à flanc du coteau méridional de la vallée de la Seine, lors de travaux de fondation d'une maison, a été mis au jour un sarcophage trapézoïdal en calcaire blanc contenant des ossements humains (Longueur 1,96 m, largeur tête 0,64 m, largeur pieds 0,36 m et hauteur 0,44 m).

Le couvercle, en bâtière, était fragmenté. Les parois latérales étaient ornées de trois bandes de stries horizontales, à obliquité alternée ainsi que deux bandes de stries verticales à chaque extrémité. Celui-ci a été daté du VI - début VIIe siècle et proviendrait de l'Yonne (89). Il a été classé Monument Historique et entreposé dans l'église Saint-Germain.


La Grande Paroisse, Pincevent - 1957

Le site de Pincevent se situe en fond de vallée de la Seine, sur la basse terrasse. En 1956, lors de travaux dans une carrière, de nombreuses sépultures ont été mises au jour, correspondant à une nécropole de l'Âge du Fer et une autre du Bas Empire. Une grande partie des sépultures découvertes ont été détruites lors des travaux d'extraction et une grande partie du mobilier dispersée.

En 1957, la fouille de la nécropole antique a mise au jour une vingtaine de sépultures dans des fosses rectangulaires et orientées est-ouest. Certaines sépultures présentaient des aménagements en pierre. Les défunts reposaient en décubitus, les mains au niveau du bassin.

Le mobilier recueilli dans les sépultures est peu abondant. Les monnaies de bronze (Valentinien II ou III) et la céramique ont permis de dater cette nécropole du Bas Empire. Cependant, la présence de scramasaxes dans plusieurs sépultures laisse penser qu'elle aurait pu perdurer jusqu'à l'époque mérovingienne.


Larchant, Rue des Sablons - 1896

La première découverte, en 1881, a lieu lors de travaux dans la cave d'une maison avec la mise au jour de "plusieurs squelettes". En 1896, des travaux dans une maison voisine ont permis de dégager d'autres sépultures, l'une d'elles contenant aux pieds du défunt un bol d'Argonne Chenet 320 décoré à la molette et attribuable au IVe siècle.


Larchant, Bonnevault - 1887

Le hameau de Bonnevault se situe au sud du village de Larchant, au pied du plateau, dans une cuvette forestière bordée au nord-est par un vaste marais.

À la fin du XIXe siècle, des terrassiers auraient mis au jour plusieurs sarcophages en plâtre, certains contenant deux individus, de nombreux ossements et squelettes complets.

Parmi le mobilier recueilli, on compte notamment deux scramasaxes et un poignard en fer.


La Tombe, La Cour des Lions - 1997085

Le site de La Tombe se situe sur la rive gauche de la Seine, sur une terrasse ancienne surplombant la rivière. L'ouverture de deux carrières a donné lieu à trois fouilles de 1992 à 1997. Des occupations s'étalant du Néolithique Ancien au haut Moyen Âge ont été identifiées ainsi que trois groupes de sépultures.

Le premier groupe situé au nord-ouest comprend dix sépultures (réparties sur 450 m²), certaines présentant des traces de coffrages en plâtre ou en bois. Une sépulture était double, plusieurs contenaient des réductions. Cette nécropole est datée de l'époque mérovingienne.

Le second groupe, situé au sud du précédent, comprenait quinze sépultures (réparties sur 200 m²), sans contenant apparent, dans des fosses anthropomorphes à calage céphalique. Ces caractéristiques correspondent à la période carolingienne.

Enfin, le troisième groupe, situé à l'est du second, présentait un ensemble de 54 sépultures (réparties sur 250 m²), elles étaient orientées est-ouest, organisées selon des alignements nord-sud. Des analyses de carbone 14, menées sur trois individus, ont permis de dater le groupe du VIIIe au IXe siècle.

Ces trois ensembles funéraires alto-médiévaux se situent à une dizaine de mètres du site du Levant des Gours des Lions, en limite communale de Marolles-sur-Seine où en 1965, ont été découverts un sanctuaire et trois inhumations antiques.


Lieusaint, La Normandie, Ferme de Servigny - 2001

En 2001, une sépulture dispersée a été découverte dans un fossé d'axe nord-sud, parallèle à plusieurs fossés ayant livré du mobilier antique et alto-médiéval.


Lieusaint, Les Perpignans - 2007

Un diagnostic réalisé en 2007 a mis au jour une occupation et des structures funéraires allant du Ier au Xe siècle. Sept sépultures ont été fouillées dont cinq correspondent à des immatures. Le seul élément mobilier retrouvé en dépôt est une perle en verre près du coude d'un des immatures. Elle est datée de l'époque mérovingienne.Il est à noter que cette découverte a eu lieu dans un secteur très documenté archéologiquement mais où les ensembles funéraires connus sont encore rares à ce jour.


Marolles-sur-Seine, Les Gours aux Lions - 1930

Situé sur la rive gauche de la Seine, sur une terrasse ancienne surplombant la rivière, le site du Levant des Gours des Lions a mis au jour, outre des nécropoles protohistoriques, un sanctuaire antique associé à trois inhumations en 1965.

On peut noter, grâce à des fouilles réalisées à la fin des années 1990, la présence d'un habitat ainsi qu'un groupe de trois nécropoles datés du haut Moyen Âge sur la commune de La Tombe (La Cour des Lions), à une distance d'une dizaine de mètres.


Marolles-sur-Seine, Les Taupes - 1993

Le site a été découvert fortuitement sur un terrain agricole. Y. Robert a effectué en 1965 une fouille presque exhaustive de la nécropole ayant permis la mise au jour de 93 sépultures.

En 1994, J.-M. Séguier a par la suite dirigé des fouilles au sud de l'opération précédente au cours desquelles une sépulture, possiblement liée au site déjà découvert, a pu être mise en évidence, ainsi qu'une sépulture dispersée alto-médiévale.

L'ensemble des sépultures est orienté est-ouest à l'exception de la sépulture 48 de la fouille de 1965 et de l'inhumation mise au jour en 1994, toutes deux orientées nord-sud.Les creusements sont rectangulaires et des recoupements entre sépultures ont pu être mis en évidence.Des regroupements semblent apparaître en observant le plan des structures.

La presque totalité des corps a été inhumée en cercueil dont la présence est attestée par des clous dont certains présentaient des traces ligneuses. Cinq sarcophages en plâtre ont également été fouillés, attribués à la phase d'utilisation la plus récente de la nécropole ; ils correspondent à deux sarcophages d'immatures et trois d'adultes.

Par ailleurs, Y. Robert a observé des traces de pillage dans les sépultures. Ces dernières ont souffert d'un mauvais état de conservation. L'ensemble des défunts se présente en décubitus, à l'exception des sépultures 8 et 66 (les corps reposant en décubitus latéral). Une certaine variété dans la disposition des membres supérieurs a été observée.

Le mobilier issu de la fouille est peu abondant, probablement du fait de pillages anciens. On peut noter toutefois la présence de 19 paires de chaussures (pas nécessairement en position fonctionnelle) et le dépôt d'une mandibule de cheval dans la sépulture 61.

La nécropole est datée du IVe au VIIe siècle.


Marolles-sur-Seine, La Croix de la Mission - 1997

Le site est localisé sur une basse terrasse de la vallée de la Seine. Lors de la fouille d'une sablière au lieu-dit La Croix de la Mission, un habitat du haut Moyen Âge a été découvert, constitué de fonds de cabane et de fosses. À une distance de 20 m, se trouvait une sépulture dispersée comportant des traces ligneuses supposant la présence d'un cercueil ou un coffrage de bois. L'inhumation peut être datée entre le VIe et le Xe siècle.


