Notices pour le département de l'Essonne (91)

Sommaire


Abbéville-la-Rivière, Les Marottes - 1983

La commune se situe au sud d'Étampes, son territoire occupant les versants d'un vallon encaissé, du plateau du Hurepoix à la vallée de la Marette.

Une nécropole du Bas Empire a été mise au jour lors d'une fouille menée en 1983. La majorité des défunts reposaient dans des cercueils ou des brancards ; le mobilier (céramique, verre et monnaie) a permis de dater le site du IVe siècle.


Arpajon, rue du docteur Verdier - 1948

Arpajon se situe dans la vallée de l'Orge, son territoire s'étendant au sud vers le plateau d'Avrainville et à l'est vers le plateau de la Norville. Il est traversé par la voie antique menant de Paris à Orléans.

Une nécropole Bas Empire d'une vingtaine de sépultures a été mise en évidence le long de la voie antique en 1948 à l'occasion de la construction d'un bâtiment municipal. Les sépultures sont orientées nord-sud, à l'exception d'une seule orientée est-ouest et aucun recoupement n'est observé. Des clous retrouvés dans les sépultures pourraient signaler la présence de contenants cloués. Les dépôts de céramiques associés permettent de dater la nécropole d'une "époque tardive".

Une plaque funéraire dédicacée et trois tegulae en remploi ont été découvertes sur le corps de la sépulture orientée est-ouest (conservée au MAN).


Arpajon, Église Saint-Clément - 1995

Antérieurement à l'église Saint-Clément, un édifice plus ancien est mentionné au VIIe siècle, dédié à Saint-Germain cité dans "La vie de Saint Wandrille".

À l'occasion de divers travaux de restauration de l'église Saint-Clément, une surveillance de travaux a été réalisée en 1995. Les quatre tranchées ouvertes à l'intérieur et à l'extérieur de l'édifice ont révélé des fosses dépotoirs avec une grande quantité de mobilier médiéval et moderne. Au nord-est du chevet, ont été mis au jour des ossements humains erratiques et du mobilier moderne ainsi qu'un fond de cuve en plâtre mal conservé.


Arpajon, La Halle - 2001

Des sondages profonds, réalisés en 2001 dans le marché d'Arpajon, ont mis au jour deux fosses à inhumation dont une double dans laquelle reposaient deux jeunes adultes, l'un de sexe féminin et l'autre de sexe masculin. La décomposition en espace colmaté et leur position suggèrent une inhumation sans contenant apparent mais sans linceul des deux individus côte à côte. Ils reposent en décubitus, tête à l'ouest.

Les deux sépultures découvertes appartiennent à un espace funéraire en relation avec l'église de La Madeleine, située à moins de 50 m au nord-ouest, postérieure au IVe siècle mais antérieure à la construction de la Halle (1470 ?). En l'absence de mobilier, le mode d'inhumation et les textes de l'Abbé Lebeuf ont permis d'estimer la datation de cet espace à la période carolingienne lato sensu.


Athis-Mons, Non localisé - 1992

Athis-Mons se situe à la confluence de la Seine et de l'Orge. Deux voies antiques traverseraient (incertitude) la commune sur le trajet de l'actuelle N7 et le long de la Seine. M. de la Torre mentionne que des sarcophages mérovingiens ont été signalés, sans en préciser le nombre ni la localisation.


Auvers-Saint-Georges, Rue du Bois - 1879

La commune se situe dans la vallée de la Juine. Des sarcophages en pierre contenant des bracelets et des colliers ont été découverts en 1879 selon la Monographie communale des instituteurs (1899).


Baulne, Au dessus de Baulne - 1966

Baulne se situe en rive droite de l'Essonne et s'étend à flanc de coteau. Elle est traversée par une voie antique Melun-Étampes (actuelle RD87). Au lieu-dit "Au-dessus de Baune", de nombreuses sépultures sont découvertes de 1848 à 1966, au pied du cimetière communal. Il est mentionné "plusieurs niveaux d'inhumations sans contenant apparent ou en sarcophages de calcaire ainsi que des stèles monolithiques".

En 1938, est découvert un sarcophage au "couvercle plat", décoré de chevrons. À l'intérieur, une réduction (avec boucle de ceinture et un clou). La réduction permet d'accueillir une sépulture d'immature.


Blandy, Place communale - 1869

Une découverte fortuite par des ouvriers entre l'église Saint-Maurice et le château en 1869 met au jour dix inhumations en sarcophage de plâtre et une inhumation sans contenant apparent.

Quatre sarcophages sont alignés et aucun n'avait conservé de couvercle. Le mobilier se compose d'une épée et son fourreau déposée à droite d'un sujet associé à un couteau. Le fourreau est orné "d'incrustations en argent offrant la forme d'une croix et d'enroulements dont la partie principale ressemble à des C". La sépulture sans contenant apparent a livré une francisque. Une seconde sépulture d'immature a été mise au jour dans un sarcophage à couvercle en bâtière.

Des sarcophages en plâtre ont été découverts dans la commune, certains ornés de "croix de Malte" et un autre décoré de "croix grecques et monogrammatiques". Quelques sépultures renfermant des bronzes de Tétricus (IIIe siècle) peuvent être datées de l'époque gallo-romaine.


Boigneville, Prinvaux - 1908

La commune occupe le fond de la vallée de la Velvette (affluent de l'Essonne) et ses versants.

En 1908, deux inhumations sont découvertes fortuitement au lieu-dit "Prinvaux". La première sans contenant apparent était dépourvue de mobilier. La seconde dans un sarcophage trapézoïdal en pierre "tendre", probablement du calcaire, contenait les vestiges osseux d'un individu accompagné d'une plaque-boucle en bronze, damasquinée d'or (conservée au Musée de Pithiviers). Le couvercle brisé se trouvait à côté de la fosse, remplacé par une dalle en pierre siliceuse.