Marolles-sur-Seine, Le Grand Canton - 1998

Un diagnostic a eu lieu en 1998, au lieu-dit Le Grand Canton, situé sur un bras mort de l'Yonne, au sud de la Seine. Il a permis de révéler un important habitat des IXe-XIe siècles ainsi que cinq sépultures.


Meaux, La Grosse Pierre - 1879

Cette nécropole est localisée à la sortie est de la ville antique, au nord du decumanus maximus, sur la rive droite de la Marne. Les premières découvertes remontent à 1848, lors de travaux d'extraction de sable et de pierre, aboutissant à des observations ponctuelles.

Plusieurs fouilles ont permis de mieux cerner la nécropole antique, menées entre 1855 et 1863 par M. Lefèvre et entre 1878 et 1879 par C. Le Beuf. Un abondant matériel a été récolté, amenant à dater la nécropole de l'Antiquité tardive.


Meaux, rue de Nanteuil - 1936

En mai 1860, lors de travaux dans une propriété privée, des sarcophages en pierre ont été découverts. Il s'agit de cuves trapézoïdales avec des couvercles en bâtière, dépourvus d'inscription et de décor. En 1936, au 9 rue de Nanteuil, a été mis au jour un sarcophage de petites dimensions, trapézoïdal,

en calcaire tendre, probablement d'origine tardo-antique. La présence d'un couvercle probablement mérovingien (en bâtière et décor de stries à obliquité alternée) évoque un remploi durant le haut Moyen Âge.


Meaux, Saint-Faron - 1887

Deux fouilles ont été menées en 1866 et 1887 dans le cloître de l'église abbatiale Saint-Faron (reconstruite aux XIIe-XIIIe siècles) située à l'emplacement de l'ancienne église Sainte-Croix (fondée au VIe siècle).

Plusieurs sarcophages, en pierre et en plâtre moulé, ont été mis au jour et à un niveau supérieur, deux sépultures maçonnées médiévales. Les fondations de l'église Sainte-Croix ont également été reconnues.


Meaux, 45-47 rue Cornillon - 2011

Un diagnostic effectué rue Cornillon a permis de mettre au jour 31 sépultures appartenant probablement à une nécropole plus vaste située dans le quartier du marché s'ajoutant aux multiples découvertes faites depuis le XIXe siècle. Trois sépultures ont été fouillées ne livrant aucun mobilier. Des datations effectuées au carbone 14 ont permis de dater le site du Bas Empire, du début du IIe au milieu du IVe siècle.


Meaux, Quai Sadi Carnot - 2011

Le diagnostic effectué quai Sadi Carnot à Meaux a révélé la présence d'une sépulture très perturbée et dénuée de mobilier. Le site étant localisé dans le quartier du marché, lequel a livré de nombreuses découvertes archéologiques depuis le XIXe siècle laissant supposer l'existence d'une importante nécropole dans le secteur. La datation au carbone 14 de restes osseux amène à proposer une datation comprise entre 380 et 540 ap. J.-C.


Meaux, Rue Saint-Fiacre - 2011

Le diagnostic effectué rue Saint Fiacre à Meaux a révélé la présence d'une sépulture très perturbée et dénué de mobilier. Le site étant localisé dans le quartier du marché, lequel a livré de nombreuses découvertes archéologiques depuis le XIXe siècle laissant supposer l'existence d'une importante nécropole dans le secteur. La datation au carbone 14 de restes osseux amène à proposer une datation comprise entre 130 et 350 ap. J.-C.


Melun, Rue Lucien Gaulard - 1989

Lors de travaux, un sarcophage trapézoïdal a été découvert. Il était gravé de stries en arêtes de poisson. Il contenait les restes de deux individus, le matériel semblait avoir été pillé, en dehors d'une applique de ceinture scutiforme. Par la suite un sondage a été effectué: des fragments de sarcophages et d'autres restes osseux ont été trouvés.


Melun, Quai Hyppolyte Rossignol - 1981

Un habitat antique, ainsi que plusieurs inhumations ont été mis au jour par les membres du GRAM en 1981.nLes destructions menées lors des travaux d'aménagements ont réduit considérablement la qualité et la quantité des observations faites sur place par les archéologues.

Un sarcophage en calcaire tendre et quatre inhumations ont été observés. Il faut par ailleurs noter la présence de sépultures détruites lors de la construction de la cité administrative voisine en 1965.

Les sépultures ont été creusées dans le sable des berges de Seine ; la profondeur moyenne conservée des est de 1,50 m. L'ensemble de ces structures est orienté est/ouest. On observe une distance de quelques mètres entre les sépultures. Une stèle (ou un couvercle en pierre) est suspectée pour le sarcophage. Celui-ci est en pierre tendre. Il a été très endommagé par les travaux ayant abouti à sa mise au jour. Son plan est trapézoïdal. Ses dimensions sont les suivantes : profondeur : 0,22 m, épaisseur 0,10 à 0,11m pour les parois, 0,15 à 0,18 m pour le fond.

Aucune étude de ce type n'a été menée, il semble cependant que trois des squelettes sont ceux d'immatures et les deux autres d'adultes. Aucun mobilier n'a été découvert sur ce site.


Melun, Rue Jean Jaurès - 1989

Les fouilles rue Jean Jaurès ont été effectuées préalablement à un projet d'aménagement ; suite à la découverte de sépultures, les travaux ont été stoppés et une opération de sauvetage archéologique entreprise. Le site s'inscrit dans une nécropole plus vaste, repérée en 1847 et dont l'emprise exacte n'est pas connue précisément ; elle est cernée au nord par l'agglomération et comprend aussi le site de la brasserie Grüber.

Deux groupes, distincts chronologiquement, semblent coexister : un premier qui remonterait au Ier siècle avec l'installation des premières sépultures et d'un fossé dans un paléosol piétiné et anthropisé, et un second groupe constitué de sépultures creusées dans des niveaux apportés et remontant aux IVe et Ve siècles. Il faut noter la présence sur la parcelle de sépultures remontant à la fin du Moyen Âge. On notera la présence d'une sépulture (s.15) dans le fossé mentionné supra.

Les fosses sont de forme rectangulaire, à l'exception des sépultures 9, 12/12 bis et 22 qui sont de forme trapézoïdale. Elles présentent un fond plat et des bords droits. Toutes ces structures suivent une orientation est/ouest. Plusieurs types de sépultures ont pu être mis en évidence : celle à coffrage de pierres (s. 6), les sépultures maçonnées (s. 6, 9 et 14), les cercueils (s. 10, 15, 16, 19, 21, 22 et 24) et les sarcophages en plâtre (s.12/12bis)

Les sépultures de la seconde phase, moins profondément enfouies, ont souffert du décapage ; celles du premier groupe sont en revanche en bon état.

Les squelettes reposent en décubitus, la position des mains est variable : 2 corps ont le bras droit sur le bassin, deux les mains sur le coxal et une les mains sur les cuisses. On notera l'absence de squelette dans la sépulture 9.Aucune étude anthropologique n'a été menée. Les auteurs indiquent cependant que 14 corps correspondent à des adultes, 6 à des immatures (dont 4 périnatals) et 3 sont d'âge indéterminé.

L'essentiel du mobilier provenant de cette opération est issu des niveaux de décapage. On notera cependant la présence d'un pot du début de la période antique provenant de la sépulture 15 et d'un coquemar attribuable à la fin du IVe siècle dans la sépulture 10.


Melun, Brasserie Grüber - 1992

Divers travaux ont eu lieu depuis le XIXe siècle autour de l'ancienne brasserie Grüber. De 1865 à 1937, de nombreux sarcophages, au moins une dizaine ont été découverts et sans doute ouverts pour prélever les objets comme plaque-boucles et petits vases funéraires.

En 1990 et 1992, a eu lieu une fouille à l'emplacement de la brasserie qui a permis de fouiller 270 sépultures des VIe et VIIème siècle. Plus tard rue Jean Jaurès 24 sépultures du IVe siècle ont été mises au jour, avec un certain nombre de cercueils en bois.

Informations générales (Complément notice oct 2015) :

Les fouilles effectuées en 1990 et 1992 à proximité (notamment de l'autre côté de l'avenue J.Jaurès) ont mis au jour des sépultures pouvant appartenir au même ensemble funéraire. La proximité de l'avenue Jean Jaurès, qui semble correspondre à un axe antique, est à noter.

Aucune organisation interne du site n'a été perçue, si ce n'est de possibles petits regroupements de sépultures. Par ailleurs, les nombreux recoupements de sépultures peuvent indiquer l'absence de marqueurs de surface. Les opérations de 1990 et 1992 mettent par ailleurs en avant des traces de pillage sur plusieurs dizaines de sépultures.

Morphologie des sépultures :

Les creusements sont d'aspect divers en plan : rectangulaires, trapézoïdaux ou ovales. La majorité des sépultures sont orientées est-ouest ; quelques-unes sont cependant axées nord-sud.

Plusieurs types d'inhumations ont été perçus : en pleine-terre (27 occurrences), avec ou sans contenant souple (au moins un cas), en cercueil (6 cas), ou en fosses dont le creusement est enduit de plâtre (3 cas minimum). Des coussins céphaliques (au moins 4) ont de plus été mis au jour dans plusieurs sépultures en pleine-terre. Des fragments de plâtre réutilisés en élément de coffrage ont semble-t-il aussi été observés. Plusieurs réductions de corps (au moins 4) ont par ailleurs été renseignées, sans que l'on sache si ce geste est d'ordre rituel ou pratique.

Les auteurs de la fouille ont souligné l'absence de mobilier dans les sépultures.

A 50 m au nord-ouest , une opération récente, en 2017 dans le parc de l'ancienne brasserie Gruber a permis de mettre au jour une occupation domestique antique et cent-vint-trois sépultures alto-médiévales, venant compléter les découvertes des années 90, concernant la nécropole voisine, datée des VIe et VIIe siècles. Les sépultures sont organisées en rangées, les pratiques funéraires observées sont homogènes, les défunts étant inhumés habillés dans des coffrages ou bois ou des contenants en plâtre. La qualité du mobilier retrouvé - éléments de parure en métal avec des éclats de verre et des grenats montés ou cloisonnés - explique l'importance du pillage constaté dans la grande majorité des sépultures. Les vestiges osseux sont de ce fait inégalement conservés mais ils permettent néanmoins d'observer l'absence de discrimination d'âge ou de sexe dans le recrutement de la nécropole.

Ces découvertes confirment l'importance de ce site funéraire par son ancienneté en rapport avec une occupation antique et sa pérennité, depuis le Bas Empire jusqu'au premier Moyen Age. Elle est représentée essentiellement par la partie ouest d'un grand bâtiment rectangulaire épierré, d'un chemin qui y est accolé, et de trois puits. Ces vestiges seraient à mettre en relation avec une voie antique traversant Melun, sous l'actuelle avenue du Général Leclerc.


Melun, Nécropole Saint-Liesne - 1977

A l'emplacement de l'ancienne église Saint-Liesne, trois sarcophages ont été trouvés en 1961, puis ruedu Lavoir Saint Liesne, dix autres ont livré des armes et des plaque-boucles damasquinées. Fin 1977,le GRAM. a pu fouiller les fondations de l'ancienne église (construite au XI e en remplacement d'une précédente attestée à l'époque carolingienne). Soixante sépultures en sarcophages de pierre, de plâtre et sans contenant apparent avec un entourage de pierres plates ont été datées des VIe et VIIe siècle.


Melun, Rue Saint-Jacques - 1993

A plusieurs reprises lors de travaux sur la rue du Chandé, devenue rue Saint-Jacques, des sarcophages en pierre ou en plâtre ont été découverts. En 1993, deux sarcophages (non en place) ont été trouvés non loin de l'église Saint-Aspais rue des cloches. Ils pourraient provenir de ce cimetière de la rue Saint-Jacques.


Melun, Clocher Saint-Barthélémy - 1997

Dans l'environnement de l'église Saint-Barthélémy, des sarcophages ont été mis au jour : plusieurs d'entre eux ont été soit réemployés à la fin du Moyen Age soit déplacés. Les seuls encore en place ont été retrouvés à proximité immédiate du clocher Saint-Barthélémy sous la voirie de la place de la Préfecture.


Mitry-Mory, Église Saint-Martin - 1977

La commune de Mitry-Mory est située sur le plateau du Pays de France ; son territoire est traversé par une voie probablement antique qui menait de Saint-Denis à Meaux.

Une nécropole du haut Moyen Âge est connue depuis 1876 grâce à la découverte de sarcophages de plâtre lors de la restauration du clocher. Par la suite, de nouveaux sarcophages de plâtre et des ossements en remblai sont mis au jour à l'extérieur, aux abords des contreforts sud-ouest et ouest.

À l'intérieur, des éléments architecturaux ont été dégagés et qui attestent l'existence d'une église antérieure mais dont l'origine et le plan n'ont pu être établis. Enfin, à l'extérieur, le long de la nef latérale sud, des sépultures carolingiennes maçonnées sont exhumées, certaines contenant des monnaies dont l'une est datée de 814.


Moisenay, Petit Moisenay - 1895

Moisenay se situe sur la rive droite du ru d'Ancoeuil (ou Ancoeur) et sur le plateau environnant. Au hameau du Petit-Moisenay, au XIXe siècle, deux sarcophages ont été découverts à quelques années d'intervalle, à 200 m du chemin menant au Moulin de la Roue.


Montereau-Fault-Yonne, Prieuré Saint-Martin - 1985

Le prieuré Saint-Martin se situe sur la rive nord de la Seine. Il pourrait avoir été fondé en 908 par l'abbaye bénédictine Saint-Lomer de Blois.

À l'occasion de la réfection du sol de la nef en 1985, 45 sépultures recoupant des murs plus anciens ont été mises au jour, dont une dizaine de sarcophages en pierre. L'ensemble s'échelonne de l'époque mérovingienne au XVIe siècle.

D'autre part, de nombreux fragments de sarcophages ont été utilisés en réemploi dans les murs du chevet, ils correspondent à trois types (selon G.-R. Delahaye) : type bourguigno-champenois (VII-début VIIIe siècles), type nivernais (VIe-VIIe siècles) et type d'Avallon (VIe siècle).