Au "Bois Saint-Val", une fouille clandestine s'organise en 1985. Sur des clichés de l'époque, apparaît une cuve imposante en calcaire et un amas d'ossements humains sur le bord de la fouille. La datation de cet ensemble n'est pas déterminable.


Bouray-sur-Juine, Église Saint-Pierre-ès-Liens - 1888

La commune occupe le versant de la rive droite de la Juine au sud de sa confluence avec l'Essonne et le plateau. Elle constitue un gué sur la Juine, la voie romaine l'empruntant de la vallée de l'Essonne à Melun.

En 1888, un sarcophage, peut-être en plâtre, est mis au jour au "dessus de l'église" lors de travaux. En 2009 une fouille a permis la découverte de sépultures, probablement carolingiennes, à l'intérieur de l'église ainsi qu'un fragment de couvercle d'un sarcophage de plâtre.


Bouray-sur-Juine, Carrière Château - 1890

Dans une nouvelle carrière ouverte en 1890 et appartenant au château de Bouray, une inhumation sans contenant apparent a été retrouvée. D'après la description, il pourrait s'agir d'une sépulture antique : elle était délimitée par des pierres brutes, avec un couvercle en pierre "en dos d'âne". Le squelette était orienté vers l'est, la tête reposant sur un calage céphalique de pierre. Le mobilier se composait d'un vase en terre rouge à goulot étroit et large panse et d'une monnaie. Le mobiler a disparu sans pouvoir être daté.


Boutigny-sur-Seine, Jarcy et Croc-Martin - 1953

La commune se situe sur la rive droite de l'Essonne, au pied des hauteurs du plateau du Gâtinais. Elle serait traversée par une voie antique d'axe sud-nord. Une importante occupation à l'époque antique est identifiée, mais aucune structure funéraire n'y semble associée. La nécropole mérovingienne a été découverte en 1920.

Entre 1950 et 1953, d'autres découvertes ont permis d'exhumer une quarantaine de sépultures dont au moins onze sarcophages en calcaire et seize en plâtre, treize sans contenant apparent.

Tous les sarcophages sont trapézoïdaux, les sarcophages en plâtre ont été coulés sur place. Un panneau de sarcophage en calcaire était orné de "deux croix et d'un palmier" et un autre dont le panneau de tête était décoré "de croix grecques et probablement un cervidé de profil".

Le mobilier se compose d'une boucle de ceinture en bronze, d'un poignard en fer, de deux épées dans leur fourreau, quelques boucles et garnitures en bronze. Hors contexte, ont été découverts une monnaie, un fragment d'anneau, un couteau, des débris de verre bleu, de la céramique, des bagues, un objet en silex et du "bois serti de métal".


Briis-sous-Forge, Environs de Briis - 1882

La commune est traversée par le ruisseau de la Prédecelle et était probablement traversée par une voie romaine. Une sépulture mérovingienne avec un petit vase en terre noire est découvert en 1882.


Brunoy, Église Saint-Médard - 1999

Brunoy est située dans une boucle de l'Yerres, en fond de vallée et sur des terrasses alluviales, limitée au sud par la forêt de Senart. Le toponyme "Brunoy" (Braunadum) est cité en 638 dans le testament de Dagobert Ier qui en fait don aux abbayes de Saint-Denis et de Sainte-Geneviève.

Autour de l'église Saint-Médard, qui s'élève à l'emplacement d'une chapelle mérovingienne, sont découvertes, entre 1856 et 1999, des sépultures à inhumation en sarcophage de plâtre et calcaire dont certaines ont été pillées. Parmi elles, un sarcophage de plâtre était orné "de dessins en reliefs" et contenait une plaque de ceinturon en bronze damasquiné d'argent.

À l'intérieur de l'église Saint-Médard, une cuve en remploi a été découverte dont les décors de stries permettent de le dater entre le VIe et le VIIe siècle. De plus, un autre sarcophage en calcaire, avec une réduction, y a été exhumé en 1999.


Buno-Bonnevaux, Chantambre - 1970

La commune occupe le fond de la vallée de l'Essonne, sur sa rive droite et les versants du vallon sec de Vautretion, qui entaille le plateau beauceron. La nécropole de Chantambre est située sur le versant sud du vallon, dans une clairière entourée de rochers qui l'entourent totalement. Un chemin ancien la délimite au nord.

La découverte de la nécropole date de 1976. Une fouille programmée a mis au jour 274 inhumations sans contenant apparent ou contenants en bois, 155 urnes funéraires, 35 incinérations et 31 dépôts secondaires de type ossuaire. Il semble que la totalité de l'espace sépulcral ait été fouillée. Les sépultures sont groupées dans un espace circulaire sablonneux dégagé à flanc de coteau. Deux axes de circulation intérieurs ont été observés et cinq secteurs ont été mis en évidence.

La datation au 14c et à celle du mobilier (sigillée et monnaies) ont permis de déterminer la période de fonctionnement de la nécropole, depuis la fin du Ier siècle au milieu du Ve siècle sans interruption.

Le secteur I, au sud, comprend un petit nombre de sépultures ; le secteur II, au centre, est le plus dense et comporte de nombreux recoupements. Il concentre la totalité des sépultures à incinérations et a livré la plus grande quantité de mobilier, datable des IIe et IIIe siècles. Le secteur III, datable des IIIe-IVe siècles, est bien distinct du précédent et ne comprend aucune incinération ; le secteur IV, plus au nord, est le plus récent, du IVe au milieu du Ve siècle et se caractérise par une densité moindre et une orientation des sépultures plus homogène ; le secteur V, entre les secteurs II, III, IV, réunit des sépultures plus éparses, ne pouvant être incorporées aux trois précédents secteurs.