Montereau-Fault-Yonne, Le Cimetière - 1969

Montereau-Fault-Yonne se situe dans la vallée de la Seine. Sa localisation à la confluence de la Seine et de l'Yonne en fait un lieu privilégié de franchissement. Dès l'époque antique, une occupation est attestée sur la rive droite de la Seine, dans la zone du cimetière actuel. Au VIe siècle, un monastère est fondé parle moine Séverin à l'emplacement d'un temple dédié à Mercure et donnant naissance au faubourg Saint-Maurice sur la rive sud de la Seine. Par la suite, l'occupation se développe également sur la rive nord,avec le faubourg Saint-Nicolas et le prieuré Saint-Martin.

Dans le cimetière actuel, dans les années 1950, un sarcophage de pierre trapézoïdal sans décor a été découvert fortuitement par un fossoyeur. Un fragment du couvercle à décor de bandes de stries à obliquité alternée permet d'envisager une datation des VIe-VIIe siècles selon G.-R. Delahaye. D'autre part, en 1968, dans le haut du cimetière, plusieurs sarcophages de pierre tendre, dont un groupe de cinq disposés en étoile (tête vers le centre) ont été découverts.


Montereau-Fault-Yonne, Rue du Bateau - 1903

En 1903, une découverte fortuite a été faite près de la tuilerie du Ru-du-Bateau, le long du chemin de la Grande-Paroisse. Il s'agit de "plusieurs squelettes, la tête (...) regardant vers l'est (...) un cercueil en plâtre et une bague en bronze (...) furent les seuls vestiges mentionnés". Leur datation est incertaine.


Montereau-sur-le-Jard, Ferme Courceaux - 1949

La commune se situe sur le plateau de la Brie ; son territoire est traversé au sud par une voie antique reliant Melun à Lagny-sur-Marne.

Au lieu-dit les Courceaux, lors de l'aménagement du terrain d'aviation de Villaroche en 1948, deux groupes de sépultures sans contenant apparent (un groupe de dix et un groupe de vingt) ont été découverts. La société archéologique de Chelles attribue au moins huit sépultures aux IIIe-IVe siècles mais une partie du mobilier semble néanmoins antérieur au IIIe siècle. Un mur ceignant la nécropole a également été mis en évidence.


Montévrain, La Charbonnière - 2000

La commune se situe sur le rebord du plateau dominant la vallée de la Marne. Elle est traversée par une voie romaine menant de Paris à Meaux.

Lors de l'aménagement de la ZAC Val d'Europe en 1993, au lieu-dit Les 22 Arpents (La Charbonnière ouest), des diagnostics ont mis en évidence une occupation gallo-romaine des Ier-IVe siècles et un habitat carolingien. Aux abords d'une mare, deux groupes de trois sépultures orientées est-ouest ont été fouillées et datées des VIIIe-IXe siècles.


Montigny-Lencoup, La Justice - 1895

La commune se situe au fond de la vallée creusée par le ru de Sucy ou d'Egligny qui entaille un plateau boisé. En 1869, des fouilles ont mis au jour une nécropole gauloise, puis en 1894, 43 nouvelles sépultures sont dégagées dont une dizaine situées plus au nord correspondant à une nécropole mérovingienne.

Ces sépultures contenaient les vestiges osseux de vingt individus. Huit sépultures orientées est-ouest étaient dépourvues de mobilier, les deux autres, orientées nord-sud ont livré un mobilier riche, notamment en armement. Sept autres sépultures de guerriers ont été mises au jour à proximité.

L'abondant mobilier a été daté des VIe-VIIe siècles par G.-R. Delahaye.


Moret-sur-Loing, Rue des Cantèces - 1968

Moret-sur-Loing se situe sur la rive droite du Loing, près de sa confluence avec la Seine. Elle est traversée par une voie antique reliant Paris à Sens.

Une sépulture a été découverte fortuitement lors de la construction d'un pavillon en 1968. La fosse sans contenant apparent contenait le squelette d'un individu orienté est-ouest et un dépôt de trois céramiques à ses pieds (un bol tripode, une cruche et un vase pansu) permettant de la dater de la fin IIIe ou début IVe siècle. Aucune étude anthropologique n'a été entreprise. Le remblai a livré une vingtaine de clous de tailles diverses.


Moussy-le-Vieux, Église Saint-Martin - 1987

La commune se situe sur la rive droite du vallon de la Biberonne. En 1987, lors de travaux sur la place de l'église Saint-Martin, un sarcophage trapézoïdal en plâtre a été découvert, orienté est-ouest. Le fond de la cuve présentait une perforation centrale.


Nemours, La Maladrerie - 1873

La commune est située sur la rive gauche de la vallée du Loing. Des découvertes anciennes mentionnent des sarcophages de pierre monolithe contenant des boucles en bronze et une sépulture mérovingienne contenant "deux épées ou glaives de fer à deux tranchants" fouillée en 1873.


Ocquerre, Église Saint-Étienne - 1898

Ocquerre est située sur la rive gauche de l'Ourcq, à sa confluence avec le ru de Chaton. Lors de la reconstruction de la nef de l'église, "plusieurs sarcophages ou cercueils en pierre tendre, creusés en forme d'auges" ont été découverts. Le mobilier mentionné (monnaies, fibules, croix en bronze, agrafes,…) confirme une datation de l'époque mérovingienne.

Un des sarcophages comprenait un panneau décoré d'une croix pattée fleuronnée inscrite dans un cercle chargé de perles. Un fragment de couvercle présentait en décor une grande croix pattée joignant les bords.


Ocquerre, Marnoue-les-Moines - 1960

Des sarcophages auraient été découverts au nord du village, dans les marais de Marnoue. En 1960, lors de la construction d'une maison, un sarcophage a été exhumé au lieu-dit Marnoue-les-Moines.


Paley, Cour de la Mairie - 1955

Paley se situe sur la rive gauche du Lunain, son territoire s'étendant sur le plateau. Il se situe au carrefour de voies anciennes.

En 1955, lors de travaux dans la cour de la mairie, un sarcophage a été découvert,scellé par un couvercle "en dos d'âne". Il contenait des restes osseux. En 1956, d'autres travaux mirent au jour trois concentrations d'ossements et des fragments de "cimentrose".


Paley, Le Climat des Dadées - 1973127

Le lieu-dit du Climat des Dadées est situé au nord-ouest du village. Une importante nécropole du Bas

Empire et mérovingienne est mentionnée dès le XVIIe siècle. De multiples découvertes ont été faites sur ce site et bien documentées à partir de 1856. Les fouilles anciennes ont mises au jour environ 37 sarcophages en pierre orientés tête à l'ouest et plusieurs sépultures sans contenant apparent organisées en rangées. Parmi les sarcophages de pierre, plusieurs présentent des décors : décor en damier sur le panneau de tête (type parisien), décor sur les panneaux latéraux de trois bandes de stries à obliquité alternée (type bourguigno-champenois) et décor sur le panneau de tête d'une grande croix de Malte. Un mobilier de très grande qualité et en quantité importante y était associé : céramique, verre, armement, éléments de parures (fibules en or, argent et bronze, etc.), plaques-boucles. Les datations s'échelonnent du Ve au VIIe siècle.

Entre 1970 et 1973, à l'occasion d'un projet immobilier, des fouilles ont été réalisées par le GASM. Cette opération a permis la découverte de 57 sépultures supplémentaires dont deux sarcophages et onze sépultures en coffrage de pierres, riches en mobilier. On observe une organisation des sépultures en deux rangées. Les recoupements sont rares, ce qui s'explique probablement par la présence de marqueurs de surface. Les fosses sont oblongues, orientées nord-ouest - sud-est, tête à l'ouest. Deux sépultures présentent un aménagement en pierres sèches en bordure de la fosse.

L'état de conservation des corps est médiocre à l'exception de trois individus en bon état. On compte tout de même une vingtaine d'individus et une de réduction de corps.

Un mobilier abondant, varié et de grande qualité a été mis au jour lors de la fouille : armes (scramasaxe, pointes de flèches et fer de lance), céramique (à décor à molette), monnaies (dont une perforée et transformée vraisemblablement en médaillon), éléments de parure (fibules ansées en argent doré avec grenat, fibule aviforme en argent, anneaux, boucles d'oreilles et perles) et des boucles de ceinture.

Au regard des nombreuses découvertes dans ce secteur, ce site pourrait correspondre à une nécropole de plus de 800 sépultures.


Pécy, Non localisé - 1879

Des "sépultures franques" auraient été trouvées sur le territoire de la commune, sans précision de localisation. En 1998, un fragment de plaque boucle étamée (conservée au musée de Coulommiers) a également été découvert sans localisation précise.


Poigny, Les Plachots - 1993129

La commune s'étend de part et d'autre de la vallée de la Voulzie et du Durteint et sur le plateau, l'habitat se concentrant au pied du versant oriental.

Entre 1984 et 1993, des fouilles ont été menées au lieu-dit Les Plachots, aux abords de l'ancienne église Saint-Michel qui domine le village. Elle semble avoir été bâtie à l'emplacement d'un édifice antérieur datant des VIe-VIIIe siècles. L'église, construite à partir du IXe siècle, a été agrandie vers le XIe siècle.

Une nécropole est installée à partir du VIIIe siècle au nord-ouest de l'église : 500 sépultures y ont été repérées, 284 fouillées et 125 attribuées à la période carolingienne. Elle semble organisée en rangées, composée de grandes fosses rectangulaires et profondes creusées dans la craie et orientées nord-est -sud-ouest. Au IXe siècle, une partie de la nécropole est abandonnée pour faire place à un habitat qui perdure jusqu'au Xe siècle où une partie de l'espace est de nouveau aménagée en cimetière.


Pontault-Combault, ZAC de Pontillault - 1996

La commune s'étend sur le plateau de la Brie boisée, en limite départementale avec le Val-de-Marne. En 1996, au sud de la ZAC de Pontillault, une petite nécropole carolingienne a été mise en évidence, à150 m à l'est de la chapelle Saint-Pierre-des-Liens, fouillée en 1995.

La nécropole se distribue en deux groupes de part et d'autre d'un affleurement de meulières : 17 sépultures d'un côté et 12 de l'autre. Les sépultures sans contenant apparent étaient orientées est-ouest, tête à l'ouest, certaines présentant des blocs de calage en meulières évoquant la présence de coffrage latéral de planches de bois. Les individus étaient inhumés en linceul. La population étudiée correspond à vingt adultes et neuf immatures âgés de 3 mois à 10 ans dont trois déposés simultanément dans la même fosse.

Malgré la rareté du mobilier (une boucle en fer et des pièces métalliques), la nécropole a pu être estimée entre le VIIIe et le Xe siècle. Elle a probablement été abandonnée lors de la construction de la chapelle Saint-Pierre-de-Liens et du nouveau cimetière du hameau.


Précy-sur-Marne, Les Larris - le Vieux Cimetière - début XXe siècle

La commune de Précy-sur-Marne se situe en rive droite de la vallée de la Marne.

Au lieu-dit les Larris - le Vieux Cimetière, un sarcophage aurait été exhumé au début du XXe siècle. De forme rectangulaire, aux bords arrondis, il portait des inscriptions sur la "face interne et externe". Deux poteries, l'une en terre blanche ou beige et l'autre une coupe en "terre rouge brillante" ont été trouvées à côté, permettant de proposer une datation de l'époque gallo-romaine.


Provins, Église Saint-Ayoul - 1992

Provins se situe à la confluence de la Voulzie et du Durteint. Elle est organisée en une ville haute qui se développe sur le plateau et une ville basse située en la vallée de la Voulzie.

La première mention de Provins date du IXe siècle, Charlemagne y envoyant deux missi dominici pour réprimer des abus. Néanmoins, la découverte de monnaies mérovingiennes émises à Provins et d'une nécropole aux abords de l'ancien château de comtes de Champagne prouvent l'existence d'une agglomération dès le début du haut Moyen Âge.

Plusieurs sondages dans l'église, dans et autour du choeur, ont permis de découvrir au moins deux sarcophages en plâtre et un en calcaire. L'un d'eux contenait deux individus en réduction. Des fragments de sarcophage décorés de type bourguigno-champenois permettent de les dater des VIe-VIIIe siècles.

La chapelle axiale dédiée à la Vierge semble recouvrir une chapelle plus ancienne qui était dédiée à Saint-Médard ; ce vocable permet éventuellement de la dater du VIe siècle.


Provins, Lycée Thibaut de Champagne - 1969

En 1964, la construction du lycée Thibaut de Champagne sur un terrain compris entre le collège Thibaut de Champagne et le sentier du Rubis, a mis en évidence une importante nécropole mérovingienne.

Selon J. Forgeas "toute la pointe de l'éperon de la Ville Haute, sous le collège, était constituée par des squelettes jetés pêle-mêle sur une hauteur atteignant parfois six mètres. Les premiers corps reposaient directement sur le tuf naturel". À l'extrémité ouest du chantier des sarcophages de plâtre (et des coffrages de pierres) furent également dégagés.

Les déblais du chantier ont livré un mobilier varié : plaques-boucles, perles de verre, couteau et boucles de ceinture, ainsi que des fragments de sarcophages en calcaire blanc très fin avec des décors de bandes de stries à obliquité alternée et d'autres avec des décors de lignes ondoyantes. Le mobilier est daté du VIe au VIIIe siècle et est conservé au musée de Provins.

En 1969, plusieurs sarcophages datés des VIIe-VIIIe siècles, furent découverts lors du creusement de tranchées rue du Palais, appartenant à la même nécropole.


Provins, 1 rue des Beaux-Arts - Années 1970

La réalisation d'une tranchée a permis de découvrir le panneau de pied d'un sarcophage en pierre avec son couvercle dans les années 1970.


Quincy-Voisin, Place de l'Église - 2004

La commune se situe sur le rebord du plateau de la Brie. Sur la place de l'église Saint-Denis et à une dizaine de mètres du cimetière actuel, a été découverte une nécropole mérovingienne qui a fait l'objet de deux interventions archéologiques.

En 1966, 21 sarcophages en plâtre moulés ainsi que 17 sépultures sans contenant apparent furent mis au jour. Certains fonds et couvercles plats présentaient un décor digité similaire constitué de lignes ondées de part et d'autre d'une ligne médiane. Certains sarcophages étaient vides, d'autres contenaient les restes osseux de plusieurs individus, d'autres enfin contenaient des réductions. Deux sarcophages contenaient plusieurs crânes et ossements. Le mobilier est peu abondant.

Les sépultures sans contenant apparent étaient regroupées à l'ouest des sarcophages et séparés en deux groupes. Elles ne contenaient aucun mobilier.