Deux orientations sont principalement observées : nord-sud puis à partir du IIIe siècle, est-ouest, orientation qui devient dominante dans la phase récente de l'occupation funéraire. Si des recoupements ont pu être distingués, ils sont rares. On peut noter la présence de vingt-sept sépultures multiples, contenant les vestiges osseux de soixante-et-un individus. Un nombre important de sépultures ont été perturbées, comme en témoignent le nombre de dépôts secondaires (31 contenant 54 individus).

Les fosses sont rectangulaires, la plupart à fond plat et bords droits. Différents types de contenants ont été mis en évidence : des céramiques pour les incinérations, des contenants en bois (cercueils ou coffrages) ou des inhumations sans contenant apparent (avec ou sans linceul). Une seule sépulture à couverture de pierres a été observée.

La localisation des incinérations dans le secteur II, le plus méridional, permet d'envisager que cette pratique a coexisté pour un laps de temps assez court avec les inhumations durant le IIe siècle pour disparaître au IIIe siècle. Chantambre se distingue cependant des autres nécropoles gallo-romaines par la nette prédominance des inhumations dès le IIe siècle.

L'étude anthropologique de la population inhumée a fait l'objet d'une thèse par P. Murail en 2010 : 96 % des individus reposaient en décubitus, les bras le long du corps pour 45 % d'entre eux, une minorité avec les mains reposant sur le bassin, au niveau de l'abdomen ou sur les épaules. La majorité des individus inhumés sont des adultes ; ils ont été pour la plupart sexués (167 soit 76 % des adultes), ce qui donne un ratio déséquilibré en faveur des hommes dans le secteur le plus ancien de la nécropole, l'équilibre s'établissant pour les secteurs les plus récents.

La nécropole n'a livré aucun élément funéraire monumental ni aucune stèle. Le mobilier mis au jour témoigne d'une population modeste. Il est abondant et présente une certaine variété : pour l'essentiel de la vaisselle en verre et en terre cuite mais aussi des éléments de parure et des éléments vestimentaires, chaussures notamment, aux pieds ou en dépôt. Ce mobilier est souvent accompagné de dépôts alimentaires. Une diminution des dépôts (bijoux, dépôts alimentaires et éléments vestimentaires) est observable entre le secteur II et le secteur IV. Elle est interprétée comme le témoignage de l'évolution des pratiques funéraires du Haut au Bas Empire, qui voit peu à peu s'imposer des sépultures dépourvues de mobilier. Pour autant, l'espace sépulcral reste le même et certaines pratiques se perpétuent telle que l'inhumation en jarres des immatures..


Buno-Bonnevaux, Les Grandes Ouches - 1965

Dans une carrière au sud de Chantambre, plusieurs sépultures ont été mises au jour entre 1950 et 1965. Quatre ont été exhumées en 1965, correspondant à des inhumations sans contenant apparent contenant les vestiges osseux d'individus déposés en décubitus. Deux sépultures présentent également des aménagements partiels en pierres. La sépulture la plus au nord était signalée en surface par une pierre.

Du mobilier a été découvert en remblai constitué de tessons de céramique antique, d'un grattoir, d'une scorie et d'un fragment de tegula


Chamarande, Château - 1998

Chamarande se situe dans la vallée de la Juine, au pied du plateau du Hurepoix. Une voie antique Paris-Orléans la traverse au lieu-dit "La Loge verte".

Lors de fouilles de 1995 à 1998, dans la cour et les communs du château, une sépulture sans contenant apparent a été découverte. Il s'agirait d'un sujet masculin, reposant en décubitus dorsal, orienté nordouest- sud-est. Il présente une forte arthrose.

Le mobilier en dépôt se compose d'une fibule moulée et décorée, en alliage cuivreux. Elle comprend deux plateaux discoïdes et le sommet de son anse est orné d'un médaillon. Une ou deux chaînes en fer et alliage cuivreux faisai(en)t le tour de la cage thoracique de l'individu. Les maillons étaient en S ou en anneau et des fragments de tissus conservés ont été observés. La sépulture est datée des VIIe-VIIIe siècles.


Chilly-Mazarin, Église Saint-Étienne - 1986

La commune est implantée sur le versant nord de la vallée de l'Yvette et sur le versant du plateau d'Orly au sud. Elle se situe sur le parcours de l'aqueduc qui mène à Lutèce.

Sous le choeur de l'église Saint-Étienne, des fouilles ont eu lieu mettant au jour des vestiges antiques, notamment un édifice comprenant un hypocauste. Une occupation alto-médiévale est attestée par la découverte d'un tesson mérovingien et d'autres carolingiens et par des sépultures qui seraient liées à la présence d'un premier édifice religieux, localisé sous la nef de l'église actuelle.

D'autre part, la mise en évidence d'un mur d'axe est-ouest pourrait correspondre à un second édifice (ou à l'extension du premier) entre les IXe et XIe siècles. Une sépulture sans contenant apparent entourée de pierre et couverte d'un couvercle de bois contenait les restes osseux d'un individu associé à un "simulacre en étain d'un calice recouvert de sa patène", déposé au niveau du crâne. Il pourrait s'agir de la sépulture d'un religieux d'époque carolingienne.


Corbeil-Essonne, Cathédrale Saint-Spire - 1990

La commune, née de la fusion de Corbeil et de Essonnes en 1951, se situe dans la vallée de la Seine, non loin du confluent Seine-Essonne, limitée à l'ouest par le plateau du Hurepoix, le Gâtinais au sud et le briard au nord-est. C'est un lieu traditionnel de franchissement de la Seine et il est traversé par la voie romaine de Paris à Sens.

La cathédrale Saint-Spire est bâtie à l'emplacement de la collégiale fondée vers 950 ap. J.-C. pour abriter les reliques de Saint-Exupère à Corbeil.

En 1990, outre des indices d'occupation gallo-romaine, un sarcophage trapézoïdal en calcaire, réutilisé au moins trois fois, a été exhumé, ainsi qu'une cuve en plâtre sans couvercle, à proximité de sépultures médiévales et modernes.


Corbeil-Essonne, Église Saint-Étienne - 1897

Une découverte fortuite non loin du portail de l'église Saint-Étienne en 1897, a mis au jour deux sarcophages en plâtre qui renfermaient chacun un défunt. Aucun vestige n'a été conservé.


Corbeil-Essonne, Clos Tivoli - 1901

Plusieurs sarcophages de pierre ont été découverts fortuitement et détruits par des ouvriers. Un seul a été conservé, de forme trapézoïdale, il contenait les vestiges osseux d'une femme et un enfant.


Corbeil-Essonne, Place du marché, Hôtel-Dieu Saint-Jean-l'Hermitage - 1868

Au cours de la démolition de l'ancien Hôtel-Dieu Saint-Jean-l'Hermitage (ou Petit-Saint-Jean) en 1868, des sarcophages de plâtre renfermant des squelettes auraient été exhumés, mais n'ont pas été dénombrés ni décrits.


Corbeil-Essonne, Notre-Dame-des-Champs - 1905

Ce lieu-dit fait référence à une chapelle édifiée, au VIIe siècle, sur un temple païen associé à une source. Une nécropole gallo-romaine pourrait y avoir été implantée.

Vers 1883, des "sépultureaux mérovingiens"sont découverts. En 1902, un sarcophage en calcaire orné d'une croix et contenant les vestiges osseux d'un individu a été mis au jour. Le défunt était accompagné d'une boucle de ceinture en bronze et d'une monnaie de Tétricus. Des sarcophages de pierre présentés au musée de Corbeil pourraient compléter ces découvertes.


Corbeil-Essonne, Église Saint-Germain - 1984

Des sépultures gallo-romaines auraient été mises au jour près de l'église Saint-Germain.


Crosne, Église Notre-Dame - 1997

La commune se situe sur la rive droite de l'Yerre, en amont de sa confluence avec la Seine, sur le versant du plateau briard.

En 1997, des sondages à l'extérieur de l'église Notre-Dame ont permis de mettre au jour six sépultures sans contenant apparent. Ces inhumations contenaient les vestiges osseux de trois adultes, deux enfants et un nourrisson, reposant en décubitus, la tête à l'ouest, certains entourés d'un linceul. Une des sépulture était constituée d'une fosse anthropomorphe au fond avec un entourage de pierres meulières. Les sépultures étaient placées de part et d'autre d'une fondation en pierre, certaines la recoupant.

D'après le mobilier, peu abondant, retrouvé en remblai, cet ensemble pourrait dater de la fin de l'époque carolingienne.


Dourdan, Rue Fortin - 1869

La commune se développe de part et d'autre de la vallée de l'Orge, au pied du plateau du Hurepoix. Une voie antique Paris-Chartres traverse son territoire.

Des constructions, en 1869, mettent au jour un ensemble de treize sépultures, dont certaines auraient pu contenir des cercueils de bois, d'après les clous trouvés dans le remplissage. Elles contenaient les vestiges osseux de douze individus orientés ouest-est, certaines avec calage céphalique.

Une sépulture est décrite comme un "caveau" dont la maçonnerie semble avoir été composée de tuiles et d'éléments d'architecture en remploi. Un mobilier assez important y était associé : vaisselle en terre cuite et en verre, bucrane, petits bronzes attribuables au Bas Empire.

Des dépôts de pièces de monnaies dans la bouche de plusieurs défunts confirment la datation antique de la nécropole.


Étampes, Place du Petit Marché - XIXe siècle

Étampes se situe en fond de vallée de la Juine et sur les coteaux, à proximité de la voie romaine menant de Paris à Orléans.

Une nécropole aurait été identifiée dès le XIXe siècle avec la découverte, place du petit marché, de sarcophages du Bas Empire. Le mobilier est conservé au MAN. Des fouilles récentes ont livré d'autres sépultures du haut et du bas Moyen Âge.


Grigny, Le Cimetière - 1884

La commune se situe sur le versant occidental de la Seine, à l'extrémité du plateau du Hurepoix. En 1884, cinq sépultures en sarcophage de plâtre ont été découvertes au lieu-dit "le Cimetière".


Grigny, Lac de l'Arbalète / la Plaine Basse - 1949

La commune de Grigny est implantée à l'extrême est du plateau du Hurepoix, sur le versant occidental de la vallée de la Seine. Une grande partie de son territoire est occupée par le lac de Viry-Chatillon, dont le lac de l'Arbalète constitue une subdivision.

La nécropole mérovingienne s'étendait le long de la nationale 7 sur une basse terrasse de la Seine, noyée aujourd'hui par un lac artificiel. Elle a été fouillée lors de deux campagnes, entre 1937 et 1949, mais le site a subi des fouilles clandestines durant l'été 1939.

Soixante-dix-neuf sépultures ont été mises au jour, auxquelles s'ajoutent les dix-neuf sépultures de la fouille clandestine. La nécropole a été utilisée depuis la fin du Ve siècle jusqu'au VIIe siècle. Mais les sépultures mérovingiennes ont bouleversé des inhumations antérieures ayant livré du mobilier en os et silex, interprétées comme néolithiques lors de leur découverte par le docteur Durville. L'espace funéraire est délimité au sud et à l'ouest par deux chemins antiques ; à l'intérieur, des chemins de circulation apparaissent en négatif dans le plan établi à l'issue de la première campagne de fouille. Les sépultures sont orientées est-ouest, tête à l'ouest, sauf trois. Elles sont alignées par groupe de quatre ; il est à noter que dix-neuf sépultures présentaient des dalles de tête ou de pieds, qui pourraient avoir dépassé de la surface et servi de marqueurs.