En 2003-2004, un diagnostic archéologique dans le prolongement de ces découvertes a mis en évidence 82 sépultures dont 73 sépultures sans contenant apparent (dont une fosse plâtrée et une avec un coffrage de pierres) et neuf sarcophages trapézoïdaux en plâtre. Les sarcophages étaient très bouleversés et seuls deux d'entre eux contenaient des vestiges osseux. Deux sarcophages présentaient des panneaux décorés datés du VIIe siècle.

Deux fossés pourraient être considérés comme une limite de l'espace d'inhumation.

Les éléments recueillis lors du diagnostic permettent d'estimer que la phase funéraire pourrait compter plus de 400 sépultures et couvrir une chronologie allant du VIe au IXe siècle. À partir du IXe siècle, une occupation domestique empiète partiellement sur l'espace funéraire.

Les problématiques développées lors du diagnostic, dont celles liées à la genèse et aux évolutions du cimetière paroissial, n'ont pu être questionnées plus avant, le diagnostic n'ayant pas donné lieu à une prescription de fouille.


Sainte-Aulde, Église Sainte-Aulde - 1993

Le village est situé au bord de la Marne, au pied d'un coteau abrupte et boisé. Deux fouilles ont eu lieu à proximité de l'église.

Dans la rue du Bourg, a été découvert en 1993 une fosse d'inhumation contenant les ossements de quatre individus : deux adultes (dont un homme), deux immatures et une quantité importante de tessons de céramiques carolingiennes.

En 1984, à une quinzaine de mètres de l'église, deux sépultures médiévales avaient été découvertes près du lavoir.


Sainte-Colombe, Chapelle du hameau du Mez-de-la-Madeleine - 1974

Le village se situe en fond de vallée de la Voulzie. Son territoire comprend une partie du hameau du Mez-de-la-Madeleine, partagé avec la commune de Poigny. Le hameau est situé sur le rebord du plateau briard.

Au sud du hameau, au chevet de la chapelle, a été trouvé un sarcophage trapézoïdal en calcaire blanc, orné sur les parois latérales de quatre bandes de stries à obliquité alternée séparées par des bandeaux réservés, chargés de points (à la manière de clous). Ce sarcophage est daté de la seconde moitié du VIe ou du début du VIIe siècle. Il est conservé au musée du Provinois.


Saint-Germain-Laxis, Les Terres Noires, Chemin de Champigny - 1992

Le village se situe sur le plateau briard. Au lieu-dit Les Terres Noires, une vaste villa gallo-romaine dont l'occupation s'étend de la fin de La Tène à l'époque flavienne, a été fouillée de 1980 à 1992. D'autres occupations plus tardives sont attestées et notamment un habitat d'époque mérovingienne qui se densifie à l'époque carolingienne.

Vingt-cinq sépultures sans contenant apparent (dont une avec coffrage) ont été fouillées, associées à cet habitat alto-médiéval : 18 sépultures dispersées dans l'habitatet 7 groupées à l'ouest de la parcelle. Les corps étaient enveloppés de linceuls.


Saint-Mammès, Église Saint-Mammès - 1985

La commune se situe à la pointe du confluent de la Seine et du Loing. À partir de 1985, aux abords sud et est de l'église Saint-Mammès, ont été mis au jour une cinquantaine de sépultures médiévales et modernes ainsi que des vestiges mobiliers attestant d'une probable occupation entre le IVe siècle et l'époque carolingienne. Dans la sépulture 16, un fragment de paroi de sarcophage en calcaire du type bourguignon est daté de la seconde moitié du VIe siècle.


Saint-Pathus, Le Chemin de l'Ormoy - XIXe siècle

La commune se situe sur le plateau céréalier du Multien. Elle est considérée comme un carrefour entre la voie antique menant de Sens à Boulogne et la voie secondaire menant à Montdidier.

Au XIXe siècle, trois sarcophages en pierre ont été découverts dans un jardin, contenant des squelettes dépourvus de mobilier. Des découvertes auraient précédé cette fouille avant 1886, au lieu-dit le chemin de l'Ormoy, décrites comme étant des "cercueils en pierre" contenant des squelettes avec "armes" et "armure", ainsi que des monnaies et des éléments de parures datés du Bas Empire.


Saint-Pathus, Les Petits Ormes - 2011

La fouille du site de Saint-Pathus a permis de mettre en évidence une occupation dès le Bronze Final ainsi qu'un important site d'habitat continu depuis le IIIe siècle jusqu'au XIIe siècle. Des sépultures dispersées dans l'habitat ont été fouillées : trois datées des IVe-Ve siècles et quatre attribuables aux VIIIe-IXe siècles.


Saint Pathus Grande rue Eglise - 2018

La grande rue est une voie antique. Des sources anciennes (1900) y signalent une nécropole gallo-romaine. Un diagnostic a eu lieu à 350m a l'ouest de l'église, permettant de dégager trois sépultures. Celles-ci ne coïncident pas vraiment avec les sites présumés des nécropoles antique et mérovingienne de la documentation ancienne. Une sépulture dans une fosse rectangulaire contenait les vestiges d'un individu complet, de sexe féminin, associés à une réduction bien regroupée au pied de la primaire. Elle a livré du mobilier (fibule, perle) daté de la période mérovingienne.

Une fouille a suivi de juin a octobre 2018, qui a mis au jour une nécropole du haut Moyen Âge, dont la limite n'a été perçue qu'à l'est. Si la faible densité de sépultures vers le nord semble indiquer que la limite de la zone sépulcrale est proche, en revanche cette dernière s'étend sans aucun doute à l'ouest. Au total, 117 sépultures et faits funéraires annexes ont été observés. Une évolution topo-chronologique de la nécropole est apparue avec au nord des sépultures complètes, souvent accompagnées de réductions contenant dans certains cas toujours le mobilier déposé lors de l'inhumation, et au sud un pillage quasi systématique des tombes.

Les études du mobilier ainsi que des données récoltées se poursuivent actuellement et permettront d'affiner nos connaissances de ce site et de son occupation. Au sud, des recherches complémentaires seront nécessaires pour déterminer l'ancienneté du tracé de la grande rue, et un lien éventuel avec l'implantation de la nécropole.


Saint-Pierre-les-Nemours, Église Saint-Pierre - Saint-Paul - 1895

La commune est située sur le plateau du Gatinay en rive gauche du Loing. Lors de travaux dans l'église Saint-Pierre - Saint-Paul, des sarcophages en calcaire, ont été retrouvés. L'un d'eux présente un décor de stries à obliquité altérnée dont le couvercle est à trois pans, avec un méplat central. Il est daté du VIIe siècle.

D'autres sarcophages auraient déjà été découverts en 1885 aux lieux-dits Pierre Coverde ou la Roche-au-Cos.


Saint-Pierre-les-Nemours, Le Colombier - 1956

Une découverte fortuite en 1956, au cours de travaux, a mise au jour des ossements mal conservés et des sépultures sans contenant apparent, ainsi que trois sarcophages à décor en bandes de stries à obliquité alternée orienté sud-ouest - nord-est. Les sépultures sans contenant apparent pourraient être médiévales.

Aucun recoupement n'a été observé. Aucun mobilier n'y était associé. Des ossements humains ont été retrouvés en dépôt dans certaines sépultures et sont conservés au musée de Nemours.


Saint-Soupplets, Église Saint-Sulpice - 1875

La commune est située sur le versant nord-est d'une butte et est traversée par deux petits cours d'eau. À la fin du XIXe siècle, des sépultures en pierre et en plâtre ont été mises au jour et dans lesquels se trouvaient "des fragments de verrerie antique".