La pratique funéraire dominante est l'inhumation sans contenant apparent, dans des fosses rectangulaires, parfois aménagées de pierres et/ou de dalles. Trois sépultures contenaient des clous, permettant d'envisager la présence d'un cercueil. Certaines devaient comporter une couverture en bois maintenue par des pierres de calage. Deux sépultures avec entourage de pierres et dalles présentaient des aménagements sous-céphaliques et cinq autres un fond recouvert de chaux. Enfin, une sépulture empierrée contenait les vestiges de trois individus. De nombreux crânes ont été observés en remblai.

Le mobilier est révélateur d'une population modeste, à l'exception de deux sépultures féminines, datées du VIe siècle, dont l'une contenait notamment une fibule ansée de type wisigothique. Il a été disposé pour partie au musée d'Étampes (perles, cabochons en verre, boucle d'oreille, épingle et plaque-boucle en bronze) et pour le mobilier issu des fouilles clandestines au musée de Guiry-en-Vexin dans le Val d'Oise (francisque en fer, collier, plaque-boucle circulaire en bronze,...). Une plaque photographique sur verre conservée au MAN présente huit objets issus de Grigny (perle en ambre, fibules aviformes, fibule ansée avec grenat, anneau et plaque-boucle).


Linas, Église Saint-Merry - 1998

Le territoire communal est accidenté, traversé du nord-ouest au sud-est par la Salmouille, et s'étend sur le plateau du Hurepoix. Linas apparait dans une charte de 936 ap. J.-C. mais pour J. Roblin, elle serait un vicus et l'église actuelle serait d'origine mérovingienne. Ce pôle habité serait né de la présence de la voie romaine de Paris à Orléans et du défrichement de la région à la période mérovingienne. L'érection de l'église remonterait au plus tard au début du VIe siècle.

Les premières découvertes funéraires remontent aux années 1850-1860, au lieu-dit "Les sablons" lors

de la construction d'une voie ferrée, à quelques dizaines de mètres au nord-est de l'église Saint-Merry.

De 1891 à 1893, la poursuite des travaux donne lieu à la découverte de nombreux sarcophages en calcaire, de sarcophages en plâtre, de coffrages en tuiles romaines et d'une incinération dans un vase en terre blanche.

Seize sarcophages en pierre ont été observés, taillés dans un calcaire tendre ou dans "un calcaire blanc, assez dur et épais" ; certains présentaient des couvercles en bâtière. Quatre étaient ornés de décors : trois présentaient des motifs de croix pattées et un motif de stries formant des losanges, sur leur panneau de tête ; un autre des lignes brisées parallèles sur ses panneaux latéraux. Plus d'une dizaine de sarcophages en plâtre, moulés sur place, orientés à l'ouest, sont signalés. Une grande partie d'entre eux ont été endommagés ou détruits par les travaux. Certains contenaient des squelettes. Quelques éléments mobiliers ont été retrouvés : des boucles en bronze, dont une fibule aviforme, un ardillon étamé ou argenté, des monnaies, dont un bronze de Claude le Gothique (IIIe siècle), de Gratien (IVe siècle) et de la céramique en faible quantité.

À partir de 1971, à l'occasion de travaux sur le parvis de l'église et au nord-est de celle-ci, puis de fouilles préventives d'une parcelle au lieu-dit "le Village", les découvertes s'amplifient et se diversifient : une quarantaine de sépultures sont mises au jour, parmi lesquelles des sépultures sans contenant apparent (probablement médiévales), une sépulture avec cercueil de bois et trois fosses parementées de pierres et de fragments de tegulae, orientées est-ouest. Parmi elles, une sépulture double d'un adulte et d'un immature dans un sarcophage en calcaire oolithique ; un sarcophage de plâtre trapézoidal, contenant les vestiges osseux de deux individus. Certains sarcophages comportent des aménagements sous-céphaliques en plâtre, d'autres de simples pierres de calage céphaliques.

Les dépôts retrouvés à l'intérieur des sépultures sont modestes : un ardillon scutiforme de plaque-boucle en bronze (datable du milieu VIe siècle) et de la sigillée (IVe siècle), plaque-boucle en fer décorée, une autre en bronze, une obole à Charon et une monnaie (fin IVe siècle). Les remblais livrent par contre un mobilier abondant : bague à châton, bossette de plaque de ceinture, plaque-boucle triangulaire en fer damasquiné d'argent avec décors en entrelacs (VIIe siècle) et un dépôt monétaire de 154 monnaies antiques. Une sépulture en fosse avec cercueil contenait une monnaie, un dépôt faunique et une fiole apode en verre, datable du Bas Empire.

Les fosses maçonnées étaient dépourvues de dépôt funéraire mais les remplissages ont livré du mobilier antique : fragments de tegulae, clous de cercueils, clous de chaussure.

Ces découvertes confirment l'implantation précoce de la nécropole dès le IIIe siècle et sa pérennité au cours de la période mérovingienne. Elles permettent aussi de reconnaitre la limite septentrionale de la nécropole.

Enfin, de 1996 à 1999, au cours de la restauration de l'église, de nouvelles sépultures d'adultes et d'immatures sont mises au jour. Pour l'Antiquité tardive, elles comprennent des inhumations sans contenant apparent, en coffrage de bois et en coffrages de tegulae. Pour la période mérovingienne, de nouveaux sarcophages de plâtre, dont l'un orné d'une croix pattée, un seul sarcophage en calcaire de Troyes et deux fosses plâtrées non datées. Ces sépultures sont associées aux fondations d'un édifice carré, en blocs de meulières disposés en épis et liés au mortier de chaux, antérieur à l'église actuelle et datable du milieu VIe au milieu VIIe siècle.

En 1998, des sondages à l'extérieur de l'église ont révélé que la nécropole se poursuivait au sud.


Longjumeau, La Croix Breton - 1965

La commune se situe en fond de vallée de l'Yvette, entre les bas plateaux d'Orly et du Hurepoix. Son territoire est traversé par la voie romaine de Paris à Orléans qui empruntait un gué sur la rivière.Au lieu-dit de la "Croix Breton", la construction d'un immeuble a permis de fouiller une cinquantaine de sépultures orientées nord-sud, inhumées sans contenant apparent, dans des cercueils ou sur des brancards en bois.

Le mobilier céramique était abondant (avec des décors à la molette, de la sigillée) associé à une fibule discoïdale, un fragment de bracelet et de très nombreuses monnaies (bronzes de Néron, de Trajan et de Faustine). La nécropole pourrait avoir été implantée dès le Haut Empire.

Auparavant quatre-vingts sépultures avaient été détruites (dont des vases contenant des restes osseux et un sarcophage en calcaire tendre).


Longjumeau, le Village, Centre Hospitalier - 1982

À quelques centaines de mètres au nord de la nécropole de la Croix Breton, au sud de l'Église Saint- Martin, à flanc de colline descendant vers l'Yvette, une nécropole antique et mérovingienne a été reconnue depuis 1932. Au total, entre 1932 et 1971, plus d'une centaine de sépultures ont été mises au jour dans un espace délimité par la rue Georges-et-Albert-Bidault au sud, rue Pasteur à l'est, rue du président François-Mitterand à l'ouest et avec la rue Léon-Renard au centre.

La grande majorité des sépultures sont orientées est-ouest et une très variété des pratiques funéraires a été observée : des coffrages de briques, des coffrages de pierres, des sarcophages en plâtre, des sarcophages en pierre, des cercueils et des pleine terre. Dans certains cas, la présence de linceuls et de calages céphaliques a pu être attestée et certaines contenaient les vestiges osseux d'individus reposant en décubitus.

Les dépôts mobiliers ne sont pas très abondants et consistent en quelques éléments de parure (un collier de soixante perles de verre de couleur et d'ambre et une boucle d'oreille en bronze), une seule épée, en couteaux, en éléments vestimentaires (plaques-boucles dont une en fer damasquinée et deux en bronze et une semelle de chaussure), en céramique (dont des sigillées d'Argonne), en vaisselle en verre, en de nombreux clous en fer et en monnaies en grande quantité.

Ces ensembles attestent une occupation de la nécropole du IVe au VIIe siècles.

Aucun travail de synthèse n'a jusqu'ici été mené pour comprendre l'évolution de cette nécropole et son articulation avec celle de la "Croix Breton" plus au sud et l'existence d'un premier édifice mérovingien au nord.


Maisse, Tramerolles - 1975

La commune occupe la terrasse alluviale sur la rive gauche de l'Essonne, au pied du plateau du Hurepoix.

En 1975, dans la vallée de Tramerolles, une sépulture sans contenant apparent contenant les restes d'un individu portant une plaque-boucle "argentée du VIIe siècle". Auparavant, en 1882, des fouilles, non localisées dans la commune, avaient mis au jour trois sarcophages en pierre et des objets en bronze (dont une petite balance) ainsi qu'une douzaine de monnaies.


Milly-la-Forêt, Cimetière de Saint-Pierre - 1864

La commune se trouve dans la vallée de l'École, à l'ouest de la forêt de Fontainebleau et à l'est du Gâtinais. Son territoire est limité à l'ouest par le chemin de Grimery qui pourrait reprendre le tracé d'un itinéraire antique.

En 1864, des sarcophages de plâtre (au moins trois) ont été découverts au cimetière de Saint-Pierre, près de l'église du même nom, incendiée en 1433 et dont la fondation remonterait au VIIe siècle. Le mobilier retrouvé comprenait des armes et des bijoux conservés à la Mairie.

Une découverte, à l'ouest du gué antique sur l'École à une époque non datée, a mis au jour un sarcophage mérovingien taillé dans un bloc de calcaire et présentant un décor de croix et palmes sur fond piqueté et de chevrons incisés.


Moigny-sur-École, Carrière - 1950

La commune se situe dans la vallée de l'École. Son territoire est limité à l'ouest par "l'ancienne voie romaine" qui pourrait reprendre le tracé d'un itinéraire antique et qui passe également par Milly-la-Forêt.

Dans une carrière, en 1950, est mentionnée la découverte de sarcophages en plâtre mérovingiens renfermant "des boucles de ceinture et des épées".


Morigny-Champigny, RN20, Saint-Phallier - 2006

La commune occupe le fond de la vallée de la Juine, au contact du plateau de Beauce, au nord d'Étampes. Elle est parcourue par la voie antique de Paris à Orléans.

En 2006, une nécropole antique a été diagnostiquée sur le territoire de Morigny-Champigny et de Brièresles-Scellés. Estimée entre 1700 et 2500 sépultures, elle comprenait des inhumations et des incinérations et son fonctionnement a été daté des Ier-IIe siècles dans sa partie ouest aux IIIe-Ve siècles dans sa partie orientale par 14c.

En 2012, une partie de la nécropole a été fouillée au lieu-dit "Saint Phallier" sur 600 m², exhumant 98 sépultures et mettant en évidence une limite fossoyée à l'ouest et une limite, non matérialisée, au sud.