Salins, La Butte des Tuileries - 1888

En 1888, un sarcophage en plâtre, dépourvu de couvercle et mesurant deux mètres de long, a été découvert dans un jardin au lieu-dit La Butte des Tuileries au sud-ouest de la commune. Des découvertes antérieures de sarcophages en plâtre auraient permis d'y localiser une nécropole mérovingienne.


Serris, Les Ruelles - 1997

Serris se situe aux confins de la Brie Boisée, traversée par des voies anciennes. La commune a fait l'objet, depuis les années 1990, de nombreuses opérations d'archéologie préventive dans le cadre des aménagements de l'agglomération de Marne-la-Vallée.

Le site des Ruelles a fait l'objet de différentes fouilles de 1986 à 1997 et se situe de part et d'autre du ru des Gassets et comprend également d'anciens chemins (de Bellesme et de Lagny). Les vestiges les plus anciens datent du Second Âge du Fer puis Bas Empire (IIe - IVe siècles). Néanmoins, l'essentiel des découvertes concernent l'occupation altomédiévale, comprenant sur douze hectares des habitats organisés le long des voies anciennes du chemin de Bellesme et du chemin de Lagny et des espaces funéraires. Liés à ces espaces, deux édifices ont été mis au jour pouvant correspondre à des oratoires. Cette occupation couvre une période allant de la fin du VIIe jusqu'au Xe siècle.

La nécropole connaît trois phases d'évolution et comporte 986 sépultures. La première phase du VIIe au IXe siècle, correspond à un espace enclos par un fossé à l'intérieur duquel ont été édifiés des bâtiments. Non loin de ces constructions 8 sépultures féminines en cercueil trapézoïdal ont livré du matériel exceptionnel, dont des plaques-boucles et contre-plaques damasquinées de très grande taille. La deuxième phase, au IXe siècle, voit s'étendre le cimetière au delà du fossé. Les fosses, anthropomorphes, prennent une orientation est-ouest plus précise et on observe un regroupement des sépultures d'immatures. Un bâtiment à cinq poteaux remplace une des constructions antérieures et l'habitat aristocratique disparaît.

Enfin, aux Xe et XIe siècles, la nécropole atteint son utilisation maximale et s'étend davantage vers l'ouest. On note une variété des contenants : pleine terre, cercueil et plancher de bois. La population inhumée compte 37,23 % d'immatures, 47,3 % d'hommes et 52,7 % de femmes. Au delà du XIe siècle, le cimetière semble avoir été abandonné.


Servon, L'Arpon Ferret - 1993

La commune de Servon se situe sur le plateau de Brie, traversée par la vallée du Réveillon. Le village estplacé sur la rive droite de ce vallon. La fouille du site de l'Arpent Ferret a permis de mettre en évidence,une grande villa gallo-romaine habitée du Ier au IVe siècle, réoccupée tout au long du haut Moyen Âge.

À l'est de la villa, quatorze sépultures, orientées est-ouest et dépourvues de mobilier ont été découvertes. Elles pourraient être datées du Bas Empire jusqu'à l'époque mérovingienne. Au sein de l'occupation mérovingienne, deux sépultures ont également été mises au jour.


Servon, La Petite Jarrie - 1988

En 1988, au lieu-dit La Petite Jarrie, une prospection pédestre a mis en évidence la présence d'un gisement de céramique du haut Moyen Âge, ainsi qu'un certain nombre de tessons gallo-romains. Une sépulture est également mentionnée sans plus de précision.


Servon, ZAC du Noyer aux Perdrix - 2014

Vingt sépultures en fosse individuelle ont été mises au jour en 2014. Trois ensembles ont pu être observés : le premier regroupe quinze individus immatures, le second quatre individus adultes et enfin, une sépulture isolée d'adulte dans une structure à vocation agricole en réemploi. L'étude est actuellement en cours mais il semble y avoir une organisation et un recrutement particuliers.


Souppes-sur-Loing, La Croisière - 1998

La commune s'étant sur le plateau du Gâtinais, entaillé par la vallée du Loing, elle se situe à proximité de l'antique voie romaine Orléans-Sens (RN7) où un sanctuaire gallo-romain du Bas Empire a été mis en évidence. Le site est abandonné entre le VIe et le Xe siècle, date à laquelle se rattachent différents

Ont aussi été retrouvé des bâtiments à vocation agricole et notamment une fosse de pressoir dans laquelle un immature a été inhumé. Le sanctuaire était délimité par une triple enceinte, à l'intérieur de laquelle, l'occupation alto-médiévale se développe. Elle comprenait un bâtiment de neuf poteaux datant de l'époque mérovingienne s'appuyant sur l'enceinte gallo-romaine, sans doute encore visible et divers silos, fours et structures artisanales de l'époque carolingienne.

La sépulture se trouvait dans une structure rectangulaire comprenant deux trous de poteaux et mesurant 70 cm de profondeur. Cette structure est interprétée comme étant un pressoir. L'inhumation se trouvait dans le comblement supérieur de la structure, à 15 cm de profondeur, sans qu'il soit possible d'en distinguer les limites. L'individu est un immature de 6 à 7 ans déposé sur le dos, les avant-bras repliés sur le bassin. Le mobilier retrouvé consiste en une fourche à deux dents, de la céramique et des objets métalliques, permettant de dater l'inhumation du Xe siècle.


Sourdun, Côte de la Croix de fer - 1948

La commune se situe dans le Provinois, sur le plateau. Deux sarcophages en plâtre ont été découverts lors de l'agrandissement d'une route. Ils contenaient un peu de mobilier, aujourd'hui disparu.


Touquin, Mairie - 2009

Commune de la Brie boisée, l'Yerres y prend sa source et son territoire est traversé par l'axe antique reliant Melun à Meaux.

En 1965, dans la cour de la mairie, a été retrouvé un sarcophage en calcaire de forme trapézoïdale avec un couvercle en bâtière. Il contenait le squelette d'un individu déposé avec un petit couteau en fer et un relief d'applique en bronze orné d'un visage. Ce sarcophage se superposait à une sépulture sans contenant apparent, orientée est-ouest et contenant un squelette associé à des tessons de céramiques grises des Ier et IIe siècles.

En 1996, un sondage à proximité de l'école met au jour deux fosses dont l'une contenait des ossements humains en remblai ainsi que des tessons gallo-romains et altomédiévaux.

Enfin, en 2009, la Société Archéologique de Touquin mène une surveillance de travaux sur la place de la mairie. Sept sépultures sans contenant apparent ont été découvertes, leur datation n'a pu être déterminée avec certitude, bien qu'elles se situent à proximité des découvertes précédentes.


Touquin, Église Saint-Étienne - 1895

Des travaux dans et autour de l'église Saint-Étienne en 1895 ont permis de découvrir une "vingtaine" de sépultures : des sarcophages en plâtre et pierre (seconde moitié VIe - VIIe siècle), d'autres en cercueil. Une grande quantité de sarcophages se trouvait sous le sanctuaire et dans la nef et un grand nombre de sépultures d'enfants devant le porche.


Trilport, Sud du Bourg - 1935

La commune se situe sur la rive gauche de la Marne. Plusieurs découvertes fortuites ont eu lieu entre le XIXe et le début du XXe siècle, notamment une sépulture Bas Empire, livrant trois squelettes, des vases et une monnaie de Constantin. Ces découvertes laissent penser qu'une nécropole gallo-romaine se trouverait dans le sud du bourg.