La nécropole s'organise en rangées sud-nord, les recoupements sont rares, plaidant en faveur d'une signalisation des sépultures, bien qu'aucune stèle ou autre marqueur n'ait été observé. Deux groupes de sépultures sont observés, du nord au sud, séparés par une zone stérile. Les sépultures sont orientées est-ouest, tête à l'ouest. 88 % d'entre elles correspondent à une décomposition en espace vide. Elles se composent de fosses rectangulaires, dans lesquelles subsistent des vestiges de contenants en matériau périssable (clous, traces ligneuses, témoins taphonomiques), cercueils cloués rectangulaires ou trapézoïdaux (pour au moins 57 sépultures) et coffrages de bois (14). Une seule sépulture présente, en plus d'un coffrage en bois, un aménagement de tegulae.

Les défunts ont été déposés en décubitus, les bras le long du corps ou repliés sur le bassin ; vingt-cinq "habillés", quatre en linceul. Sept disposaient d'un aménagement sous-céphalique.

Quatre-vingt quatorze individus ont été recensés (dont deux immatures en remplissage). La conservation des os étant correcte, les vestiges osseux ont fait l'objet d'une étude anthropologique détaillée. Elle a permis de constater le caractère non discriminant du recrutement aussi bien du point de vue de l'âge (54 adultes et 39 immature) que du sexe (treize femmes, sept hommes sur 52 individus étudiés).

Les sépultures ne contenaient aucun dépôt funéraire, le mobilier en remblai était constitué essentiellement de céramique antique, datée entre le Ier et le IIIe siècle. Cependant, à l'ouest de l'emprise, trois des sept sépultures fouillées au diagnostic ont livré un mobilier abondant. Des datations au 14c ont donné des résultats homogènes, datant l'existence de la nécropole du IIIe au début Ve siècle.

La fouille a précisé l'extension de la nécropole et certaines de ses limites ainsi que son développement probable au nord et à l'ouest. La nécropole fouillée en 2012 semble prolonger celle qui a été mise en évidence au diagnostic, ce qui attesterait de sa pérennité depuis le Ier siècle. Il reste à définir les rapports entre la nécropole de Saint-Phallier et celle, découverte en 2011 à un kilomètre au sud, au chemin des Chèvres, qui semblent contemporaines.


Morigny-Champigny, Chemin des Chèvres - 2006

Située au sud-est de la nécropole du lieu-dit "Saint-Phallier", une nécropole comprenant cinquante-et-une sépultures (dont un sarcophage en calcaire) a été mise au jour en 2006. Outre les sépultures, une grande structure sub-rectangulaire au nord-est de la nécropole a été mise en évidence, avec un plancher potentiel.

La nécropole s'organise en rangées du nord-ouest au sud-est, les recoupements étant rares, les fosses étant orientées est-ouest. Les sépultures témoignent de plusieurs pratiques funéraires : une sépulture en sarcophage au nord-ouest, quarante-neuf en fosses rectangulaires, dans lesquelles la présence de cercueil est attestée et enfin une fosse avec empierrement latéral.

Le sarcophage a été taillé dans un calcaire fin. De forme trapézoïdale, monolithe, il conservait son couvercle en bâtière et ne présentait aucun décor. Il a été daté typologiquement des VIIe-VIIIe siècles et par sa similarité avec les sarcophages de Saint-Marcel, mais la datation au 14c des vestiges osseux de l'individu inhumé (un adulte de sexe féminin) donne une fourchette IIIe-IVe siècle. Il serait donc contemporain des autres sépultures.

Cinquante-quatre individus, dont trois en remblai, ont été comptabilisés. L'étude anthropologique détermine un recrutement non discriminant tant du point de vue de l'âge (25 adultes et 23 immatures) que du sexe (onze femmes, six hommes).

Aucun dépôt funéraire n'a été observé, le mobilier collecté dans les remblais consistant principalement en céramique.

Six datations au 14c ont été effectuées, établissant l'existence de la nécropole durant les IIIe-IVe siècles. Il semble donc qu'elle ait été contemporaine de la nécropole de Saint-Phallier. Les pratiques funérairesobservées et l'absence de dépôt funéraire appuient cette hypothèse. Dans cette éventualité, il reste à expliquer les rapports ayant pu exister entre ces deux nécropoles et à expliquer leur recrutement, émanant soit d'une même population soit deux communautés.


Ormoy-la-Rivière, Près du cimetière - 1907

La commune occupe la rive droite de la vallée de la Juine, au pied d'une butte. En 1907, des sarcophages en plâtre sont mis au jour à flanc de colline, vers la route d'Étampes à Pithiviers. La découverte d'un scramasaxe est également mentionnée à proximité.


Palaiseau, Lozère - 1973

Palaiseau se situe dans la vallée de l'Yvette, au pied des buttes témoins du plateau de Saclay. Elle apparaît au début du VIe siècle sous la forme Palatiolus et était une résidence des souverains mérovingiens. Deux découvertes funéraires ont été faites au lieu-dit "Lozère"; la première en 1891 mentionne un sarcophage à proximité de la gare et la deuxième en 1973, près du passage à niveau mentionne une sépulture sous tegulae orientée est-ouest.


Palaiseau, Église Saint-Martin - 1973

En 1973, des sondages sont réalisés dans l'église Saint-Martin mettant au jour un sarcophage en plâtre contenant un squelette sans autre mobilier.


Ris-Orangis, La roche du Gros Guillaume - 1962

La commune se situe sur le versant ouest de la Seine et son territoire s'étend du fond de la vallée au versant du plateau du Hurepoix. Elle serait parcourue par une ancienne voie romaine de Paris à Sens.

À l'occasion de l'exploitation d'une carrière, sont mises au jour trois sépultures sans contenant apparent associées à des fragments de plâtre. Une fouille a permis d'exhumer, sous ces sépultures, deux cuves en plâtre trapézoïdales dont l'une était couverte d'une dalle en pierre. L'une d'elles présentait un "trou de vidange"et ne contenait ni ossement ni mobilier.


Ris-Orangis, Le Temple - 1977

Une fouille de sauvetage organisée en 1976 met au jour une sépulture en sarcophage datée de la fin du IVe au début du Ve siècle. Le sarcophage en calcaire était composé d'une cuve rectangulaire bipartite, jointoyée au plâtre et d'un couvercle. Il ne présentait aucun décor et contenait les vestiges osseux d'un individu. Le mobilier associé au défunt se composait d'une carafe estampillée en verre bleu, d'une fiole de verre incolore, de trois perles d'ambre et d'anneaux en pâte de verre, de deux imitations en bronze deTétricus (IIIe siècle) et de plaquettes d'os gravé.


Saint-Germain-lès-Corbeils, Les Champsdolent - 1867

La commune se situe sur la rive droite de la Seine, au pied du plateau de Brie. Elle serait traversée par l'ancienne voie romaine menant de Paris à Sens. Des fouilles ont eu lieu en 1862 dans une carrière voisine du lieu-dit "Les Champdolents", mettant au jour deux sépultures sans contenant apparent ou en coffrages en bois. Elles ne contenaient que les crânes ainsi que des céramiques en dépôt (en terra rubra et terra nigra).

Des fouilles effectuées sur un terrain voisin en 1866 et 1867 ont également fait apparaître des sépultures dans des coffrages en bois, disposées parallèlement sur "plusieurs lignes concentriques".

Les défunts étaient accompagnés de dépôts constitués de céramique (certaines contenaient des restes fauniques, dont des gallinacés et un oeuf), de verreries et de vaisselle en bronze. De nombreux éléments vestimentaires et de parure ont été découverts (objets en or, en argent) dont une garniture de ceinture d'origine probablement germanique (datée du IVe siècle) et des monnaies dont une portait un monogramme du Christ.


Vert-le-Grand, La Croix Boissée - 1975

La commune se situe sur le plateau du Hurepoix, à l'ouest de la vallée de l'Essonne, elle est traversée par de nombreux rus, dont la Misery. En 1975, quatre sépultures en sarcophages de plâtre sont découvertes lors de travaux place de la Croix Boissée.


Vigneux-sur-Seine, La Magnanerie - 2012

La commune se situe sur la rive droite de la Seine, entre le plateau de Senard et les berges de la Seine, sur un ancien lit du fleuve, très inondable.

Une nécropole est connue depuis le XVIIIe siècle, à l'occasion de la découverte fortuite "des sépultureaux de pierres dures et de plâtre" signalée en 1757 par l'abbé Lebeuf et de "cercueils de plâtre" signalés par l'abbé Barranger en 1861, dans le quartier de la Magnanerie.

Près de 200 sépultures ont été mises au jour jusqu'en 2012. Un diagnostic en 1996 met en évidence 114 inhumations, réparties en deux ou trois horizons funéraires. Puis une fouille en 1998 exhume 66 nouvelles sépultures, réparties en deux ensembles, l'un à l'ouest, l'autre à l'est de l'emprise. Enfin, une opération de fouille sur la parcelle attenante en 2012 ajoute six sépultures au total de cette nécropole, qui s'étendrait sur une surface d'un hectare.

Plusieurs pratiques funéraires ont été observées : 162 inhumations sans contenant apparent, une vingtaine de sarcophages en plâtre, trois sarcophages en calcaire et trois fosses maçonnées. Deux des sarcophages de pierre présentaient des décors de croix sur les panneaux de tête. Parmi les sépultures en fosse, certaines témoignent de la présence d'un coffrage de bois, de calages céphaliques en pierre et d'autres de linceul. Toutes les sépultures sont individuelles.

Seules les sépultures issues de la fouille de 1998 ont fait l'objet d'une étude anthropologique qui conclue a un recrutement non discriminant (cinquante-six adultes, dix immatures ; dix-neuf hommes, douze femmes).

Aucun dépôt mobilier n'a été retrouvé associé aux sépultures. Une paire de force et une tige en fer ont cependant été retrouvées en remblai dans deux sépultures.

L'utilisation du cimetière a été estimée entre les VIe et XIVe siècles.


Villemoisson-sur-Orge, Non localisé

La commune se situe sur le versant oriental de la vallée de l'Orge. Il est fait mention de la présence de sarcophages mérovingiens en un lieu non localisé.


Villiers-le-Bâcle, les Fonds d'Orsigny - 1989

La commune se situe sur le plateau de Saclay, dominant la vallée de la Mérantaise (affluent de l'Yvette).

Une opération de fouille de sauvetage sur 2000 m² a mis en évidence une occupation gallo-romaine et alto-médiévale au lieu-dit "Les Fonds d'Orsigny".

Une nécropole mérovingienne constituée de trente-deux sépultures y a été mise au jour, associée à un édifice reprenant les fondations d'une construction du Bas Empire. Il est de plan rectangulaire et so naccès se fait à l'est. Les inhumations sont majoritairement situées à l'intérieur de cet édifice (vingt-six), en coffrage de pierres ou sans contenant apparent. À l'extérieur, six sépultures ont également été fouillées.

Les sépultures contenaient des individus reposant en décubitus, orientés tête à l'ouest ; l'une d'elles était double associant un adulte et un immature.

Aucune n'a livré de mobilier en dépôt. Les remblais, riches en mobilier céramique, en tegulae et imbrices ainsi qu'en monnaies de bronze, ont permis de dater la nécropole du IVe à la fin du IXe siècle.