Varennes-sur-Seine, Le Cul-de-Sac - 1987

La commune se situe à l'interfluve de l'Yonne et de la Seine. Des fouilles réalisées en 1987 préalablement à l'exploitation en carrière des terrains ont permis de mettre au jour un habitat tardo-antique réoccupé à l'époque carolingienne ainsi que neuf sépultures, d'orientations diverses et dépourvues de mobilier. Elles se trouvaient sous l'habitat carolingien, cependant, leur datation n'a pu être établie avec plus de précision.


Varennes-sur-Seine, Volstin, La Queue de Volstin - 2001

De 1998 à 2001, à l'occasion de l'extension de la carrière, plusieurs opérations archéologiques ont été effectuées sur une emprise de quinze hectares, mettant au jour une occupation s'étendant du Bronze Final au haut Moyen Âge. Outre l'importante occupation de la Tène Ancienne, plusieurs occupations domestiques altomédiévales ont été reconnues.

Dans la partie ouest de l'emprise, 71 sépultures ont été mises au jour, principalement regroupées le long du chemin de la Tuilerie. Trois ont pu être datées des VIIIe-IXe siècles et paraissent ainsi antérieures d'un siècle aux occupations mises au jour.

Deux ensembles ont été distingués : un premier groupe de 35 sépultures bordant le chemin, associées à l'est, à une dizaine d'autres aménagées pour certaines dans les fossés bordiers et un deuxième groupe composé de 22 sépultures se superposant partiellement aux précédentes, à l'ouest du chemin de la Tuilerie. D'après les observations taphonomiques, la présence de coffrages dans les fosses et l'utilisation de linceuls semblent avérées. Le mobilier est rare. Le recrutement de la population inhumée témoigne d'une sous-représentation des immatures de moins de 15 ans et des périnatals et de la population masculine. 65


Vaux-le-Pénil, Parc du Château - 1983

La commune est limitrophe de Melun et se situe sur la rive droite de la Seine. Elle est traversée par la voie romaine menant d'Auxerre à Rouen en passant par Paris.

Une sépulture dans une fosse empierrée a été fouillée en 1976. Elle contenait les vestiges osseux d'un individu adulte féminin et du mobilier : une lampe à huile, une épingle en os et une monnaie de Constantin comme obole à Charon. Des fragments de sarcophage en plâtre ont été découverts à proximité.

En 1983, non loin de l'église, une dizaine de sépultures du Bas Empire furent également mises au jour. Il s'agissait de coffrages de pierre orientés est-ouest. Sept individus ont pu être identifiés : quatre adultes, un adolescent et deux immatures de moins d'un an. Elles étaient dépourvues de mobilier à l'exception de quelques tessons du Bas Empire.


Vaux-le-Pénil, Chemin de la Jument Blanche - 1967

Une découverte fortuite a donné lieu à la fouille de deux sépultures sans contenant apparent, situées à proximité de la voie antique Auxerre-Rouen. Parallèles, orientées nord-sud, l'une était vide, tandis que l'autre contenait les restes d'un individu adulte masculin, avec une monnaie de Constance II (IVe siècle) et des tessons de céramique.


Veneux-les-Sablons, Route de Bourgogne

La commune se situe au sud du confluent de la Seine et du Loing, elle est bordée par une ancienne voie antique reliant Paris à Sens dite route de Bourgogne.

Au début du XXe siècle, en bordure de la route de Bourgogne, dix-sept sépultures ont été découvertes, contenant un mobilier mérovingien : scramasaxes, boucles de ceinturon et boucles d'oreilles.


Vert-Saint-Denis, La Bichère - 1991

La commune se situe dans la Brie, au sud-est de Melun. Elle est traversée par le ru de Balory et par les voies romaines menant de Paris à Senlis et de Melun à Brie-Comte-Robert.

Quelques structures d'habitations mérovingiennes s'installent sur l'ancienne villa gallo-romaine occupée du Ier au IIIe siècle. Quatre sépultures ont été repérées : deux non loin de l'habitat et deux autres isolées. L'une d'elles a livré une boucle de ceinture en fer ovale d'époque mérovingienne.


Vert-Saint-Denis, Les Fourneaux - 1994

Le site des Fourneaux est occupé, sans discontinuer de la Tène Finale jusqu'au XIe siècle. Une intense activité métallurgique est identifiée à travers un important site d'exploitation du fer (3000 puits d'extraction recensés de la fin du VIIe au Xe siècle). Quatre sépultures sont liées à cette phase, (datées du VIIe siècle grâce à des analyse C14) et ont été retrouvées dans le fossé sud daté du Bas Empire.

Enfin aux Xe - XIe siècles, un chemin relie les mines à l'habitat, qui se regroupe alors en un village rue. Vingt-neuf sépultures sont associées à cette dernière occupation, dont certaines inhumées dans les puits d'extraction.


Vert-Saint-Denis, ZAE Jean Monnet, lot 2 - 2014

Trois sépultures en fosses individuelles ont été mises au jour. Elles sont regroupées, orientées ouest-est

et les individus reposent en decubitus. Elles sont trop arasées pour déterminer avec certitude le mode d'inhumation. Deux objets en fer indéterminés ont été retrouvés au contact des deux défunts adultes. Le dernier est un immature d'1-4 ans. Ces sépultures sont à associer à un crâne retrouvé isolé dans une structure en creux contigüe et en lien avec l'habitat alto-médiéval situé à proximité immédiate.


Villebéon, La Chapelle - 1896

La commune se situe sur le plateau du Gâtinais, traversée par la vallée aux Folles. Au XIXe siècle, lors du creusement de fondations à l'emplacement d'un ancien prieuré fondé en 1171 au hameau de la Chapelle, un sarcophage en pierre a été trouvé. De forme trapézoïdale, il comprenait un décor de stries à obliquité alternée, de même style que les sarcophages découverts à Saint-Pierre-les-Nemours l'année précédente.


Villecerf, La Petite Motte - 2005

Villecerf se situe dans la vallée de l'Orvanne, sur la rive gauche. Au lieu-dit la Petite Motte, un ensemble d'une trentaine d'objets en bronze et en fer (plaques-boucles, boucles de ceintures, fibules en bronze dont une discoïde et deux monnaies du Bas Empire) d'époque mérovingienne ont été trouvés ainsi que de nombreux ossements humains. Ils pourraient indiquer la présence d'une nécropole mérovingienne, non attestée à ce jour.


Voulangis, Ferme Saint-Martin - 1971

La commune se situe dans la vallée du Grand Morin, sur la rive gauche. Son territoire s'étend sur le plateau briard et sur les versants de la vallée.

Six sarcophages trapézoïdaux en plâtre non décorés ont été découverts. Cinq contenaient encore un squelette, reposant en décubitus, le bras droit replié sur l'abdomen. L'un d'eux comportait un coussinet de plâtre au niveau de la tête. Peu de mobilier était associé en dépôt : une perle, une boucle de ceinture en fer et un morceau de sarcophage en pierre. L'un des sarcophages semble avoir été réutilisé au moins trois fois jusqu'au XVe siècle, en effet, il contenait deux vases des XIIe - XIIIe siècles et deux autres du XVe siècle.


Vulaines-les-Provins, Les Mortes Vieilles - 1940

La commune se situe dans le Provinois. Six sarcophages auraient été exhumés avant les années 1940 par le curé de la paroisse au lieu-dit les Mortes Vieilles.